II, 56.
[1164] Marc, XV, 21.
[1165] La circonstance Luc, XXIII, 27-31 est de celles où l'on sent le travail d'une imagination pieuse et attendrie. Les paroles qu'on y prête à Jésus n'ont pu être écrites qu'après le siège de Jérusalem.
[1166] Talm. de Bab., Sanhédrin, fol. 43 a. Comp. Prov., XXI, 6.
[1167] Talm. de Bab., Sanhédrin, 1. c.
[1168] Marc, XV, 23. Matth., XXVII, 34, fausse ce détail, pour obtenir une allusion messianique au PS. LXIX, 22.
[1169] Matth., XXVII, 35; Marc, XV, 24; Jean, XIX, 23. Cf, Artémidore, Onirocr., II, 53.
[1170] Lucien, Jud. voc., 12. Comparez le crucifix grotesque tracé à Rome sur un mur du mont Palatin. Civiltà cattolica, fasc. CLXI, p. 529 et suiv.
[1171] Jos., B. J., VII, VI, 4; Cic., In Verr., V, 66; Xénoph. Ephes., Ephesiaca, IV, 2.
[1172] Luc, XXIV, 39; Jean, XX, 25-27; Plaute, Mostellaria, II, I, 13; Lucain, Phars., VI, 543 et suiv., 547; Justin, Dial. cum Tryph., 97; Tertullien, Adv. Marcionem, III, 19.
[1173] Irénée, Adv. hær., II, 24; Justin, Dial. cum Tryphone, 91.
[1174] Voir le graffito précité.
[1175] Voir le texte arabe publié par Kosegarten, Chrest. arab., p. 64.
[1176] Spartien, Vie d'Adrien, 10; Vulcatius Gallicanus, Vie d'Avidius Cassius, 5.
[1177] Matth., XXVII, 48; Marc, XV, 36; Luc, XXIII, 36; Jean, XIX, 28-30.
[1178] Dig., XLVII, xx, De bonis damnat., 6. Adrien limita cet usage.
[1179] Matth., XXVII, 36. Cf. Pétrone, Satyr., CXI, CXII.
[1180] Luc, XXIII, 34. En général les dernières paroles prêtées à Jésus, surtout telles que Luc les rapporte, prêtent au doute. L'intention d'édifier ou de montrer l'accomplissement des prophéties s'y fait sentir. Dans ces cas d'ailleurs, chacun entend à sa guise. Les dernières paroles des condamnés célèbres sont toujours recueillies de deux ou trois façons complètement différentes par les témoins les plus rapprochés.
[1181] Jean, XIX, 19-22.
[1182] Jean, XIX, 25 et suiv.
[1183] Les synoptiques sont d'accord pour placer le groupe fidèle «loin» de la croix. Jean dit: «à côté,» dominé par le désir qu'il a de s'être approché très-près de la croix de Jésus.
[1184] Matth., XXVII, 55-56; Marc, XV, 40-41; Luc, XXIII, 49, 55; XXIV, 10; Jean, XIX, 25. Cf. Luc, XXIII, 27-31.
[1185] Jean, XIX, 25 et suiv. Luc, toujours intermédiaire entre les deux premiers synoptiques et Jean, place aussi, mais à distance, «tous ses amis.» (XXIII, 49.) L'expression [Greek: gnôstoi] peut, il est vrai, convenir aux «parents.» Luc cependant (II, 44) distingue les [Greek: gnôstoi] des [Greek: sungeneis]. Ajoutons que les meilleurs manuscrits portent [Greek: oi gnôstoi autô], et non [Greek: oi gnôstoi autô autou]. Dans les Actes (I, 14), Marie, mère de Jésus, est mise aussi en compagnie des femmes galiléennes; ailleurs (Évang., II, 35), Luc lui prédit qu'un glaive de douleur lui percera le coeur. Mais on s'explique d'autant moins qu'il l'omette à la croix.
[1186] C'est là, selon moi, un de ces traits où se trahissent la personnalité de Jean et le désir qu'il a de se donner de l'importance. Jean, après la mort de Jésus, paraît en effet avoir recueilli la mère de son maître, et l'avoir comme adoptée (Jean, XIX, 27). La grande considération dont jouit Marie dans l'église naissante le porta sans doute à prétendre que Jésus, dont il voulait se donner pour le disciple favori, lui avait recommandé en mourant ce qu'il avait de plus cher. La présence auprès de lui de ce précieux dépôt lui assurait sur les autres apôtres une sorte de préséance, et donnait à sa doctrine une haute autorité.
[1187] Matth., XXVII, 40 et suiv.; Marc, XV, 29 et suiv.
[1188] Matth., XXVII, 44; Marc, XV, 32. Luc, suivant son goût pour la conversion des pécheurs, a ici modifié la tradition.
[1189] Matth., XXVII, 43; Marc, XV, 33; Luc, XXIII, 44.
[1190] Pétrone, Sat., CXI et suiv.; Origène, In Matth. Comment. series, 140; texte arabe publié dans Kosegarten, op. cit., p. 63 et suiv.
[1191] Eusèbe, Hist. eccl., VIII, 8.
[1192] Matth., XXVII, 46; Marc, XV, 34.
[1193] Matth., XXVII, 50; Marc, XV, 37; Luc, XXIII, 46; Jean, XIX, 30.