IV
Tout cela, c'est un rêve.--Il nous faut, dans la brume De ce Paris grouillant qui bourdonne et qui fume, Traîner des jours éteints, dès leur aube ternis; Pour perspective avoir des façades blafardes, Ouïr le bruit des chars et ces plaintes criardes De l'ouragan qui bat à nos carreaux jaunis!
Voir sur le ciel de plomb courir les pâles nues, Les grêles marronniers bercer leurs cimes nues Longtemps avant le soir, derrière les toits gris, Le soleil s'enfoncer comme un vaisseau qui sombre, Et le noir crépuscule ouvrir son aile sombre, Son aile de chauve-souris...
Et jamais de rayon qui brille dans l'ondée! Dans cette vie abstraite et d'ombres inondée, Jamais de point de feu, de paillette de jour; C'est un intérieur de Rembrandt dont on voile La dalle lumineuse et la mystique étoile; C'est une nuit profonde où se perd tout contour!