‹ Souvenirs de Sainte-HélèneChapitre 25 sur 25 · 25

25

xiv. — Messire Mathieu, marquis de Montholon, chevalier, comte de Lee, chef de nom et d’armes, mestre de camp commandant le régiment Royal-Penthièvre-dragons,chevalier de Saint-Louis, premier veneur de S. A. R. Monsieur, comte de Provence, né à Paris le 1 août 1753, mourut à Paris le 19 avril 1788, laissant quatre enfants de son mariage avec Angélique-Aimée de Rostaing, née à Paris le 14 mars 1756, mariée à Paris le 2 juin 1773 et décédée à Paris le 31 mai 1842, fille de Messire Philippe-Joseph, comte de Rostaing, chevalier, brigadier des armées du Roi, colonel du régiment de Grenoble (artillerie), et d’Anne-Henriette de LurSaluces. La marquise de Montholon épousa en secondes noces Charles-Louis Huguet de MontaranSémonville (1754-1839), ancien conseiller au Parlement de Paris, devenu marquis de Sémonville, grand référendaire de la Chambre des Pairs. Celui-ci, n’ayant pas eu d’enfants, adopta ceux de sa femme qu’il avait élevés ; ils devinrent ainsi légalement Montholon-Sémonville :

nous rapporterons la descendance après celle de son frère aîné.

PREMIER RAMEAU

xv. — Charles-Tristan de Montholon-Sémonville, marquis de Montholon, comte de Lee, puis comte de l’Empire français (fils aîné de Mathieu et d’Angélique-Aimée de Rostaing), naquit à Paris le 21 juillet 1783. Il hérita en 1788 de la charge de Cour de son père. Il débuta dans l’armée, étant juste âgé de seize ans, comme volontaire, à la suite de l’état-major de son beau-frère Joubert, commandant en chef l’armée d’Italie, et assista à la bataille de Novi où Joubert fut tué, le 15 août 1799. — Le 7 octobre suivant, il fut nommé adjoint du génie par le général en chef Championnet, puis confirmé dans ce grade le 18 mars 1800 ; — nommé lieutenant, attaché comme aide de camp au général Augereau, le 31 mai 1800 ; — capitaine le 3 novembre 1801 ; — chef d’escadrons en 1807 ; — adjudant-commandant (colonel d’état-major) en 1809 ; — chambellan de l’Empereur et comte de l’Empire en 1809 ; il obtint, le 15 août de la même année, une dotation de 4,000 francs de rentes sur les biens réservés en Hanovre. — Il fut nommé, le 20 janvier 1812, ministre plénipotentiaire près S. A. I. et R. le grand-duc de Wurtzbourg (Confédération du Rhin), poste qu’il occupa jusqu’au 10 décembre 1812, date de sa mise en disponibilité. — Il fut rappelé à l’activité, comme colonel chef d’état-major de la 2 division du 3 corps de cavalerie, en avril 1813. Il commanda le département de la Loire à dater du 2 mars 1814. Maréchal de camp le 23 août 1814, il resta sans emploi jusqu’à l’année suivante. Il fut rappelé à l’activité en 1815, devint aide de camp de Napoléon qui le nomma général de division le 15 juin 1815 (veille de la bataille de Ligny) ; mais ce dernier grade ne fut pas confirmé.

Le général Montholon avait fait onze campagnes au cours desquelles il s’était brillamment distingué, notamment en Italie, à Austerlitz, à Iéna, à Friedland, à Ratisbonne et à Wagram. Il avait reçu cinq blessures.

Il partit pour Sainte-Hélène le 17 juillet 1815, et ne rentra en France que le 18 octobre 1821, plus de cinq mois après la mort de Napoléon qui l’avait choisi pour exécuteur testamentaire, avec les généraux Bertrand, Gourgaud et M. Marchand.

Il avait été rayé des contrôles de l’armée à dater du jour de son départ pour Sainte-Hélène et considéré comme en réforme, sans traitement. Réintégré dans les cadres de l’armée en 1831, il ne reprit pas de service actif.

En 1840, il fut arrêté à Boulogne avec le prince Louis-Napoléon, condamné, par arrêt de la Cour des Pairs, rendu le 6 octobre 1840, à vingt ans de détention, et, par suite, rayé des contrôles de l’armée. Prisonnier dans la citadelle de Ham, il fut, après l’évasion du Prince, gracié, relevé des effets de sa condamnation et réintégré dans les cadres de l’armée le 10 juillet 1846 ; — retraité, pour ancienneté de services, le 17 mai 1850 ; — relevé de la retraite et placé dans la section de réserve le 2 mars 1853.

Après la révolution de 1848, il avait été élu député du département de la Charente-Inférieure et il conserva ce mandat jusqu’au coup d’État du 2 décembre.

Le général Montholon venait d’atteindre l’âge de 70 ans lorsqu’il mourut à Paris, le 20 août 1853.

Il avait épousé en premières noces, en 1812, Albine-Hélène de Vassal, née à Paris vers 1780, fille de feu André de Vassal, écuyer, seigneur de Saint-Hubert, de la Fortelle et autres lieux, ancien député de la noblesse du Languedoc à l’Assemblée des notables, ancien receveur général des finances et fortifications d’Auvergne, du Languedoc, du Roussillon et du comté de Foix, et d’Anne Pas de Beaulieu.

Le général Montholon épousa en secondes noces Caroline-Jane O’Hara, née à Londres en 1802, décédée à Bordeaux en 1886, fille du colonel J. O’Hara, de l’armée anglaise, et de J. Johnson.

Mde Montholon, née O’Hara, eut un fils unique : Charles-Jean-Tristan, comte de Montholon, mort le 1er septembre 1899, à Berne, où il était ambassadeur

de France, sans enfant, de son mariage avec Pauline Fè d’Ostiani, fille du comte Fè d’Ostiani, sénateur du royaume d’Italie, ancien envoyé extraordinaire, et d’N. de Sonza-Brèves.

Du premier mariage du général Montholon avec Albine-Hélène de Vassal naquirent quatre enfants :

xvi. — Charles-François-Frédéric, marquis et comte de Montholon, comte de Lee, né à Paris le 27 novembre 1814 (fils de Charles-Tristan et d’Albine-Hélène de Vassal), fut admis à l’École militaire de Saint-Cyr en 1831 ou 1832, donna sa démission peu après ; débuta dans la diplomatie en 1834, en qualité d’attaché à la légation de France à Athènes, et fut successivement : secrétaire de troisième classe à Washington ; chargé d’affaires à Quito (Équateur), en 1850 ; à Lima (Pérou), en 1853 ; consul général à New-York, en 1853 ; envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire au Mexique, près l’empereur Maximilien, le 12 août 1863 ; à Washington, le 28 février 1865 ; puis à Lisbonne. Il fut nommé sénateur de l’Empire le 11 avril 1870. Il était grand-officier de la Légion d’honneur, grand-croix des ordres de Notre-Dame de Guadeloupe, du Christ et de l’Immaculée-Conception, etc. Il avait épousé à Washington, le 1er novembre 1837, Marie-Victoria Gratiot, née à Philadelphie le 17 février 1820, décédée à Rouen le 25 octobre 1878, fille de Charles Gratiot, général du génie, ancien ministre de la Guerre des États-Unis, et d’Anne Belin. M. et M de Montholon avaient eu quatre enfants, qui suivent :

xvii. — Gratiot-Adolphe-Charles-Tristan,marquis et comte de Montholon, comte de Lee, né à Wilmington (Amérique du Nord) le 5 août 1841 ; admis à l’École militaire de Saint-Cyr en 1861, sous-lieutenant de cavalerie en 1863, fit campagne au Mexique aussitôt après sa sortie de l’École ; fut, en 1870-71, attaché comme capitaine de cavalerie à l’état-major de l’amiral Jaurès, commandant le 21 corps (armée de la Loire), et nommé chevalier de la Légion d’honneur. Il devint major de cavalerie, puis chef d’escadrons et fut admis à la retraite le 7 septembre 1887, pour cause de blessures reçues en service commandé. Il est mort à Paris le 12 juin 1892.

Il avait épousé à Paris, le 8 octobre 1873, Marie-Gabrielle-Anne, fille de Louis Marcotte de Quivières, ancien sous-préfet, ancien consul de France, et de Thérèse-Gabrielle d’Amblat, son épouse.

xviii. — Jean-Charles-Catherine-Marie, marquis de Montholon, comte de Lee, né à Morancez (Eure-et-Loir), le 25 novembre 1875 ; a épousé à Paris, le 6 juillet 1899, Hélène-Gabrielle-Paule, fille de Louis-Bernard, marquis d’Harcourt d’Olonde, et de Marguerite de Gontaut-Biron, dont une fille qui suit.

xiv. — Marguerite-Françoise de Montholon-Sémonville, née à Paris le 19 juin 1900.

Issu de Mathieu (14degré) et d’Angélique-Aimée
De Rostaing.

xv. — Louis-Désiré de Montholon, marquis de Sémonville, né à Paris le 16 octobre 1785, décédé à Versailles le 27 février 1863 (deuxième fils de Mathieu et d’Angélique-Aimée de Rostaing ; d’abord chevalier de Malte de minorité. Il servit ensuite quelque temps comme officier de cavalerie et fut chambellan de l’impératrice Joséphine. Il devint, sous Louis xviii, gentilhomme de la chambre du Roi, s’établit à Rome après la révolution de 1830, et fut substitué aux titres de prince d’Umbriano del Precetto et de comte de Saint-Michel attachés aux terres de ces noms, antérieurement possédés par le duc Benedetti. Il épousa en premières noces, le 8 juillet 1806, à Dugny, près Verdun (Meuse), Élisabeth-Marguerite de la Cour-Pavant, fille unique de Louis de la Cour, capitaine d’artillerie, et de Marguerite-Henriette de Pavant — dont postérité ; — devenu veuf, il épousa en deuxièmes noces, à Versailles, le 23 janvier 1836, Marie-Théodule, fille de Sévère Loz, vicomte de Beaucours, ancien lieutenant-colonel d’état-major, chevalier de Saint-Louis, et de Guilaine-Charlotte de Cunchy.

Il était né deux fils du premier mariage de Louis-Désiré avec Mlle de la Cour-Pavant, savoir :

xvi. — Louis-François-Alphonse de Montholon, marquis de Sémonville, prince d’Umbriano, comte de Saint-Michel (fils aîné de Louis-Désiré et d’Elisabeth-Marguerite de la Cour-Pavant), né à Paris le 6 mars 1808, fut successivement page des rois Louis xviii et Charles x, sous-lieutenant, en 1826, à l’École d’état-major, attaché à l’état-major du général en chef Bourmont en 1830 (campagne d’Alger), chevalier de la Légion d’honneur en 1831, capitaine d’état-major en 1833, démissionnaire en 1838 : Il est mort le 11 octobre 1865. Il avait épousé à Paris, le 9 juin 1831, Marie-Jacqueline-Sidonie, née à Heilly (Somme) le 10 janvier 1810, morte à Quévillon (Seine-Inférieure) le 17 août 1891, fille d’Aimé-Jacques de Guignes, comte de Moreton-Chabrillan, et d’Alexandrine-Françoise-Eugénie-Zéphyrine-Olympe de Choiseul-Gouffier. Il a laissé un fils unique, qui suit.

xvii. — Aimé-François-Alphonse, marquis de Montholon-Sémonville, prince d'Umbriano del Precetto, comte de Saint-Mochel, né à Paris en 1841, a épousé à Paris, le 7 octobre1891, Léonie-Gabrielle-Euphrasie Hué, fille du baron Hué, ancien député, et d'Augusta Barbet, et veuve de Philibert de Guignes, comte de Moreton-Chabrillan.

Page 1