‹ Rusbrock l'Admirable (œuvres choisies)Chapitre 6 sur 36 · V

V

Rusbrock avait soixante ans. Il avait vécu au milieu des hommes, comme un exemple et comme une lumière. Il avait gravi les sommets de la perfection; il était inondé des rayons de la contemplation divine. Il avait écrit magnifiquement sur la vie intérieure.

Cependant, pour se livrer plus profondément et plus pleinement à la contemplation divine, il quitta le monde avec quelques compagnons, et se dirigea vers la Vallée-Verte. Il avait vu, dans la lumière de Dieu, que, pour lui, la solitude serait désormais favorable à la contemplation.

En effet, dans la solitude, la jeunesse de son génie fut renouvelée comme celle de l’aigle. Les regards qu’il jeta sur la splendeur éternelle furent si perçants et si profonds que très peu de contemplateurs ont pu, en cette vie, les suivre où ils allaient. Les théologiens les plus élevés regardent les œuvres de Rusbrock avec admiration et vénération Que celui qui ne comprendra pas commence par croire et par se sanctifier. Qu’il dise le Credo, qu’il redresse son âme, suivant le conseil de Rusbrock. Qu’il mérite la lumière; qu’il vive en elle. Alors il comprendra, il comprendra et il verra.

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