‹ Œuvres complètes de lord Byron, Tome 04, comprenant ses mémoires publiés par Thomas MooreChapitre 106 sur 112 · XVIII.

XVIII.

SI MON COEUR ÉTAIT AUSSI PERFIDE QUE TU LE PENSES.

1. Si mon coeur était aussi perfide que tu le penses, je n'aurais pas eu besoin d'errer loin de la Galilée; il ne fallait qu'abjurer ma croyance pour effacer la malédiction qui est, dis-tu, le crime de ma race.

2. Si les méchans ne triomphent jamais, alors Dieu est avec toi! si les esclaves seuls tombent dans le péché, tu es aussi pur que libre! si les proscrits d'ici-bas sont traités en bannis là-haut, vis toujours dans ta foi! mais moi, je mourrai dans la mienne.

3. Pour ma foi, j'ai perdu beaucoup plus que tu ne peux me donner; Dieu le sait, ce Dieu qui te permet de prospérer; dans sa main est mon coeur et mon espérance,--dans la tienne, mon pays et ma vie que pour lui je résigne.

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