Chapitre 1
SOUS LES DÉODARS
L’auteur et l’éditeur déclarent réserver leurs droits de traduction et de reproduction pour tous les pays, y compris la Suède et la Norvège.
Ce volume a été déposé au Ministère de l’Intérieur (section de la librairie) en septembre 1909.
DU MÊME AUTEUR ET DU MÊME TRADUCTEUR
=Simples Contes des Collines.= =Nouveaux Contes des Collines.= =Trois Troupiers.= =Autres Troupiers.= =Au blanc et noir.=
DU MÊME TRADUCTEUR
=Juan Valera.=--Le Commandeur Mendoza. =Narcis Oller.=--Le Papillon, préface d’Émile Zola. -- Le Rapiat. =Jacinto Verdaguer.=--L’Atlantide. =Emilia Pardo Bazan.=--Le Naturalisme. =Henryk Sienkiewicz.=--Pages d’Amérique. =Andrew Carnegie.=--La Grande-Bretagne jugée par un Américain. =Elisabeth Barrett Browning.=--Poèmes et poésies. =Th. de Quincey.=--Souvenirs autobiographiques du Mangeur d’opium. =Th. Roosevelt.=--La Vie au Rancho. -- Chasses et parties de chasse. -- La Conquête de l’Ouest. -- New-York. =Percy Bysshe Shelley.=--Œuvres en prose. =Robert-L. Stevenson.=--Enlevé! =Algernon C. Swinburne.=--Nouveaux Poèmes et Ballades. =Oscar Wilde.=--Le Crime de lord Arthur Savile. -- Le Portrait de monsieur W. H. -- Poèmes. -- Le Prêtre et l’Acolyte. -- Théâtre.--I.--Drames. -- Théâtre.--II.--Comédies. =A. Conan Doyle.=--Mystères et Aventures. -- Le Parasite. -- La Grande Ombre. -- Un Début en médecine. -- Idylle de banlieue. -- Nouveaux Mystères et Aventures.
EN PRÉPARATION
=Rudyard Kipling.=--La Cité de l’épouvantable nuit. -- Lettres de marque. -- Au hasard de la vie. =A. Conan Doyle.=--Rodney Stone. -- La merveilleuse Découverte de Raffles Haw. =Henryk Sienkiewicz.=--La Préférée. =Armando Palacio Valdes.=--L’Idylle d’un malade. =José-Maria de Pereda.=--Au premier Vol. =Robert-L. Stevenson.=--Les joyeux Drilles. =Bret Harte.=--Maruja.
BIBLIOTHÈQUE COSMOPOLITE--Nº 38
RUDYARD KIPLING
Sous les Déodars
Traduction d’ALBERT SAVINE
Et comme il est incapable d’employer, d’utiliser convenablement le court laps de temps qui lui fut confié en dépôt et qu’il le gaspille d’une façon ennuyeuse et morne en peines et sots tourments, en querelles, en plaisirs, naturellement, il réclame à grands cris l’héritage de l’éternel avenir, pour que son mérite puisse se donner libre carrière,--ce qui évidemment est de toute justice.
(La Cité de l’épouvantable nuit.)
PARIS--Iᵉʳ P.-V. STOCK, ÉDITEUR 155, RUE SAINT-HONORÉ, 155 DEVANT LE THÉATRE-FRANÇAIS
1910
De cet ouvrage il a été tiré à part, sur papier de Hollande, huit exemplaires numérotés et paraphés par l’éditeur.
A NONCE CASANOVA
20 Avril 1909.
Nous connaissons tous le cèdre du Liban. Les Poètes de la Bible l’ont chanté comme le plus altier et le plus superbe des arbres de l’Asie, et Jussieu, au siècle le moins créateur de légendes, a renouvelé la sienne en le rapportant à travers les flots de la Méditerranée et en le nourrissant de partie de sa ration d’eau.
Nous en savons bien moins long sur le DÉODAR ou DÉODARA, le cèdre de l’Himalaya. Bien qu’on l’ait acclimaté dans la forêt de Fontainebleau, ce conifère aux rameaux flexibles et inclinés, à la feuille glauque et blanchâtre, nous est à peu près inconnu.
Voici Kipling, qui va nous initier aux charmes des Déodars qui couvrent les pentes de l’Himalaya.
N’était-il pas naturel qu’il empruntât, lors de ses débuts, le titre d’un de ses recueils de nouvelles à un arbre aussi abondant au Jakko et aux bords de Simla.
C’est, en effet, à la période de sa vie ou il venait d’écrire les SIMPLES CONTES DES COLLINES, TROIS TROUPIERS et AU BLANC ET NOIR que se rattachent les pages que nous présentons aujourd’hui au public français.
Nos lecteurs y retrouveront Madame Hauksbee en compagnie de son amie Madame Mallowe, le TERTIUM QUID dont Kipling leur a ailleurs promis l’histoire, la Colline de l’Illusion. Ce sont d’anciennes connaissances qu’on revoit volontiers.
A. S.