‹ Physiologie de l'amour moderneChapitre 55 sur 68 · LXXX - LXXXI - LXXXII

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L'amour est une maladie, et le malade le plus sage, pour cette maladie-là comme pour les autres, est celui qui, n'ayant jamais lu un livre de médecine, ne sait pas ce qu'il a, et qui souffre sans penser, comme une bête.

La maîtresse qui nous quitte quand nous l'aimons le mieux nous épargne des mois ou des années de menues désillusions. L'homme est ingrat pour ce service, comme pour les autres.

Il y a un plaisir délicat--aurait dit La Rochefoucauld--à serrer la main du rival pour qui l'on a été trahi, quand il est trahi à son tour.

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