XIV.
Toute la famille de Gudal pleure, se lamente et une grande foule s’attroupe dans la cour. Quel est ce cheval emporté qui vient de s’abattre ? quel est ce cadavre étendu sur le seuil de la porte ? quel est ce cavalier sans vie ? Les plis de son front basané ont conservé la trace d’une alarme guerrière ; ses armes et ses vêtements sont souillés de sang ; dans une dernière étreinte nerveuse sa main s’est raidie sur la crinière. O fiancée ! Ton regard n’a pas attendu longtemps ton jeune promis ! Il a tenu sa parole de prince et il est accouru au festin nuptial ! Mais, hélas ! Jamais plus il ne remontera sur son rapide coursier.