‹ Poésies complètes,, avec préface de Paul Verlaine et notes de l'éditeurChapitre 29 sur 31 · II

II

SONNET

Homme de constitution ordinaire, la chair n'était-elle pas un fruit pendu dans le verger, ô journées enfantes! le corps un trésor à prodiguer; ô aimer, le péril ou la force de Psyché? La terre avait des versants fertiles en princes et en artistes, et la descendance et la race nous poussaient aux crimes et aux deuils: ce monde votre fortune et votre péril. Mais à présent, le labeur comblé, toi, tes calculs, toi, tes impatiences, ne sont plus que votre danse et votre voix, non fixées et point forcées, quoique d'un double événement d'invention et de succès une liaison, en l'humanité fraternelle est discrète par l'univers sans images;--la force et le droit réfléchissent la danse et la voix à présent seulement appréciées.

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