XLVIII - XLIX
«O mon Miyo[1], où as-tu été cette nuit?» «--Ma chère, j'ai eu mal à la tête.» «--Ne te l'ai-je pas dit, Michel; ne bois point d'eau, n'aime pas une veuve, car toute eau donne la fièvre, (toute) veuve a le coeur chagrin; mais bois du vin, et aime une fille.»
[Note 1: Diminutif de Michel.]
Épanouis-toi, rose, sans songer à moi, garçon, j'ai pris pour femme une veuve, plus âgée que moi, où qu'elle aille, elle pleure son premier mari: «Mon premier mari, mon premier bien! avec toi que j'étais heureuse! de bonne heure je me couchais, et tard je me levais; pour m'éveiller, tu me baisais sur les yeux, (en disant:) debout, mon coeur, le soleil est levé, notre vieille mère est debout, elle a balayé la maison et apporté de l'eau[1].»
[Note 1: La même idée est traitée dans plusieurs autres pièces.]