V. 2 V. A. M. A. M. C. I. A.
Un homme plus positif dirait:
A. M. C. I. A.»
On lit encore: «Droit que j'ai d'écrire ces mémoires: quel être n'aime pas qu'on se souvienne de lui?»
--Deux feuillets supplémentaires, numérotés 69 et 70 du cahier, portent: (Fol. 69 recto) «20 décembre 1835. Faits à placer en leur lieu, mis ci-derrière pour ne pas les oublier: nomination d'inspecteur du mobilier, derrière la page 254 de la présente numération.--A sept ans commencé le latin, donc en 1790.»
(Fol. 69 verso): «Faits placés ici pour ne pas les oublier, à mettre en leur lieu: Pourquoi Omar m'est pesante.
C'est que je n'ai pas une société le soir pour me distraire de mes idées du matin. Quand je faisais un ouvrage à Paris, je travaillais jusqu'à étourdissements et impossibilité de marcher. Six heures sonnant, il fallait pourtant aller dîner, sous peine de déranger les garçons du restaurateur, pour un dîner de 3 fr. 50, ce qui m'arrivait souvent, et j'en rougissais. J'allais dans un salon; là, à moins qu'il ne fût bien piètre, j'étais absolument distrait de mon travail du matin, au point d'en avoir oublié même le sujet en rentrant chez moi à une heure.»
(Fol 70 verso): «20 décembre 1835. Fatigue du matin.
Voilà ce qui me manque à Omar: la société est si languissante (Mme Sandre, the mother of Marieta), la comtesse Rave ..., la princesse de Da ... ne valent pas la peine de monter en voiture.
Tout cela ne peut me distraire des idées du matin, de façon que quand je reprends mon travail le lendemain, au lieu d'être frais et soulagé je suis absolument éreinté.
Et après quatre ou cinq jours de cette vie, je me dégoûte de mon travail, j'en ai réellement tué les idées en y pensant trop continuement. Je fais un voyage de quinze jours à Cività-Vecchia et à Ravenne (1835, octobre). Cet intervalle est trop long, j'ai oublié mon travail. Voilà pourquoi le Chasseur vert languit, voilà ce qui, avec le manque total de bonne musique, me déplaît dans Omar.»]