LETTRE CXI.
Ce que vous me mandez par votre billet d’hier ne saurait me déterminer à renoncer au principe que je me suis fait 340. Depuis le futile de La Porte 341 jusqu’au pesant Dupin 342, je ne vois rien qui ait assez de poids pour mériter que je réponde aux critiques : il me semble même que le public me venge assez, et par le mépris de celles du premier, et par l’indignation contre celles du second. Par le détail que vous me ferez à votre retour de ce que vous avez entendu des deux conseillers au parlement en question, je verrai s’il vaut la peine que je donne quelques éclaircissements sur les points qui ont paru les choquer. Je m’imagine qu’ils ne parlent que d’après le Nouvelliste ecclésiastique, dont les déclamations et les fureurs ne devraient jamais faire impression sur les bons esprits. A l’égard du plan que le petit ministre de Wurtemberg voudrait que j’eusse suivi dans un ouvrage qui porte le titre d’Esprit des Lois, répondez-lui que mon intention a été de faire mon ouvrage, et non pas le sien. Adieu.
(1751.)
Sur l’abbé de la Porte et son livre, voyez l’Introduction à l’Esprit des Lois, sup., t. III, p. XXXVIII.
C’est une erreur. Les Observationsen trois volumes parurent vers 1753. Sur les deux ouvrages de Dupin, voyez l’Introduction à l’Esprit des Lois, sup. t. III, p. XXXVIII.
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