‹ Missions au Sahara, tome 2Chapitre 23 sur 35 · II - III

II - III

P. 163. — A propos du mot ar’rem, M. Basset me fait observer qu’il est d’un usage courant dans le M’zab et à Ouargla, avec le sens de ksar. Il n’y a même qu’un synonyme, le mot taourirt, qui correspond d’ailleurs à une nuance peu différente de sens (Kalaa, ksar juché sur une éminence).

P. 164. — Au sujet de Sidi Beyazid el Bistami (alias de la ville de Bezdama), M. Basset, professeur d’arabe à l’école des Lettres d’Alger, me communique les observations suivantes :

Sur Beyazid el Bistami, on trouvera des renseignements détaillés dans :

Tadhkirat u’l Awliyá (commémoration des Saints), texte persan publié par Nicholson. T. I, Londres, 1905, in-8o, p. 134-179 ;

Djami, Nefahat el Ous (notice par de Sacy, Notices et Extraits des manuscrits de la Bibliothèque du Roi, t. XII, Paris, 1831, p. 404) ;

Nicholson, an historical inquiry concerning the origine and developments of Sufism (Journal of the Royal Asiatic Society, 1906, 2e trimestre).

Beyazid a vécu au IIIe siècle de l’hégire en Orient ; il n’est jamais venu au Maghreb. Il faut noter, d’autre part, que Ibn Khaldoun ne prononce pas son nom à propos des Beni Goumi, dont il parle longuement.

Il est donc évident que les Beni Goumi, se plaçant sous l’invocation de ce saint, ont voulu se rattacher à lui par une légende inventée de toutes pièces. Et il est probable que les origines de cette légende remontent aux environs du XVIe siècle, à l’époque des prédications maraboutiques.

E. F. G.

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