‹ Une nuit au LuxembourgChapitre 183 sur 222 · MOI

MOI

Nous avons le désir.

J’avais parlé comme un homme, et non comme celui dont la maîtresse est une immortelle. Élise paraissait indifférente à l’obscure douleur qui assombrissait mes paroles.

Ma nature maintenant était double. Quand je pensais à mon maître, à Élise, aux heures passées dans ce jardin, je me sentais caressé et soulevé par de tièdes ondes de joie ; quand je considérais les choses de la terre, j’avais froid et j’étais triste.

Élise me quitta encore une fois pour aller rejoindre ses compagnes. Mon maître m’appela. Il s’était assis à l’entrée de la salle et ne regardait rien.

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