II.
Dans la vallée des eaux nous pleurons sur le jour où l'ennemi, où l'hôte de l'étranger fit sa proie de Jérusalem; et nos têtes reposent tristement penchées sur nos seins, et nos cÅurs sont pleins de la patrie absente.
Le chant qu'ils demandaient en vain,--il dort encore dans nos ames, comme le vent qui a expiré sur la colline; ils demandaient nos chants sur la harpe,--mais ils versèrent notre sang avant que notre main droite leur fît entendre le moindre accord d'harmonie.
Nos harpes sans cordes sont suspendues sur les branches désolées du saule, aussi tristes, aussi muettes que les feuilles desséchées. Nos mains peuvent être enchaînées,--nos larmes sont encore libres pour notre prière et notre gloire,--et Sion! oh toi!