V
Ulm.--Nouveau danger couru par l'Empereur.--Mort du colonel Lacuée.--Construction de ponts sur le Danube.--L'île Lobau.--L'Empereur fait sa toilette en plein air.--Essling.--Mort du maréchal Lannes.--Douleur de Napoléon.--Ebersdorf.--Mon turban blanc sert de point de mire à l'ennemi et manque faire tuer l'Empereur à mes côtés.--Les cerfs de l'île Lobau.--Masséna blessé.--Wagram.--La voiture de Masséna traversée par un boulet.--Campagne de Russie: de Moscou à Molodetchno.--Les vivres de l'Empereur pillés par ses soldats.--Mot de lui à ce sujet.--L'Empereur et le maréchal Berthier.
À la bataille d'Ulm, l'Empereur était au milieu des balles et de la mitraille. Il était dans le plus grand danger. Le roi de Naples et le prince Berthier viennent prendre la bride de son cheval pour le faire éloigner du danger, en lui disant: «Sire ce n'est pas la place de Votre Majesté.» L'Empereur dit: «Ma place est partout. Laissez-moi tranquille. Murat, allez faire votre devoir.»
C'est le même soir, avant la bataille, que j'ai vu M. Lacuée[114], que j'ai connu beaucoup. Il avait quelque amitié pour moi.
Lacuée, colonel, était naguère aide-de-camp de l'Empereur. Grand, maigre, sec, figure intéressante. Avait été ami de Moreau et lui faisait des visites. De là sa disgrâce. De là son grade de colonel d'infanterie. C'est le matin de la bataille d'Ulm que Roustam le vit. L'Empereur passa devant le régiment, ne dit rien au colonel. Mais Roustam le regarde et le colonel s'avance: «Eh bien, colonel, vous nous avez quittés?--Mon cher Roustam, je me ferai connaître aujourd'hui à l'Empereur, vu que je me ferai tuer!»
Son régiment, corps d'armée du maréchal Ney. Pont à traverser. La bataille était à peine engagée. Le régiment de Lacuée était à la tête de pont. Le maréchal ordonne que le régiment s'empare du pont. Déjà le pont était traversé (ennemis autrichiens: commandant, le général Mack). À peine le pont passé, Lacuée est atteint d'une balle au milieu du front.
Le lendemain, Mack est blessé. L'Empereur, logé dans une abbaye, veut voir défiler les prisonniers.
Il était à une heure d'Ulm. Il charge Caulaincourt de choisir un paysan pour lui faire connaître le pays en se rendant à Ulm. Le paysan monte, mais un quart d'heure avant d'arriver, on s'aperçoit qu'il est étranger. Fureur de Caulaincourt qui fait administrer vingt-cinq coups de bâton au paysan. Indignation de Duroc, etc.
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L'Empereur arrive à Schoenbrunn. Les ennemis avaient brûlé les ponts de Vienne, sur le Danube. L'Empereur va visiter Ebersdorf, petit bourg sur le Danube. Il donne des ordres pour construire des ponts sur le Danube, en face d'Ebersdorf. L'Empereur, partant de Schoenbrunn, visitait tous les jours les travaux. Deux branches du Danube; deux ponts jetés dessus. Puis, île de Lobau. Puis un petit bras pour gagner la plaine. La bataille était engagée. Les Autrichiens ayant rompu des moulins et jeté à l'eau, ces moulins voguant rompirent nos ponts, et pas la moitié de notre armée était passée!
La veille, deux jours avant la bataille, l'Empereur quitte le quartier général et couche à Ebersdorf. Bataille engagée. L'Empereur était passé en personne avec ses aides-de-camp et faisait partie du tiers de l'armée.
Essling, où était le tiers de l'armée. On vient dire à l'Empereur que le pont est rompu sur le grand bras du Danube. L'ennemi nous repousse à travers les bois, sur la petite branche du Danube. L'Empereur traverse le petit pont et revient dans l'île de Lobau, seul avec ses aides-de-camp.
Tout le long de l'île, formidable artillerie, en cas de défaite (trente pièces).
Arrivé dans l'île, il prend fantaisie à l'Empereur de faire sa toilette en plein air: M. Jardin, son piqueur, portait, derrière son cheval, tout le linge dont l'Empereur pouvait avoir besoin. Il s'asseoit par terre et nous l'habillons complètement. En ce moment, un aide-de-camp du général Dorsenne vient demander des munitions: «Dites-lui que je n'en ai pas. Tout ce qu'il fera sera bien fait.»
Quelques instants après, l'Empereur étant sous un gros arbre, des sapeurs traversent le petit pont, portant le maréchal Lannes, un genou fracassé, l'autre entamé, les bras nus, lui enveloppé dans un manteau. On le pose à cinquante pas du grand arbre. L'Empereur court, et, un genou en terre, se précipite sur son corps, l'embrasse et, sans rien dire, pose sa bouche sur son visage. Le prince de Neuchâtel prend un bras de l'Empereur, le maréchal Duroc, l'autre. On l'arrache de son corps et on le conduit sous l'arbre. (C'était à la brune). On transporte le maréchal Lannes à Ebersdorf; on le met dans un bateau pour traverser le Danube. Le vice-roi était de l'autre côté, à Ebersdorf. L'Empereur, pleurant, disait: «Ah! qu'ils me le paieront cher!»
L'Empereur, seul, avec un escadron polonais. Il avait dit à Dorsenne de tenir ferme.
Le soir, il monte à cheval, il va à la tête du pont brisé qui était sur le grand bras du Danube: arrivé là, tant de blessés sur le rivage, qu'on pouvait à peine passer. L'Empereur passe dans un grand bateau, conduit par les marins de la Garde, et arrive à Ebersdorf. Voilà la nuit. On fait retraite, et l'armée française passe le petit pont et vient prendre position dans l'île Lobau, où étaient les batteries.
L'Empereur va, le lendemain, voir Lannes, qui était à Ebersdorf.
En déjeunant, en dînant, en mangeant sa soupe, les larmes coulaient dans sa cuiller. Il mangeait seul avec Berthier. Nous sommes restés près d'un mois à Ebersdorf.
Pendant cet intervalle, l'Empereur visitait Lannes et un grand hôpital. Il faisait distribuer un napoléon à chaque soldat et cinq aux officiers. Plusieurs refusaient. Dans les autres maisons, où étaient des blessés, Duroc allait porter les mêmes secours.
Le fameux pont était à peu près fait. Il passait à pied. Son entourage d'officiers l'ennuyant, il dit un jour: «Restez, je n'ai besoin que de Roustam et d'une lorgnette.»
Il faisait le tour de l'île, visitait l'armée de Dorsenne, qui attendait que le pont fût fini.
Un jour, à cheval avec l'empereur, dans l'île Lobau, au bord du petit bras du Danube (on avait ôté le petit pont), l'Empereur apercevait les factionnaires autrichiens. Il avait sa petite lorgnette qui était toujours dans sa poche, et regardait les positions de l'ennemi. Une balle siffle et frise les oreilles de l'Empereur: «Morbleu! c'est ton bonnet blanc qui nous trahit! Il faut une autre couleur!» Et comme la sentinelle rechargeait son arme: «C'est assez comme cela, camarade! Il fait chaud ici, partons.» Nous rentrons à Ebersdorf. Je vais à cheval à Vienne, pour acheter un turban de couleur. Depuis cette époque, dans toutes batailles, turban de mousseline obscure.
L'île Lobau pleine de cerfs et de daims. On les chassait, un jour (on faisait le pont): un cerf traverse l'eau et arrive, haletant, à Ebersdorf, dans la cour de la maison de l'Empereur. On le tire. (C'est le corps d'armée de Masséna qui était dans l'île de Lobau).
La veille de la bataille de Wagram, l'Empereur va dans l'île de Lobau, y fait placer sa tente, reçoit un plénipotentiaire, le fait dîner avec lui.
Lui, Berthier, Masséna et l'envoyé autrichien:
«Monsieur l'envoyé, dites à ceux qui vous envoient que, ce soir, à neuf heures (il en était sept), je passerai le Danube.» Au lieu de neuf heures, c'était huit.
L'Empereur avait dit à Masséna: «Vous êtes blessé. Vous resterez ici (il était tombé de cheval). Votre aide-de-camp vous remplacera.--Non, sire, je ne quitte pas mon poste. Je commanderai en calèche.»
On avait fait trois radeaux. À huit heures, commence le passage. Au très petit point du jour, l'Empereur passe, avec son État-major. C'est là qu'il me demanda son petit cordon noir, au bout duquel était un petit coeur en satin noir, qu'il mettait sur son gilet de flanelle, avant sa chemise, grand comme une pièce de trente sous.
Bataille de Wagram.--Au milieu de la journée, le feu était chaud. Masséna était en calèche à quatre chevaux. Ses domestiques n'en étaient pas très contents. Un cheval, derrière sa calèche. Il s'impatiente. Il descend. Au moment même, un boulet la traverse, à l'endroit même où il était assis.
Alors, il monte à cheval. Un étrier étant trop court, il se fâche contre son domestique; il donne un coup de cravache à son domestique, et celui-ci s'éloigne un peu. Un militaire passe. Il dit: «Mon ami, viens raccourcir mes étriers. Pose ton fusil par terre, et dépêche.» Dans ce moment, un boulet enlève l'homme. Et tout le monde de dire: «L'Empereur l'a bien nommé _l'Enfant chéri de la victoire!_»
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14 septembre 1812. entrée à Moscou.--19 octobre, départ de Moscou.--Entré dans Moscou avec 90.000 combattants et 20.000 malades, il en sort avec plus de 100.000 combattants et laisse 1.200 malades.--Le 23 octobre, quartier général à Borowsk.--Le 24, l'Empereur était sur les bords d'un ruisseau et du village Ghorodinia, dans une cabane de tisserand, maison de bois, délabrée, infecte, à une demi-lieue de Malo-Iaroslavetz.--Danger que court l'Empereur: il est attaqué par des Cosaques. Rapp veut l'engager à s'écarter. Il tire son épée et attend les Cosaques.--Le 20 octobre, pleine retraite.--Le 28 octobre, à Mojaïsk.--À quelques lieues de Mojaïsk, la Kolotcha, rivière. Plus loin, la grande abbaye ou l'hôpital de Kolatskoe.--Le soir, la colonne impériale approcha de Gjatz. De Gjatz, l'Empereur gagna Viazma, en deux marches.--6 novembre. Hiver rigoureux. Pleine déroute.--De Gatz à Mikalewska, village entre Dorogobuj et Smolensk, rien de remarquable. On se défait de tout attirail.
Le 3 et le 4 novembre, l'Empereur avait séjourné à Slawkowo.--Le 5, à Dorogobuj.--Le 6, à la hauteur de Mikalewska, l'Empereur apprend la conjuration d'un général, à Paris. L'Empereur ne répond rien et entre dans une maison palissadée, qui avait servi de poste de correspondance.--Le 9 novembre, l'Empereur à Smolensk. Il s'enferme dans une maison de la Place-Neuve, et n'en sortit que le 14, pour continuer sa retraite.--Horrible disette.--Le 11 novembre, à cinq heures du matin, la colonne impériale quitte Smolensk.--Koritnia, à cinq lieues de Smolensk.--Krasnoï, à cinq lieues de Koritnia.--Lyady, à quatre lieues de Krasnoï.
À deux lieues à droite du grand chemin, coule le Borysthène.--L'Empereur à Koritnia, dans une misérable masure.--Le 17, l'Empereur à Lyady, à quatre lieues du champ de bataille.--Le lendemain, on quitte la vieille Russie.--19 novembre, Dombrowna, ville de bois.--20, Orsza. Le Dniéper, fleuve.--D'Orsza à Borizow.--Les 22, 23. Napoléon était dans la Tolotschin.--La Bérésina. C'est le 24 qu'il veut tenter le passage.--Studianka.--27, passage de la Bérésina.--L'Empereur à la tête de sa réserve à Brilowa.--Le 29, l'Empereur quitte les bords de la Bérésina.--L'Empereur arrive à Kamen.--Le 30, à Pleszenicky.--Le 3 décembre, à Molodetchno.--C'est là que l'empereur forme le projet de partir pour Paris.
Une journée après le passage de la Bérésina, le 30 novembre, à Pleszenicky, l'Empereur se disposait à manger, mais les soldats d'un régiment avaient pillé la cantine portée sur le dos de trois mulets qui suivaient toujours, portant, sur des paniers attachés aux selles, le vin et le pain ou le biscuit, et les provisions. Sur le dernier de ces mulets était le petit lit en fer qu'on dressait partout et qui était roulé avec un matelas, au travers d'un mulet.
Ces soldats, affamés par des marches continuelles, aperçoivent cette maigre caravane, qui s'achemine sous la conduite de trois gendarmes et de deux hommes de la bouche.
D'un oeil de convoitise, ils les voient passer. Mais la faim l'emporte, et les voilà pressant le pas en désordre et s'informant d'où viennent ces provisions et à qui elles sont destinées. Ils le savaient, et, de plus, ils pouvaient lire, sur la couverture, la destination de ces vivres... Mais, encore une fois, la faim!
«C'est à l'Empereur. N'y touchez pas!» Et déjà mille mains rapaces assaillaient les paniers: «L'Empereur n'ordonne pas qu'on meure; au surplus, à sa santé!» Et c'en est fait des provisions qui, du reste, ne firent qu'irriter davantage une faim mal assouvie.
L'Empereur excusa ses soldats; toutefois il voulut savoir à quel régiment ils appartenaient: «Un jour viendra qu'ils seront dans l'abondance, je les passerai en revue... Mais non, le reproche serait trop cruel: tel jour, vous voliez le pain de votre Empereur!»
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Deux jours avant d'arriver à Smorgoni, à Molodetchno, l'Empereur, qui avait battu en retraite avec l'armée, résolut de la quitter. Il passait la nuit dans un misérable village à Molodetchno. J'étais dans la pièce voisine. J'entendis parler haut. C'était l'Empereur, gourmandant très-haut Berthier qui voulait le suivre: «Je vais en France parce que ma présence est indispensable.--Sire, depuis longtemps, Votre Majesté sait que je veux quitter le service: je suis vieux, emmenez-moi.--Vous resterez, avec Eugène et Murat.» Il insistait: «Vous êtes un ingrat... Vous êtes un lâche! Je vous ferai fusiller, à la tête de l'armée!» Et l'autre sanglotait.
Cette scène eut lieu le 3 décembre. Le lendemain, Berthier se résigna.
APPENDICES
QUELQUES PAGES DE L'ORTHOGRAPHE DE ROUSTAM
Il est né à Tiplise, à la capital de la Gorgi, fis de sier R... Honan, négotien, né le... (_sic_).
Deux ans après, sa néconce a été transporté à Aperkan, un assez fort ville en Herménien, païye natalle de son père. Onze anné après, il a été promené dans un des bien de son père, avec plusier cé camarade, qui été ataqué par plusier Tartare, pour amener avec eu dans leur paiy, et surrement pou le vendres. Plusier de cé camarade été prie par de cé brigand, et lui été échapé dans leur mens. R. R. été perdu, dans cet journé-là, six heure dans les bois, sans pouvoir trouvoire la route pour aller rejoindre sa mère, qu'il émé bien tendrement.
Au même moment, a rencontra un bûcheron dans les bois, qui a bien voulue de conduire auprès de sa mère, qui été dans un inquiétude mortelle, et il ne pas manquet le bucheron de recevoir un bons recompance de la par de sa mère.
Le nombres de famille de sieur R. Honan, est de deux fille et quatres garçons. R. R. été la cadette. Son père a fait un voyage avec cé deux fis, pou son commerce a Gonje, provance de Malique Magolume. Quelque moi après, l'empereur de Persanne a déclaré la guerre contres Abrahim-Kane, qui a été gouverneur de la province de Herménie.
Voilà la cause que R. R. a perdu tout sa famille.
Depuis ce temps là, pour les affairs d'intéré, mon père voulé de c'éloigner de Gonje, et amener avec lui mes deux frère Avack et Séiran et moi, mais j'été trop ataché à ma mère pour m'éloigner d'elle.
Quelque jours après, il acheta un voiture pour son voyage. Le mème jour, nous étions à diné, nous a questiona si nous somme contan de faire cest voyage. Mes frère disé que oui, moi je lui dit que non. Il m'a beaucoup questiona pour que je ne veux pas lui suivres. Je lui dit: «Quand j'été pitite, maman m'a bien soigné: elle ma randu toujours bien houreux. Comme je commance, à présent, êtres grand, je disire de mes tourner auprès d'elle pour lui consoler et la randres heureux, si je peu.»
Il a été fore mescontan que je voulées de quiter. Enfin, il n'a pas peut rien gagné sur moi, pour m'amener avec lui.
Il obliger de partir, avec mes deux frère, et il me lessa tout seul dans la ville de Gonje, sans paran et sans fortune.
La ville de Gonje, c'est un trais bons ville et bian riches. Cé là où on fait le pus grand commerce de sois et de caschemire de Perse.
Trois mois après, Abrahim-Kane a déclaré la guerres contre Malique Magolum, où je me trouvé dans la forreteresse de Gonje. Les peuples de la ville sont obliger de rantrer dans la forteresse. Je reste jusqu'à la dernier moment sans pourvoir de sortir dans la forreteresse. On rentrais bien, mais on lessé sortire personnes. Un jours où les mulés de Malique Mugolum sorté pour chercher les provision, je me suis fouré dans les gambe des mulés et je me suis sortie de force, de cest manierre-là, sans aucun dangé.
Quand j'été or la porte, je rencontrais deux personne de mon pay, et même ville. Je leur demandé si je pourais trouverre un aucasion pour m'en tourner auprès de ma mère. Il me dit oui, je conné plusier personnes qui von partier à deux houre de matin pour Aperkan, où j'avais lessé ma pauvres mère et mes deux seure, Mariane et Begzada.
Cé deux bons messier il me montrés la maison où son les voyagers. Je me suis rendue sur le champ; il mon trais bien aceuillies. Enfin, tout été convenue de partir à deux houre du matin. En atandant de la nuit, j'été dans un gardans, à côté de la ville, pour chercher quelque lagume pour ma nourriture, car j'avais rien à manger depuis quelque jours. Jai apersu, au lointin un troupeaux de mouton. J'été à la rancontres, pour demander un peut de lais ou de fromage, enfin je me suis aprocher du berger. Il me dit: «Qui tu veux?--Ce que vous vousdrois: un peut de lais ou de fromage, car voilà plusier jours que j'ai rien mangé.»
Il m'a beaucoup examina, en me demandan le nom de mon pay et celle de mes paran. Je lui dit mon nom et celui de mon père. Apresa m'a prie dans sé bras, m'a ambrasé du bons coeur, en me disan: «Je suis votres oncle! Voilà quinze anné que j'ai quité le pay.»
Je me trouvais, dans ce moment-là, bien houreux d'avoir trouvair un protecteur. Enfin, je lui demandé quelque provision, pour mon voyage que je devais faire à deux houre du matin. Il m'a donné deux gros pen et un quantité de rotie. J'ai mis tout sa dans un sac pour rejoindre la maison où été mes compagnon de voyage.
Mon oncle m'a demandé si je voulé rester avec lui jusque je soit plus grand, et j'irais rejoindre ma mère. Je lui dit: «Non, je vous le merci. Jé quité mon père et mes frère, pour rejoindre ma mère. Vous voyé bien que je ne puisse rester avec vous. Je suis sûre ma mère et bien inquète de moi, en particulier, car j'été son enfant gâtés, beaucoup plus que les autres.» Il a bien vu que je ne voulé pas rester avec lui. Il m'ambrasa. Je lui fait mes adieux, et je me suis rendu sur-le-champ, à la rondez-vous de voyagers, le coeur contan en espéran voir ma mère quelque jours après.
DOCUMENTS SUR LE CORPS DES MAMELOUCKS
Paris, le 21 Vendémiaire an X (13 octobre 1801).
Les Consuls de la République arrêtent:
Article premier.--Il sera formé un escadron de deux cent quarante Mameloucks, de ceux venant d'Égypte.
Art. II.--L'aide de camp chef de brigade Rapp en aura le commandement. Il se rendra, à cet effet, à Marseille, pour l'organisation de cet escadron.
Art. III.--Le ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Le premier Consul.
_Signé_ BONAPARTE.
Par le premier Consul, le Secrétaire d'État. Signé HUGUES B. MARET.
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Paris, le 17 Nivôse an X (7 janvier 1802).
Au nom du peuple français.
Bonaparte, premier Consul de la République, arrête:
Article premier.--Il sera formé un escadron de cent cinquante Mameloucks.
Art. II.--Cet escadron sera organisé comme un escadron de hussards. Il sera commandé par le chef de Brigade Rapp.
Art. III.--Les soldats et officiers seront tous pris parmi les Mameloucks, Syriens et Cophtes venant de l'armée d'Orient et qui ont fait la guerre avec l'armée française.
Art. IV.--Il y aura deux officiers français dont l'un sera chargé de l'administration de l'habillement, l'autre de la police et de l'instruction du corps; un quartier-maître français et deux secrétaires interprètes, un par compagnie, qui auront le traitement de caporal fourrier.
Art. V.--Leur solde et leurs masses seront réglées de manière à ce qu'ils ne coûtent pas davantage qu'un escadron de chasseurs de la Garde. À cet effet, on diminuera leur solde pour augmenter leur masse d'habillement.
Art. VI.--Il leur sera donné le même uniforme que portent les Mameloucks, et pour marque de récompense de leur fidélité à l'armée française, ils porteront le turban vert.
Art. VII.--Le Ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Le premier Consul. _Signé_ BONAPARTE.
Par le premier Consul. Le secrétaire d'Etat. _Signé_ HUGUES B. MARET.
Le Ministre de la Guerre. _Signé_ ALEXANDRE BERTHIER.
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Paris, le 11 Germinal an X (1er avril 1802).
Les Consuls de la République arrêtent:
Il sera fourni, par les magasins d'armes de la République, à chaque sous-officier et cavalier de l'escadron des Mameloucks, un armement complet composé ainsi qu'il suit, savoir:
1 carabine.
1 tromblon.
2 paires de pistolets, dont une de ceinture.
1 sabre à la Mamelouck.
1 poignard.
1 masse d'armes.
1 lance pour une compagnie de lanciers non encore déterminée.
1 poire à poudre en corne pour amorcer, avec une baguette de fer.
Le Ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Le premier Consul.
_Signe_ BONAPARTE.
Par le premier Consul, le Secrétaire d'État.
_Signé_ HUGUES B. MARET.
Le Ministre de la Guerre.
_Signé_ ALEXANDRE BERTHIER.
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Paris, le 25 Germinal an X (15 avril 1802).
Les Consuls de la République arrêtent ce qui suit:
Article I.--Le corps des Mameloucks, créé par arrêté du 17 Nivôse dernier, sera composé d'un état-major d'officiers, sous-officiers ou artistes français de deux compagnies formant un escadron de Mameloucks.
Art. II.--L'état-major et les compagnies seront composés ainsi qu'il suit:
ÉTAT-MAJOR
Un chef de brigade. Un capitaine chargé de l'administration de l'habillement et police du corps. Un quartier-maître. Un officier de santé de 1re classe. Un lieutenant instructeur. Un adjudant sous-officier. Un artiste vétérinaire. Un trompette brigadier. Un maître sellier. Un maître tailleur. Un maître bottier. Un maître armurier.
Total: 5 officiers, 7 sous-officiers, artistes ou ouvriers.
COMPAGNIE
Un capitaine. Un lieutenant en premier. Un lieutenant en second. Un sous-lieutenant. Un maréchal des logis chef. Quatre maréchaux des logis. Un fourrier-interprète. Huit brigadiers. Deux trompettes. Cinquante-neuf Mameloucks. Un maréchal ferrant.
Total: 4 officiers, 76 sous-officiers ou Mameloucks.
Art. III.--L'habillement et l'armement du corps des Mameloucks seront ceux qu'ils portaient en Égypte. Ils seront montés comme les troupes légères, et pour marque de récompense de leur fidélité à l'armée française, ils porteront le cahouck vert et le turban blanc.
Art. IV.--Il sera payé, pour la première mise des officiers compris dans l'organisation ci-dessus, la somme de dix-huit cents francs, et celle de mille francs à chaque sous-officier et Mamelouck.
Art. V.--Il sera fourni, à chaque officier nouveau, deux chevaux, et un à chaque sous-officier et Mamelouck, du prix de six cents francs chacun.
Art. VI.--La solde et les masses seront payées à l'effectif d'après les revues de l'inspecteur et dans les proportions suivantes:
SOLDE
Au chef de brigade. 9600 fr. Au capitaine chargé de l'habillement et de la police. 4000 » Au quartier-maître capitaine. 4000 » À l'officier de santé. 3600 » Au lieutenant instructeur. 2700 » À l'adjudant sous-officier. 1200 » À l'artiste vétérinaire. 1800 » Au trompette brigadier. 700 » À chaque maître ouvrier. 800 » À chaque capitaine. 4000 » À chaque lieutenant en premier. 2700 » À chaque lieutenant en second. 2000 » À chaque maréchal des logis chef. 1000 » À chaque maréchal des logis ou fourrier 900 » À chaque brigadier. 700 » À chaque trompette ou maréchal ferrant. 650 » À chaque Mamelouck. 450 »
MASSES
De boulangerie. 68 fr. 40 De chauffage, à quatre centimes par jour d'été, à huit centimes par jour d'hiver. Le double pour les sous-officiers. D'hôpital. 24 » De casernement. 24 » D'habillement. Deux cent soixante francs quarante centimes par sous-officier et Mamelouck. 260 fr. 40 À trois cent un francs quatre vingt quinze centimes par trompette. 301 fr. 95 D'entretien. 30 » De ferrage. 500 fr. 40 De remonte. 100 » De ferrage. 29 fr. 70
Art. VII.--Il sera, en outre, admis à la solde, les vieillards, femmes et enfants de familles mameloucks qui ont suivi, en France, leur parents formant les deux compagnies ci-dessus, dont l'état nominatif avec le tarif et leur solde est annexé au présent arrêté. Les enfants mâles feront le service de Mameloucks, lorsqu'ils auront atteint l'âge de seize ans, prescrit par l'arrêté du 7 thermidor an VIII. Alors ils recevront la première mise mentionnée dans l'Art. 3.
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Art. XVI.--Le nombre de chevaux du corps des Mameloucks qui auront droit aux masses de fourrages, remontes et ferrage, est réglé ainsi qu'il suit, savoir:
Pour le chef de brigade, 8.
Au capitaine chargé de l'administration, et de la police, 4.
À chacun des autres capitaines et lieutenants instructeurs, 3.
À chaque lieutenant, sous-lieutenant et officier de santé, 2.
À chaque sous-officier ou Mamelouck, 1.
Les maîtres tailleur, bottier et armurier ne seront point montés, ainsi que les enfants et les réfugiés.
Art. XVII.--Le Ministre de la Guerre donnera des ordres pour qu'il soit fourni, des arsenaux de la République, l'armement prescrit, aux sous-officiers et Mameloucks. Il en donnera aussi pour l'établissement des casernes et des corps de garde qu'ils doivent occuper.
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Art. XX.--Le ministre de la Guerre, le directeur de l'administration de la Guerre et du Trésor public sont chargés de l'exécution du présent arrêté.
Le premier Consul. _Signé_ BONAPARTE.
Par le premier Consul, le secrétaire d'État. _Signé_ HUGUES B. MARET.
Le Ministre de la Guerre. _Signé_ BERTHIER.
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Du 25 Germinal an X (15 avril 1802).
Bonaparte, Premier Consul de la République.
Arrête que les officiers ci-dessous dénommés seront employés, chacun dans son grade, à l'escadron des Mameloucks.
PREMIÈRE COMPAGNIE
Ibrahim, capitaine. Jean Renno, lieutenant. Chahin, lieutenant en second. Soliman, sous-lieutenant.
DEUXIÈME COMPAGNIE
Saloume Sahahoubé, capitaine. Daoud Habaïby, lieutenant. Elias Messad, lieutenant en second. Abdallah Dasbonne, sous-lieutenant.
Les trois officiers composant l'état-major de l'escadron, sont:
Charles Delaitre, capitaine quartier-maître. Édouard Colbert, capitaine adjudant-major. Mareschal, lieutenant instructeur.
Mauban, officier de santé de 1re classe.
Le Ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.
_Signé_ BONAPARTE.
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Les Consuls de la République arrêtent:
Article premier.--Il sera accordé une somme de seize cents francs à chaque sous-officier et cavalier mamelouck, pour son équipement, habillement, harnachement, y compris l'achat du cheval.
Art. II.--Cette somme sera payée à l'effectif des hommes composant l'escadron, et d'après la revue de l'Inspecteur.
Art. III.--Les Ministres de la Guerre, des Finances et du Trésor public, sont chargés de l'exécution du présent arrêté.
Le premier Consul.
_Signé_ BONAPARTE.
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Les Consuls de la République arrêtent:
Article premier.--Il sera accordé une gratification de dix-huit cents francs à chacun des officiers de l'escadron des mameloucks.
Art. II.--Cette somme sera payée à l'effectif, d'après la revue de l'Inspecteur.
Art. III.--Les Ministres de la Guerre, des Finances et du Trésor public sont chargés de l'exécution du présent arrêté.
Le premier Consul.
_Signé_ BONAPARTE.
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MINISTÈRE DE LA GUERRE
_Dépôt des réfugiés. Récapitulation de l'effectif au 1er avril 1811_.
Réfugiés: 8 de 1re classe. -- 18 de 2e -- -- 108 de 3e -- -- 297 de 4e -- --- Réfugiés: 431 payés à Marseille. -- 27 payés à Paris (1 à Corfou). --- Effectif: 458 ===
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_État nominatif des vieillards, femmes et enfants de familles mameloucks, réfugiées en France, avec le tarif du traitement qui leur est accordé._
_10 mai 1811._
1. Abou Kralil, 1800. 2. Samain Ibrahim, 1800. 3. Couroulous, 900. 4. Anna Cousty, 900. 5. Abon Ebbé Ramalaoué, 900. 6. Joseph Caphtini, 900. 7. Ibrahim Samain, 900. 8. Ouardé, femme du capitaine Saloume, 900. 9. Marianna, femme du capitaine Ibrahim, 900. 10. Sarra, femme du lieutenant Daoud, 900. 11. Enné, femme de Samain Ibrahim, 900. 12. Sadda, femme d'Ibrahim Samain, 900. 13. Alloÿ, femme de Couroulous, 900. 14. Almas, femme d'Ibrahim Habaïby. 900. 15. Lucie, femme de Seliman, 900. 16. Marie-Anne, femme de Guirguès Elbateloy, 900. 17. Angélique, femme de Guirguès Koury, 900. 18. Marie, femme d'Anna Selladar, 900. 19. Madelaine, femme de Pierre Gayardelle, 900. 20. Zarra, mère d'Antoine et Pètre Ayache, 900. 21. Anna, femme de Joseph Hermany, 900. 22. Maria, négresse, 900. 23. Ouardé, fille d'Enné, 900. 24. Catherine, fille de Madelaine, 900. 25. Maria, fille de Tannos Zoumero, 450. 26. Céleste, fille de Madelaine, 900. 27. Maria, petite fille de Pillador, 450. 28. Michel, garçon d'Anna, 450. 29. Baptiste, garçon de Madeleine, 450. 30. Raol, garçon d'Ibrahim, 450. 31. Joseph, garçon d'Almas, 450. 32. lbrahim, garçon du chef d'escadrons Hamaouy, 450. 33. Habaïby, garçon du chef de brigade. 34. Ouardé, fille du chef d'escadron Hamaouy. 35. Chanine, fille du chef de brigade. 36. Mazonne, fille du même.
_Résultat:_
2 vieillards à 1.800 3.600 5 autres à 900 4.500 15 femmes à 900 13.500 2 filles à 900 1.800 3 autres à 450 1.350 4 garçons à 450 1.800 2 autres. 3 filles. ------- Total 26.550
Certifié conforme. Le Secrétaire d'État, _Signé:_ HUGUES B. MARET.
Le ministre de la Guerre, _Signé:_ ALEX. BERTHIER.
_État nominatif des réfugiés égyptiens qui réclament la bienveillance du Premier Consul pour être compris à la suite de l'escadron des Mameloucks, avec le traitement qu'il voudra bien désigner ci-après_.
Marie Solon, femme de Petro Sera, Mamelouck, mariée le 1er Nivôse an XI, n'a touché aucun traitement depuis son arrivée en France, 1 fr. 50.
Joseph Ibrahim, fils du capitaine Ibrahim, porté à la dernière solde, né à Melun le 20 nivôse an XI. 0 fr. 62-1/2.
Joseph, fils de Lucie, femme égyptienne réfugiée, portée à la demi-solde, né à Melun le 11 vendémiaire an XI, 0 fr. 62-1/2.
Hélène Baraka, égyptienne, femme du citoyen Dargevel. Elle réclame le traitement accordé aux autres femmes; elle n'en a touché aucun depuis son arrivée en France, pour elle ni pour son fils Théodore Baraka, 2 fr. 50.
Joubran Hamaouy, fils du chef d'escadron Hamaouy. Venant en France, il ne touchera son traitement que lors de sa présence à Melun. 1 fr. 50.
Izakarus, prêtre grec réfugié, ayant rendu d'importants services à l'armée française et ayant sauvé plusieurs militaires de cette nation, lors de l'insurrection de Naples. Il est porteur de certificats qui attestent ses droits à la bienveillance du gouvernement, 2 fr. 50.
Hélène Renno, mère de Jouane Renno, lieutenant dans l'escadron de Mameloucks. Hélène Renno a été forcée de quitter Saint-Jean d'Acre après la mort de son mari, récemment massacré par Djezzar Pacha, dont il était médecin. Elle est à Marseille. Son fils réclame pour elle une pension, comme réfugiée égyptienne, 2 fr. 50.
Anna Kassis, prêtre grec employé momentanément à la commission des Arts. Il ne jouira de son traitement qu'au moment où il cessera d'être employé à cette commission et qu'il sera présent à Melun, 1 fr. 50.
Michel Abeyde, négociant syrien de Saint-Jean d'Acre. N'ayant point été en Égypte, obligé de quitter Naples où tous ses biens ont été confisqués sur le soupçon d'être agent secret du gouvernement français, il réclame un traitement pour subsister. Les pièces à l'appui de la demande ont été présentées au Conseil d'administration du corps et attestent suffisamment ses droits, 1 fr. 25.
Jouanne, fils du lieutenant Daoud, né le 21 messidor an XI, pour lequel on réclame la demi-solde, 0 fr. 62-1/2.
Marie, fille de Séraphine, brigadier mamelouck, née le 4 Thermidor an XI, pour laquelle on réclame la demi-solde, 0 fr. 62-1/2.
Marianne Aflisa, mingrélienne, ci-devant esclave d'Ibrahim bey, revenue avec la veuve du général de brigade Galbaut, n'a perçu aucun traitement depuis son arrivée en France. Elle ne jouira de celui qui lui sera accordé que lors de sa présence à Melun, 1 fr. 62-1/2.
Ayoubé, fils du chef de brigade Jacob, né le 6 fructidor an XI, pour lequel il réclame la demi-solde, 0 fr. 62-1/2.
Anne, fille du capitaine Ibrahim, née le 2 frimaire an XII, pour laquelle il réclame la demi-solde, 0 fr. 62-1/2.
Hélène, fille de Barthélemy, Mamelouck, née le 17 frimaire an XII, pour laquelle il réclame la demi-solde, 0 fr. 62-1/2.
Constantin, fils d'Ibrahim, Marie, fille de Joseph Riche, enfants nés du 1er au 16 pluviôse an XII, 0 fr. 62-1/2.
Vu, bon à faire solder conformément au présent tableau.
Paris, le 13 pluviôse an XII de la République (3 février 1804.)
Le Premier Consul.
_Signé_ BONAPARTE.
Par le premier Consul, le secrétaire d'État.
_Signé_ HUGUES B. MARET.
Le Ministre de la Guerre.
_Signé_ ALEX. BERTHIER.
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Bonaparte, premier consul de la République, arrête:
Le citoyen Rapp, chef de brigade, est nommé chef de brigade du 7e régiment de hussards, en remplacement du citoyen Marisy, nommé général de brigade.
Le citoyen Dupas, adjudant supérieur du palais, est nommé chef de brigade de l'escadron des Mameloucks. en remplacement du citoyen Rapp.
Le Ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.
_Signé_ BONAPARTE.
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GARDE DES CONSULS. CONTRÔLE.
CORPS DES MAMELOUCKS
_État-major_.
Dupas, commandant. Colbert, capitaine adjudant major. Delaitre, capitaine quartier-maître. Maréchal, lieutenant instructeur. Mauban, officier de santé de 1re classe.
_Compagnies_.
Capitaines: 1re compagnie, Ibrahim. 2e compagnie, Saloume Sahahoubé.
Lieutenants en premier: 1re compagnie, Renno. 2e compagnie, Habaïby.
Lieutenants en second: 1re compagnie, Chahin, 2e compagnie, Massad.
Sous-lieutenants: 1re compagnie, Soliman. 2e compagnie, Abdallah.
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3 Nivôse an XII (25 décembre 1803).
Bonaparte, premier Consul de la République, arrête:
Article premier.--L'escadron des Mameloucks ne formera plus qu'une compagnie qui sera sous les ordres du colonel des Chasseurs à cheval de la Garde.
Art. II.--Cette compagnie sera composée de:
1 capitaine commandant, 1 adjudant sous-lieutenant, 1 chirurgien-major, 1 artiste vétérinaire, 1 maître sellier, 1 maître tailleur, 1 maître bottier, 1 maître armurier, français.
2 capitaines, 2 lieutenants en premier, 2 lieutenants en second, 2 sous-lieutenants mameloucks.
1 maréchal des logis chef français, 8 maréchaux des logis, dont 2 français, 1 fourrier français, 10 brigadiers dont 2 français, 2 trompettes, 2 maréchaux-ferrants, 85 mameloucks français.
Art. III.--Les vieillards, les femmes et enfants de la même nation, réfugiés près de cette compagnie, recevront, sur la revue de l'Inspecteur aux revues de la Garde, les secours qui leur ont été accordés, et dont l'état nominatif sera arrêté par le premier Consul.
Art. IV.--Tous les hommes hors d'état de service qui se trouvent dans l'escadron, seront portés sur le tableau des réfugiés et traités comme eux.
Les uns et les autres recevront, en outre, la masse d'hôpital.
Art. V.--Le Conseil d'administration des Chasseurs à cheval est chargé de la comptabilité de cette compagnie.
Art. VI.--Les masses et la solde des Mameloucks seront les mêmes.
Art. VII.--Les fonds provenant de l'ancienne administration des Mameloucks seront versés dans la caisse des Chasseurs à cheval, et tous les registres et papiers appartenant à cet escadron seront remis entre les mains du quartier-maître, trésorier, après que la comptabilité aura été vérifiée par l'Inspecteur aux revues.
Art. VIII.--Les officiers français de cette compagnie pourront porter l'uniforme bleu, avec l'aiguillette, quand ils ne seront point de service, ou à la tête de leur troupe, tel qu'il leur a déjà été permis de le porter.
Art. IX.--Le citoyen Maréchal, adjudant major, instructeur de l'escadron des Mameloucks, sera employé dans la ligne, ou dans un des états-majors de l'armée.
Art. X.--Le citoyen Delaitre, capitaine de l'escadron des Mameloucks, est nommé capitaine commandant la nouvelle compagnie.
Art. XI.--Le citoyen Rouyer, adjudant sous-officier des Mameloucks, est nommé adjudant sous-lieutenant.
Art. XII.--Le Ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté.
Le premier Consul.
_Signé_ BONAPARTE.
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15 avril 1806.
Art. I.--La Garde impériale sera composée de:
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Art. XIII.--Il y aura une compagnie de Mameloucks attachée au régiment des Chasseurs à cheval de la Garde.
Les réfugiés Mameloucks qui sont à Melun seront envoyés à Marseille, où ils jouiront des mêmes avantages et seront payés de la même manière que par le passé.
Cette compagnie de Mameloucks sera composée de:
1 chef d'escadrons, commandant. | 1 capitaine instructeur | 1 adjudant lieutenant en second | 1 porte-étendard lieutenant en second | 1 chirurgien-major | 1 artiste vétérinaire | _français_. 1 maître sellier | 1 maître armurier | 1 maître bottier | 1 maître tailleur | 1 brigadier trompette | 2 capitaines. 2 lieutenants en premier. 4 lieutenants en second. 1 maréchal des logis chef, _français_. 8 maréchaux des logis, dont 2 _français_. 1 fourrier français. 4 porte-queue. 12 brigadiers, dont 2 _français_. 109 Mameloucks. 4 trompettes _français_. 2 maréchaux-ferrants _français_.
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Au palais des Tuileries, le 29 janvier 1813
Napoléon, empereur des Français, etc.
Nous avons décrété et décrétons ce qui suit:
Article premier.--Le cadre actuel de la compagnie des Mameloucks de notre Garde formera celui d'un escadron de même arme, et au complet de 250 hommes.
Art. 2.--L'escadron sera porté au complet par des hommes désignés à cet effet sur le dixième de ceux offerts par les départements de l'Empire, et qui doivent être choisis pour le recrutement des Chasseurs à cheval de notre Garde.
Art. 3.--Tous les Mameloucks qui font actuellement partie de la compagnie, et ceux ayant les qualités requises qui seront choisis dans la cavalerie de l'armée, pour le recrutement, jouiront de la solde actuelle des Mameloucks et seront désignés sous le nom de _premiers Mameloucks_.
Art. 4.--Les Mameloucks provenant du recrutement offert par les départements seront désignés sous le nom de _seconds Mameloucks_. Ils ne toucheront que la solde de la cavalerie de la ligne, avec le supplément accordé aux troupes de la garnison de Paris.
Art. 5.--Notre ministre de la Guerre est chargé du présent décret.
_Signé_: NAPOLÉON.
Par l'Empereur, le Ministre Secrétaire d'État.
_Signé_: Comte DARU.
Le ministre de la Guerre,
_Signé_: Duc de FELTRE.
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AN 1813. GARDE IMPÉRIALE. MAMELOUCKS
_Tarif des matières employées à la confection des effets d'habillement, d'équipement, etc., à fournir à chaque Mamelouck, lors de son admission au corps, avec l'indication du prix et la durée de chacun de ces effets._
_Yaleck de drap._--Drap de diverses couleurs, seconde qualité (première qualité pour sous-officier). Toile blondine. Boutons à grelots. Soutache en laine (en laine et or pour sous-officier et trompette). Tresse plate (_Idem_). Ganse carrée (_Idem_). Façon: 41 fr. 33.
On emploie, en plus, 1m,38 en or de dix lignes pour sous-officier chef, 0m,65 _idem_ pour sous-officier ordinaire, 0m,48 _idem_ pour maréchal ferrant, 1m,38 _idem_ en laine pour brigadier.--Durée: trois ans.
_Fermelet._--Drap écarlate, 1re qualité, blicourt de diverses couleurs, ganse carrée en laine (en or et laine pour sous-officier et trompette), soutache _idem_ (22m,52 en or et laine pour sous-officier et trompette), bouton à grelots, façon: 29 fr. 02.--Durée: trois ans.
_Charoual._--Drap amarante de seconde qualité, toile écrue, basane rouge, tresse de 0m,054 pour coulisse, ganse carrée en laine (en or et laine pour sous-officier et trompette), tresse plate en laine (_Idem_), façon: 75 fr. 85.--Durée: trois ans.
_Bonnet de police._--Drap bleu impérial troisième qualité (deuxième qualité pour sous-officier, bleu de ciel troisième qualité pour trompette), drap cramoisi deuxième qualité (première qualité pour sous-officier), toile écrue (0m,24 toile blondine pour sous-officier), galon en laine de 0m,034 (en or de dix lignes pour sous-officier), croissant (en or pour sous-officier), cordonnet rond en laine (en or et laine pour sous-officier), gland en laine (en or et laine pour sous-officier), façon: 8 fr.14.--Durée: dix-huit mois.
_Pantalon d'écurie._--Drap gris de quatrième qualité, toile écrue, boutons d'os, basane noire, façon: 16 fr. 93-1/3.--Durée: dix-huit mois.
_Gilet d'écurie._--Drap bleu de troisième qualité (bleu de ciel pour trompette), toile écrue, gros boutons, façon: 25 fr. 40.--Durée: dix-huit mois.
_Manteau._--Drap gris de quatrième qualité, garnitures de brandebourgs, ruban gris, toile forte d'Abbeville, façon et trois agrafes: 78 fr. 42.--Durée: six ans.
_Pantalon de treillis._--Toile écrue, treillis de trois quarts, boutons d'os, peau de veau pour sous-pieds, façon: 7 fr. 64.--Durée: dix-huit mois.
_Ceinture._--Ray de castor bleu ou maroc, frange bleue, façon: 11 fr. 61.--Durée: dix-huit mois.
1 cahouk garni, 27 fr. Durée: trois ans.
1 schal blanc compris dans le cahouk, 4 fr. 50. Durée: dix-huit mois.
1 schal de couleur, 4fr. 50. Durée: dix-huit mois.
1 plumet, compris dans le cahouk, 1 fr. 50. Durée: dix-huit mois.
1 étui de plumet, compris dans le cahouk, 0 fr. 50. Durée: dix-huit mois.
1 couvre cahouk, compris dans le cahouk, 3 fr. 75. Durée: dix-huit mois.
2 paires de bottes, 36 fr. Durée: un an.
1 cordon de sabre, 12 fr. Durée: deux ans.
1 kobourg avec son cordon, 15 fr. Durée: quatre ans.
1 paire de gants de daim, 3 fr. 75, (3 fr. en mouton façon de daim). Durée: dix-huit mois.
1 porte-carabine garni, 7 fr. Durée: quatre ans.
1 porte-giberne, 4 fr. 50. Durée, quatre ans.
1 giberne, 4 fr. 50. Durée: quatre ans.
1 couvre-platine, 3 fr. Durée: trois ans.
2 paires d'éperons, 5 fr. Durée: trois ans.
1 cordon de pistolets, 3 fr. Durée: deux ans.
1 selle garnie et équipée, 78 fr. 70. Durée: six ans.
1 paire d'étriers, 24 fr. Durée: six ans.
1 bride et ses rênes. 9 fr. Durée: six ans.
1 filet en cuir, 3 fr. Durée: six ans.
1 filet en laine, 5 fr. Durée six ans.
1 licol de parade et longe, 4 fr. 50, Durée: quatre ans.
1 licol d'écurie et longe, 5 fr. Durée: trois ans,
1 surfaix en cuir, 6 fr. Durée: quatre ans.
1 martingale, 1 fr. 30, Durée: trois ans.
1 mors de bride, 9 fr. Durée: six ans.
1 caveçon, 7 fr. Durée: trois ans.
1 montant de caveçon, 1 fr. Durée: trois ans.
1 bridon d'abreuvoir, 3 fr. 50. Durée: trois ans.
1 botte de carabine, 2 fr. 50. Durée: quatre ans.
1 couverture de laine, 10 fr. Durée: six ans.
1 sac à avoine, 3 fr. 14. (Première mise).
1 musette complète, 6 fr. 45. (Première mise; on remplace celle qui a servi à panser un cheval farcineux).
2 mouchoirs de poche, 1 fr. 50. (_Idem_).
1 baguette de carabine en fer et à grenadière, 1 fr. 75. Durée: quatre ans.
1 sabre, 1 carabine, 1 paire de pistolets d'arçon, 1 paire de pistolets de ceinture, 1 hache, 1 masse, 1 poignard, 1 maillet, 1 dragonne en cuir, fournis par le gouvernement.
_Pelisse de sous-officier._--Drap bleu impérial seconde qualité, toile blondine, toile écrue, toile forte, flanelle pour doublure, gros boutons (2 douzaines), moyens boutons (6 douzaines), olive en laine jaune, ganse carrée _id._, cordon _id._, soutache _id._, tresse plate _id._, bordure noire (en agneau), galon en or de 0m,023, façon, 73 fr. 46. Durée: trois ans.
_Pantalon en matelot._--Drap bleu impérial 2e qualité, toile blondine, façon, 42 fr. 08. Durée: trois ans.
_Habit à la française._--Drap bleu impérial 2e qualité, serge blanche, toile blondine, toile écrue, toile forte, galon en laine de 0m,009, tresse plate, or et laine pour sous-officier et trompette, gros boutons, petits boutons, aiguillette et trèfle (en or et laine pour sous-officier et trompette), garniture de croissant (en or pour sous-officier), façon, 67 fr. 53. Durée: deux ans.
_Gilet rouge uni._--Drap cramoisi, 1re qualité, tricot écru, serge blanche, toile écrue, petits boutons, façon, 24 fr. 91. Durée: deux ans.
_Hongroise unie._--Drap bleu impérial 2e qualité, toile blondine, façon, 33 fr. 20. Durée: dix-huit mois.
_Pantalon garni en basane._--Drap bleu impérial 2e qualité, drap cramoisi 2e qualité, toile écrue, boutons massifs, basane noire, façon, 45 fr. 04. Durée: dix-huit mois.
_Redingote de sous-officier._--Drap bleu impérial 2e qualité, toile blondine, galon en or de 0m,023, gros boutons sur bois, petits boutons sur bois, façon, toile forte, 85 fr. 33. Durée: deux ans.
_Porte-manteau._--Drap cramoisi, drap bleu 3e qualité, treillis de trois quarts de large, galon vert de 0m,027, façon et cache-éperons, 22 fr. 66. Durée: quatre ans.
_Housse de drap._--Drap bleu 3e qualité, treillis de trois quarts, galon cramoisi de 0m,034, frange _idem_, façon et entre-jambes, 43 fr. Durée: trois ans.
Prix total par effet: 1050 fr. 03.
_Additions._
Trompette, 39 fr. (l'embouchure seule coûte 3 fr.).
Cordon de trompette, 17 fr.
Totaux généraux: 1106 fr. 03.
Arrêté par nous, membres composant le conseil d'administration en séance.
À Paris, le quinze décembre mil huit cent douze.
PERRIER, MENEBACQ, BLANDIN.
Vu par le sous-inspecteur aux revues.
Paris, le 30 septembre 1817.
LASALLE.
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LISTE DES MAMELOUCKS DE LA GARDE
ORIGINAIRES D'ORIENT
Le «Registre matricule» des Mameloucks de la Garde impériale, conservé aux Archives administratives de la Guerre, ne contient pas moins de 582 noms. La liste en a été dressée en 1816 et close à Paris, le 25 mai de la même année, par le sous-inspecteur aux revues, Lasalle.
Nous en avons extrait les noms et états de services des Mameloucks nés en Orient, laissant de coté les Européens qui, d'ailleurs, n'ont guère commencé à faire partie de ce corps qu'en 1809.
Comme, à peu d'exceptions près, elle ne contient que des noms de soldats, de brigadiers et de sous-officiers, nous avons dû recourir aux dossiers personnels des officiers, pour y trouver leurs états de services.
Même ainsi, nous ne pouvions nous flatter d'avoir dressé une liste complète des Mameloucks d'Orient, et nous avons dû consulter d'autres documents pour combler, au moins en partie, les lacunes du registre.
Chaque fois qu'il a été possible de le faire, nous avons reproduit en abrégé: 1° La date de naissance; 2° Le lieu de naissance; 3° La date de l'entrée au service, ou celle de l'admission dans le corps des Mameloucks; 4° Les campagnes; 5° Les blessures; 6° Les promotions et décorations; 7° La date de la mort ou de l'admission aux réfugiés de Marseille.
N. B.--Nous avons imprimé, avec l'orthographe du registre, les noms des villes qu'il ne nous a pas été possible d'identifier.
Abdalker.--Né en 1788. Darfour (Afrique). Admis 1810[115]. Marseille, 1813[116].
Abdallah (Abel).--Benout (Égypte). Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811, 1813.
Abdallah Mansour.--1774. Jaffa (Syrie). An VIII. Marseille, an XII[117].
Abdallah, nègre.--Darfour (Afrique). Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811, 1813. Mort à Mayence, 1813.
Abdallah Dasbonne.--1776. Bethléem. Guide interprète à l'état-major de l'armée d'Orient, an VI; sous-lieutenant, an X; lieutenant, an XIV; capitaine instructeur, 1811; chef d'escadrons au corps des chevau-légers lanciers, 1814; officier d'ordonnance du général Boyer à Oran, 1831; commandant de la place d'Arzew, 1833; retraité, 1835. Campagnes: Ans VI, VII, VIII, IX, XII, XIII, XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1813, 1814, 1830 (comme interprète), 1831, 1832, 1833. Blessé à Héliopolis, an VII; à Eylau (1807); à Altenbourg, d'un coup de lance à la poitrine en sauvant la vie au colonel Kirmann; à Weimar (1813); à Hanau (1813). Chevalier de la légion d'honneur, 1804; officier, 1832; chevalier de Saint-Louis, 1815. Doté de 500 francs, 1808.
Abdé Faraggie.--An VIII. Aux réfugiés, an X.
Abdelmalek Assat.--Le Caire. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811. En arrière sans nouvelles, décembre 1812.
Abdelmalek (Ibrahim).--Le Caire. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811.
Abou Embar.--1779. Chefa-Omar (Syrie). An VIII. Brigadier, an X. Mort à Varsovie, 1807.
Abou Sahoud.--1780. Le Caire. Entré au service, an X. Aux réfugiés, 1806.
Abouagini (Anna).--1777. Nazareth (Syrie). An VII. Campagnes: Ans VII, VIII, IX, XIV, 1806, 1807, 1808. 1809, 1810, 1811. Aux réfugiés, 1813.
Abouguine (Anna).--1777. Saïd (Égypte). Admis, 1809. Campagnes: 1810, 1811. Marseille, 1813.
Aboukas (Guirguès).
Abouranem Asef.--1777. Biscant. An VIII. Marseille, an XII.
Abouskaus (Guirguès).--1775. Bethléem. An VIII. Marseille, an XII.
Akaoui Boulous.--1776. An VIII. Marseille, an XII.
Akel. (François).--1761. Damann (Syrie). An VIII. Réformé, an X.
Akel (François).--1761. Marseille, 1806. Maréchal des logis.
Alabi (Abdallah).--1766. Alep (Syrie). An VIII. Réformé, an X.
Alabi (Antoine).--1778. Siout (Égypte). An X. Campagnes: An XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811. D'après le jugement du tribunal de première instance de Melun du 22 octobre 1812, ce militaire se nomme Avad (Antoine), fils d'Antoine Avad et dame Hannoné, ne le 15 août 1781, dans la Haute-Égypte. Brigadier, 1807. Marseille, 1811.
Alabi (Guirguès).--1783. Alep (Syrie). An VIII. Marseille, an XII.
Alabi (Michel).--1781. Latakieh (Syrie). Entré au service le 4 ventôse, an X. Aux réfugiés, 1806.
Alak (Pétrus).--1775. Jérusalem. An VIII. Mort à Madrid, le 24 janvier 1809.
Ali.--An VIII. Campagnes: Ans VIII, IX, XIV, 1806, 1807. Rayé pour longue absence, 1813.
Ali Alchéri.
Ali Assenne.--Le Caire. Admis, 1808. Marseille, 1811.
Ali, nègre.--1778. Darfour (Afrique). Admis, an X. Campagnes: An XIV, 1806, 1807. Blessé à Eylau (1807). Marseille, 1813.
Amont (Anna).--1742. Bethléem. An VIII. Réformé, an X.
Amont (Guirguès).--1776. Bethléem. An VIII. Réformé, an X.
Amont Issa.--1789. Bethléem. An VIII. Marseille, an XII.
Amont Issa.--Bethléem. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811. Congédié, 1814.
Anastaci Angély.--1781. Le Caire. Admis, an X, Campagnes: An XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1813. Prisonnier à Leipsig (1813). Maréchal des logis, 1813. Rayé le 31 décembre 1813, pour longue absence.
Anastaci Jouanny.--1777. Lunemoussy (Asie). Admis, an X. Campagnes: An XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811. Porte-queue[118], 1809. Congédié, 1814.
Angély (Michel).--Alep (Syrie). Admis, 1808. Campagnes: Ans VII, VIII, IX, X, 1810, 1811, 1812, 1813, 1814. Blessé deux fois en Égypte. Brigadier, 1813.
Annanagar Géorgie.--Le Caire. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811, 1812. Prisonnier, 11 octobre 1812.
Annette.--1776. Salihieh (Égypte). Admis, 1813.
Arménie Bogdassar.--1775. En Arménie. An VIII. Campagnes: Ans VIII, IX, XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811. Porte-queue. Brigadier le 12 avril 1811.
Arménie (Jacob).--1776. En Arménie. An VIII. Mort à l'hôpital de Melun, le 30 thermidor, an XII.
Arménie (Joseph).--1759. En Arménie. An VIII. Réformé, an X.
Arménie (Joseph, le petit).--1781. En Arménie. An VIII. Marseille, 1808.
Arménie Ouannis.--1781. Suchue (Arménie)[119]. An VII. Campagnes: Ans VIII, IX, X, XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811. Blessé d'un coup de lance, le 29 ventôse, an VIII, à la bataille de Matarieh; d'un coup de feu à la tête, le 11 frimaire, an XIV, à Austerlitz; de quatre coups de sabre sur la tête, le 29 décembre 1808, à l'affaire de Benavente (Espagne). Légionnaire, du 14 mars 1806. Maréchal des logis, 1809. Marseille, 1813.
Arménie Ouannis, le grand.--1778. En Arménie. An VIII. Marseille, an