‹ Molière - Œuvres complètes, Tome 1Chapitre 3 sur 6 · L'AVOCAT.

L'AVOCAT.

Monsieur, après ce que m'a dit monsieur Gorgibus de votre mérite et de votre savoir, j'ai eu la plus grande passion du monde d'avoir l'honneur de votre connoissance, et j'ai pris la liberté de vous saluer à ce dessein; je crois que vous ne le trouverez pas mauvais. Il faut avouer que ceux qui excellent en quelque science sont dignes de grande louange, et particulièrement ceux qui font profession de la médecine, tant à cause de son utilité que parce qu'elle contient en elle plusieurs autres sciences, ce qui rend sa parfaite connoissance fort difficile: et c'est fort à propos qu'Hippocrate dit dans son premier aphorisme: _Vita brevis, ars vero longa, occasio autem præceps, experimentum, judicium periculosum, difficile._

SGANARELLE, à Gorgibus.

_Ficile tantinapota baril cambustibus._