‹ Souvenirs d'égotisme autobiographie et lettres inédites publiées par Casimir StryienskiChapitre 103 sur 114 · LXXXVI

LXXXVI

A M. LEVAVASSEUR, EDITEUR A PARIS.

Paris, novembre 1830.

En vérité, Monsieur, je n’ai plus la tête à corriger des épreuves.

Ayez la bonté de bien faire relire les cartons.

C’est avec le plus grand des regrets que je me prive du plaisir de dîner avec vous et avec M. Janin. Que j’aurais voulu avoir une plume pour adoucir la grossesse de Mathilde!

Puisse ce roman être vendu, et vous dédommager des retards de l’auteur. Je croyais qu’il serait imprimé à deux feuilles par semaine, comme _Armance_.

Je vous demande comme preuve d’amitié, Monsieur, de ne pas laisser vendre un exemplaire sans les cartons.

Veuillez envoyer les lettres à M. Colomb, nº 35, rue Godot-de-Mauroy.

Agréez tous mes regrets de ne plus vous revoir cette année, et tous mes remerciements pour vos bons et aimables procédés.

H. BEYLE.

Bien des compliments au puissant M. Courtepi.., aristarque du quai Malaquais[347].