‹ Vingt-quatre heures d’une femme sensibleChapitre 39 sur 47 · Lettre 40

Lettre 40

Pourquoi ces larmes, ces cris, ce désespoir ? de quoi puis-je me plaindre ? ma vie, mon sang, ne bouillonnent-ils pas encore dans mes veines ? tout l’avenir ne s’est-il pas rouvert devant moi ? J’ai été trompée ?… eh bien, n’est-il pas beau d’être trompée ? n’est-ce pas la gloire des âmes pures ? Que me parle-t-on de déshonneur ! S’il fallait paraître devant le tribunal de l’honneur même, je dirais : Je l’aimais ; ce mot suffirait pour ma défense. Que dirais-tu pour la tienne ?

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