II. - III.
Déjà le chagrin m'a quitté; Mes pleurs retrouvent un passage, Et l'espoir, au riant visage, M'a rendu sa sérénité. Sous mille formes, le reproche Ne se présente plus à moi. Chaque pas m'éloignait de toi; Chaque pas enfin m'en rapproche.
Ah! quand pourrai-je retrouver, Sur ta bouche amoureuse et tendre. Ce bonheur que je viens te rendre Et que nous saurons conserver? Sous ma bouche qui les dévore Je crois sentir couler tes pleurs: Ce ne sont plus ceux des malheurs: Ah! laisse-les couler encore!