‹ Œuvres complètes, tome 4Chapitre 48 sur 88 · CHAPITRE L.

CHAPITRE L.

Trim s'enflamme.

«Il n'y a pourtant pas tant de quoi s'étonner, continua le caporal, voyant que mon oncle Tobie faisoit des réflexions mentales sur ce sujet.--L'amour, monsieur le sait mieux que moi, l'amour est comme la guerre. Un soldat ne peut-il pas échapper trois semaines de suite en montant la tranchée dans la nuit du samedi, et cependant être tué le dimanche matin?--C'est précisément ce qui m'arriva; avec la seule différence que ce fut le dimanche au soir;--l'amour me vint tout d'un coup; il tomba sur moi comme une bombe, sans me donner presque le temps de dire: Dieu me bénisse.»--

«Je ne croyois pas, Trim, dit mon oncle Tobie, que l'amour pût venir si brusquement.»--

«Mais, répliqua Trim, quand on y est déjà préparé!»--

«Je te prie, dit mon oncle Tobie, raconte-moi comment cela t'arriva.»--

«De tout mon cœur, dit le caporal faisant sa révérence.

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