MOI
J’ai choisi.
Au même instant, toutes délices s’évanouirent et je me sentis malade, de ce mal accablant qui suit les nuits de débauche. Rien n’avait changé autour de moi, cependant, et j’étais debout parmi les mêmes marbres, mais glacés, et qui me faisaient presque honte et presque peur. J’entendais dans la salle voisine les rires des jeunes femmes, mais ils me semblaient venir d’un troupeau de filles. Mon maître, toujours assis là, me regardait, mais avec des yeux où je croyais voir je ne sais quelle moquerie cruelle, je ne sais quels reproches tristes. Une angoisse m’éprouvait, je respirais mal, j’avais froid, le souvenir de mes luxures nocturnes me dégoûtait le cœur. J’allais peut-être m’évanouir, quand mon maître parla.