‹ Œuvres de P. Corneille, Tome 04Chapitre 12 sur 30 · VII.

VII.

Le même genre de supériorité se maintient chez Corneille dans la scène suivante, où Cliton demande compte à son maître de tant de menteries. Une partie des réponses de ce dernier est nécessairement inventée dans le français, entre autres l'apologie du rôle militaire qu'il s'est donné. Rien de piquant comme l'ironique compliment à charmer une dame:

«.... J'apporte à vos beautés Un cœur nouveau venu des universités[514]....»

On croit lire du Regnard et du meilleur. C'est du reste une analogie de manière qui se retrouve assez souvent, soit dans la plaisanterie, soit dans le ton leste et risqué des personnages. Citons une autre jolie réplique, qui n'est que traduite, mais traduite parfaitement aux vers 362 et suivants de Corneille:

Tú no sabes a qué sabe, cuando llega un porta-nuevas muy orgulloso á contar una hazaña ó una fiesta, taparle la boca yo con otra tal, que se vuelva con sus nuevas en el cuerpo, y que reviente con ellas.

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