‹ Textes de jeunesse Tome IIChapitre 7 sur 49 · 1.8

1.8

Pour moi le dernier mot du sublime dans l’art sera la pensée c’est-à-dire la manifestation de la pensée aussi rapide aussi spirituelle que la pensée.

Quel (est l’)homme qui n’a pas senti son esprit accablé de sensations et d’idées incohérentes, terrifiantes et brûlantes ? L’analyse ne saurait les décrire, mais un livre ainsi fait serait la nature. Car qu’est-ce que la poésie si ce n’est la nature exquise, le coeur et la pensée réunis.

Ô si j’étais poète comme je ferais des choses qui seraient belles.

Je me sens dans le coeur une force intime que personne ne peut voir. – Serai-je condamné toute ma vie à être comme un muet qui veut parler et écume de rage ?

Il y a peu de positions aussi atroces.