LIVRE XIII[112]
[Note 112: Ce livre a été composé à Rome (février-mai 1829) et à Paris (août-septembre 1830).]
Suite de l'ambassade de Rome. -- À madame Récamier. -- Dépêche à M. le comte Portalis. -- Conclaves. -- Dépêches à M. le comte Portalis. -- À madame Récamier. -- Dépêche à M. le comte Portalis. -- À madame Récamier. -- Dépêche à M. le comte Portalis. -- À madame Récamier. -- Le marquis Capponi. -- À madame Récamier. -- À M. le duc de Blacas. -- À madame Récamier. -- Dépêche à M. le comte Portalis. -- Lettre à Monseigneur le cardinal de Clermont-Tonnerre. -- Dépêche à M. le comte Portalis. -- À madame Récamier. -- Dépêche à M. le comte Portalis. -- Fête de la villa Médicis pour la grande duchesse Hélène. -- Mes relations avec la famille Bonaparte. -- Dépêche à M. le comte Portalis. -- Pie VII. -- À M. le comte Portalis. -- À madame Récamier. -- Présomption. -- Les Français à Rome. -- Promenades. -- Mon neveu Christian de Chateaubriand. -- À madame Récamier. -- Retour de Rome à Paris. -- Mes projets. -- Le roi et ses dispositions. -- M. Portalis. -- M. de Martignac. -- Départ pour Rome. -- Les Pyrénées. -- Aventures. -- Ministère Polignac. -- Ma consternation. -- Je reviens à Paris. -- Entrevue avec M. de Polignac. -- Je donne ma démission de mon ambassade de Rome.
Rome, ce 17 février 1829.
Avant de passer aux choses importantes je rappellerai quelques faits.
Au décès du souverain pontife le gouvernement des États romains tombe aux mains des trois cardinaux chefs d'ordre, diacre, prêtre et évêque, et au cardinal camerlingue. L'usage est que les ambassadeurs aillent complimenter, dans un discours, la congrégation des cardinaux réunis avant l'ouverture du conclave à Saint-Pierre.
Le corps de Sa Sainteté, exposé d'abord dans la chapelle Sixtine, fut porté vendredi dernier, 13 février, dans la chapelle du Saint-Sacrement à Saint-Pierre; il y est resté jusqu'au dimanche 15. Alors il a été placé dans le monument qu'occupaient les cendres de Pie VII et celles-ci ont été descendues dans l'église souterraine.
À MADAME RÉCAMIER.
«Rome, 17 février 1829.
«J'ai vu Léon XII exposé, le visage découvert, sur un chétif lit de parade, au milieu des chefs-d'oeuvre de Michel-Ange[113]; j'ai assisté à la première cérémonie funèbre dans l'église de Saint-Pierre. Quelques vieux cardinaux commissaires, ne pouvant plus voir, s'assurèrent de leurs doigts tremblants que le cercueil du pape était bien cloué. À la lumière des flambeaux, mêlée à la clarté de la lune, le cercueil fut enfin enlevé par une poulie et suspendu dans les ombres pour être déposé dans le sarcophage de Pie VII[114].
[Note 113: Voir, à l'Appendice, le nº 1: La Mort de Léon