‹ 1.These: Etudes stratigraphiques sur le Nummulitique alpin. 2.These: Essai sur l'Évolution des Cérithidés dans le Mésonummulitique du Bassin de ParisChapitre 35 sur 51 · RACES · texte numérisé non relu

RACES

Nous avons vu que la variété pouvait se combiner avec les mutations : celles-ci peuvent avoir aussi leurs races. — C. globulosum a dans le Cotentin une race altavillense, etle C. Dallagonis OPrEexx. de Roncà et de Monte Pulli est sa race méditerranéenne ; C. mutabile est représenté au Bois-Gouët par une race Renati ; C. Blainvillei a dans le Cotentin et au Bois-Gouët une race Mon-

thiersi ; enfin, C. Bonneti, du Bois-Gouët n’est qu’une race de C. Bonellii.

bo LES PROCESSUS DE L'ÉVOLUTION DE L'ENSEMBLE DE LA FaAuNE DE CÉRITHES

On pourrait supposer que les transformations d'une faune évoluant sur place se fissent graduellement et sans discontinuité, les formes nouvelles apparaissant peu à peu, isolément, chacune à son heure. Eh bien, il n’en est pas ainsi. Il y a pour la faune, comme pour chacun des rameaux, des périodes de mutations, relativement courtes, séparées par des intervalles de stabilité et de stérilité relativement longs.

Aucun fait d'évolution dans l'épaisseur du Lutétien ; par contre, à la limite du Lutétien et de l'Auversien, période intense d’évolution, et un grand nombre de mutations nouvelles apparaissent à la base de l’Auversien. Aucun fait d'évolution dans toute l'épaisseur de l’Auversien jusqu'à la zone de Mortefontaine incluse; puis nou-

velle période d’instabilité et apparition d’un grand nombre de formes nouvelles dans la zone de Montagny, qui représente la base du Bartonien. Une nouvelle période de mutations s'observe ensuite avec le début du Ludien, etc.

Ainsi done, Les deux faits les plus remarquables sont : 1° que tous les rameaux phylétiques de Cérithes varient en même temps, leurs périodes de mutations sont toutes synchroniques, et les intervalles de stabilité coïncident entre eux ; 2° les périodes de mutations de la faune de Cérithes se produisent toujours à la limite d'un étage à l’autre, c'est-à-dire qu'elles coïncident avec les changements de faune généraux de la région. On peut même aller plus loin et constater que ces périodes de mutation coiïncidentavec les mouvements de faunes qui se produisent dans toute l'Europe, tant continentale que méditerranéenne, à la limite du Lutétien et de l’Auversien, de l’Auversien et du Bartonien, du Bartonien et du Ludien, etc.

Il semble donc que ce soit à des causes externes très générales que l’on doive le « déclanchement », si l’on peut dire, de la mutabilité, et l'apparition des caractères nouveaux, jusque là conservés à l’état latent dans ies espèces. En tout cas, on ne peut chercher les causes de la variation dans des phénomènes particuliers au bassin de Paris.

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