‹ Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Histoire d'une âme écrite par elle-mêmeChapitre 37 sur 46 · L. A.

L. A.

68.

S. (Mayenne), Il janvier 1910.

Au mois de mai 1909, ma mère tomba très gravement malade et le médecin me dit en particulier: «Votre mère est perdue: elle est atteinte d'un ulcère à l'estomac.» J'étais désolée et ne savais à quel saint la recommander, quand une de mes amies me conseilla de faire une neuvaine à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Ma mère avait vomi plusieurs fois un sang noir et fétide; depuis 15 jours, elle ne pouvait plus digérer ni les œufs, ni le lait, et passait des nuits épouvantables.

Le premier jour de la neuvaine, je fis tremper dans l'eau une relique de la petite sainte; ma mère en but et se trouva mieux; le troisième jour elle éprouva, au moment où elle buvait l'eau, quelque chose d'anormal, comme un resserrement subit à l'estomac. _Elle était guérie_, et, pleine de joie et de confiance, elle se mit à manger du pain et de la viande, ce qu'elle n'avait pas fait depuis quatre mois.

Aujourd'hui, 11 janvier 1910, son parfait état de santé s'est très bien maintenu. Je garde, ainsi que toute ma famille, une profonde reconnaissance à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus.

M. H., _couturière_.

Suit la signature de M. le Curé et de plusieurs autres personnes.

69.

X., 17 janvier 1910.

J'étais souffrante depuis plusieurs jours d'un grand mal de tête, j'avais de plus mal aux jambes et ne pouvais me tenir debout, de sorte que ma maîtresse m'avait envoyée coucher. Bientôt je fus prise d'une sueur froide et, au bout de deux jours, me sentant de plus en plus malade, je mis la relique de votre chère petite sainte sur mon front. A l'instant même je me sentis guérie. Je me levai et je repris mon travail sans éprouver aucune fatigue.

Mais voici une autre grâce que j'estime bien autrement grande. J'ai demandé à mon confesseur si je pouvais vous la faire connaître. Il m'a répondu que non seulement je le pouvais, mais que c'était un devoir de le faire.

Depuis environ 22 ans, je n'avais pas cessé d'éprouver des doutes contre la foi. J'en étais réduite, la plupart du temps, à aimer le bon Dieu, à le servir, _au cas où il existerait_. En même temps, j'avais une grande soif de Dieu; de sorte que cette soif de Dieu, avec l'impossibilité de le trouver, me faisait quelquefois penser aux souffrances des damnés dans l'enfer.

Mais depuis que j'ai lu, dans la vie de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, ce qu'elle dit de l'Amour miséricordieux du Seigneur, les doutes se sont enfuis, la reconnaissance et la confiance ont pris tout mon cœur.

Pour remercier la chère petite sainte, j'ai l'intention de prélever sur mes gages ce qui me sera possible, pour aider à faire connaître sa «petite voie d'amour et d'abandon»; ce sera mon humble merci.

A. F., _servante à X_.

De la même; quelques mois plus tard.

Je viens de faire la donation complète de moi-même à votre chère petite sainte. Voici comment: je connais une âme qui, dans son enfance, s'est livrée au démon. Songeant à l'influence que celui-ci avait exercé sur elle, je me suis dit qu'en me donnant à Sr Thérèse, elle n'aurait pas moins de zèle pour ma sanctification que le diable n'en avait eu pour la perte de cette âme.

Après avoir soumis ce projet à mon confesseur qui l'a pleinement approuvé, je me suis livrée totalement et irrévocablement à ma chère sainte pour qu'elle me donne au bon Dieu.

Depuis ce jour, je ne cesse d'éprouver sa bienfaisante influence.

70.

N. (Oise), 17 janvier 1910.

Mon petit garçon avait été pris de fièvre, points dans le dos, vomissements et violents maux de tête.

Il était ainsi depuis deux jours, quand, lui ayant posé sur la poitrine la relique de votre chère sainte, il se trouva guéri _à l'instant même_. Il s'est mis alors à tousser et à chanter pour me prouver qu'il n'avait plus aucun mal. Depuis, il ne s'est ressenti de rien.