CHAPITRE XLVII.
LA SUISSE ET LE SONDERBUND.
(1840-1848.)
Sentiments du roi Louis-Philippe sur la Suisse.--Leur fondement historique.--Napoléon Ier et l'acte de médiation de 1803.--Le congrès de Vienne et le pacte fédéral de 1815.--Les révolutions cantonnales de 1830.--En 1832, la révision du pacte fédéral échoue.--Ma situation personnelle envers la Suisse.--Lutte des conservateurs et des radicaux suisses.--Abolition des couvents et confiscation de leurs biens dans le canton d'Argovie.--Appel des jésuites pour l'instruction publique dans le canton de Lucerne.--Première expédition des corps francs contre Lucerne.--Hésitation et inertie de la Diète helvétique.--Notre attitude diplomatique envers la Suisse.--Seconde expédition des corps francs contre le canton de Lucerne.--Installation des jésuites à Lucerne.--Révolutions radicales dans les cantons de Vaud et de Berne.--Assassinat de M. Jacob Leu, d'Ébersol.--Formation du Sonderbund, ligue des cantons catholiques.--M. de Boislecomte, ambassadeur de France en Suisse.--Ses conversations avec M. Ochsenbein, président de la Diète.--Révolution radicale dans le canton de Genève.--Nos relations avec les cours de Vienne, de Berlin et de Pétersbourg sur les affaires de Suisse.--Mon insistance pour que nous nous entendions aussi avec l'Angleterre.--Le duc de Broglie ambassadeur à Londres.--Ses conversations avec lord Palmerston.--Négociations sur un projet de note identique et de médiation à présenter par les cinq puissances à la Diète helvétique et au Sonderbund.--La guerre civile éclate en Suisse.--M. Peel chargé d'affaires d'Angleterre en Suisse.--Défaite du Sonderbund.--Présentation tardive de la note identique des cinq puissances.--Vues des cours de Vienne et de Berlin.--Le comte de Colloredo et le général Radowitz à Paris.--Notre attitude envers eux.--Résumé de nos vues et de nos actes envers la Suisse à cette époque.