‹ Lettres à SixtineChapitre 5 sur 7 · IV

IV

Puis il parla, disant des mots longtemps pensés Où, tel qu'un faucon, l'aile alourdie par l'orage, Son âme luttait, voulant dompter l'amer pouvoir. Il parla, murmurant des mots longtemps pensés:

--«C'est l'amer pouvoir dont tu m'ensorcelles, Pliant mon vouloir à ta volonté, Qui régit les rêves de mon lourd sommeil, Et les heures brèves des brèves journées, Toutes les minutes de mes heures brèves Et l'insaisissable instant, trépassé; Amer et pourtant d'une douceur telle Que rien n'en rappelle la suavité, Car les forts anneaux de la double chaîne, Ce sont les baisers que ta bouche martèle.»

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