‹ L’Idylle vénitienneChapitre 25 sur 43 · Jour Noir

Jour Noir

Le ciel, ce matin, était un store bleu pendu à l’ogive de la loggia… La bise l’a déchiré.

Goutte à goutte, maintenant, sur le perron de porphyre, la pluie pianote une sonatine.

Àchaque bouffée de vent, le bras maigre de la clématite, du haut de la terrasse, jette au canaletto une poignée de feuilles mortes.

Devant la vitre, le mercure du thermomètre se fait tout petit sous l’averse glacée, comme un enfant frileux dans son tub.

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