‹ Une nuit au LuxembourgChapitre 22 sur 222 · MOI

MOI

C’était pourtant une œuvre divine. Votre père…

Mais je me tus, tremblant de bonheur. Trois jeunes femmes s’avançaient vers nous. Elles étaient vêtues de blanc. De légers chapeaux de fleurs ornaient leurs chevelures légères couleur de blé. Elles marchaient lentement, se tenant par la main ; leurs sourires faisaient une lumière dans la lumière. À la vue des roses nouvelles, elles crièrent toutes ensemble comme des enfants et demeurèrent les bras levés vers les rosiers, craintives et troublées par le désir.

Je regardais, prisonnier du charme, mais, mon ami, avec l’aisance d’un roi, fit quelques pas vers elles, et leur tendit les roses qu’il avait cueillies. Elles les prirent en rougissant et les passèrent dans leur ceinture. Celle qui était la plus grande, qui avait les plus beaux cheveux, les plus beaux yeux et la beauté la plus harmonieuse, remercia d’un sourire et de quelques paroles, puis ajouta :

— Nous vous cherchions.

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