CCLIII - CCLIV
Nul ne mérite d'être loué de bonté s'il n'a la force, et la hardiesse, d'être méchant toute autre bonté n'est le plus souvent qu'une paresse ou une impuissance de la mauvaise volonté.
Il est bien malaisé de distinguer la bonté générale, et répandue sur tout le monde, de la grande habileté.
Il n'est pas si dangereux de faire du mal à la plupart des hommes que de leur faire trop de bien.
Pour pouvoir être toujours bon, il faut que les autres croient qu'ils ne peuvent jamais nous être impunément méchants.