‹ SagesseChapitre 3 sur 3 · Troisième partie

Troisième partie

Et d’ailleurs retournant au Dieu

Le Sage peut dorénavant

Il ira, calme, et passera

Même, — et pour tenir abaissé

Il reverra l’herbe des bords,

Il aimera les cieux, les champs,

Délicat et non exclusif,

Mais, revenu des passions,

L’ortie et l’herbette

Un rêve de froid :

Cette ville sombre !

C’est l’ivresse à mort,

Quelle est cette voix

La mer ! Puisse-t-elle

Tu vis sans savoir !

Cette frénésie

Vis en attendant

Voici le Malheur

« Pourtant je regrette,

La Chair et le Sang

« Aussi bien j’écoute

Ah ! plutôt, surtout,

Ah ! surtout, terrasse

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,

Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.

Midi sonne. J’ai fait arroser dans la chambre.

A vingt ans un trouble nouveau

Bien que sans patrie et sans roi

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?

Je ne vois plus rien,

Je suis un berceau

Le ciel est, par-dessus le toit,

La cloche dans le ciel qu’on voit

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,

— Qu’as-tu fait, ô toi que voilà

Mouette à l’essor mélancolique.

Ivre de soleil

Parfois si tristement elle crie

Je ne sais pourquoi

Pied, c’est du rêve que tu foules,

Cieux bruns où nagent nos desseins,

Nuit câline aux frais traversins,

L’âme du loup pleure dans cette voix

Pour faire mieux cette plainte assoupie

Et l’air a l’air d’être un soupir d’automne,

Et que mièvre dans la fièvre du demain,

Et le sein, marqué d’un double coup de poing,

Et les yeux, les pauvres yeux si beaux où point

Des arbres et des moulins

Dans ce vague d’un Dimanche

Tout à l’heure déferlait

Il semble ici qu’on vit dans l’histoire,

O civilisés que civilise

Elle a tous les dons

O ! si patiente,

Et puis sous les cieux

Des odeurs ! Des bruits vains ! Où que vague le cœur,

De près, de loin, le Sage aura sa thébaïde

La mort prend ton père et ta mère,

Mais, dit Jésus, aime, n’importe !

Et que toutes ces voix dolentes

Mais le Point, à son sens, celui qu’il faut qu’on voie

Qui l’en empêchera ? De vœux il n’en a plus

Prodigue et dédaigneux, sur tous, des choses eues,

L’or des pailles s’effondre au vol siffleur des faux

Tout halète, tout n’est qu’effort et mouvement

Travaille, vieux soleil, pour le pain et le vin,

Car sur la fleur des pains et sur la fleur des vins,

1.Saint Augustin.

2.DANTE, le Purgatoire.

Une édition

Achevé d'imprimer en France le 5 Novembre 2016.

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