CLV - CLVI
On ne blâme le vice et on ne loue la vertu que par intérêt.
Peu de gens sont assez sages pour aimer mieux le blâme qui leur sert que la louange qui les trahit.
Il y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent.
Le refus des louanges est un désir d'être loué deux fois.
La louange qu'on nous donne sert au moins à nous fixer dans la pratique des vertus.
L'approbation que l'on donne à l'esprit, à la beauté et à la valeur, les augmente, les perfectionne, et leur fait faire de plus grands effets qu'ils n'auraient été capables de faire d'eux-mêmes.