‹ Lettres à SixtineChapitre 3 sur 7 · II

II

De ses doigts s'exhalait une odeur délicate, Comme l'assemblage exquis de fleurs sobres et rares Ou l'effluve des prés qu'un vent d'été caresse; De ses doigts s'exhalait une odeur délicate.

O pénétrante odeur dont émane un désir, Odeur moins désirable, pleine de moins d'ivresse Que celle que dérobe la robe, ô délicate Et pénétrante odeur dont émane un désir.

Aux parfums de la chair en leur loyale essence Cèdent les élixirs, toutes les quintessences: Un seul effleurement l'exalta au désir Des parfums de la chair en leur loyale essence.

O chair faite de fleurs roses, blanches et bleues, Dont la sève circule avec le sang des veines, Sa peau moite en distille la plus subtile essence, O chair faite de fleurs roses, blanches et bleues.

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