‹ Poésies populaires serbesChapitre 47 sur 92 · IV - V

IV - V

O fillette, ô Miléva, assieds-toi à mon côté. Nous ne sommes point des sauvages, et nous savons où l'on embrasse: les veuves entre les yeux, et les fillettes entre les seins.

Ma compagne, soeur de mon bien-aimé, salue ton frère, et pour moi embrasse-le, demande-lui pourquoi il est fâché contre moi.-- Et après tout, de lui il me soucie peu: il y a encore assez de forêts debout[1], et de jeunes messieurs sans amoureuse. L'or trouvera bien un orfèvre, et (l'amant) qui m'est destiné m'arrivera.

[Note 1: Nésétchèn, non coupées; c'est-à-dire: où ceux qui ont besoin de bois en trouveront.]

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