‹ 101. Régiment Jules NoriacChapitre 43 sur 49 · PLUS DE PORTIERS · texte numérisé non relu

PLUS DE PORTIERS

Je viens de mettre une cravate blanche et de passer un habit noir, enfin je suis dans la tenue qui convient à un homme qui va traiter une grande et grave question.

Je commence par déclarer que je ne m’adresse qu’aux gens sérieux et profonds. S’il est, parmi les lecteurs du Figaro, des esprits légers et frivoles, qu’ils sautent ces alinéas avec empressement et qu’ils lisent la lie vue des Deux-Mondes.

Un inventeur, un homme de génie auquel on élèvera des autels avant trois semaines , vient d’inventer un appareil, une machine, une mécanique, une manivelle, je ne sais pas au juste, dont je vais le premier — ce sera peut-être ma seule

FOLIOLES

gloire — donner au monde ravi la description fidèle, quoique imparfaite.

— Fidèle, quoique imparfaite, direz-vous, cela ne parait pas très-logique.

Je m’explique : je vais expliquer sans expliquer, raconter sans dévoiler, comme j’ai fait jadis pour le ' fameux secret de Rarey, ce fameux secret que personne n’a trahi, parce que personne n’a pu le comprendre.

Ici, il ne s’agit point d’un secret de fantaisie; si je ne suis pas plus explicite dans les détails, c’est que je ne veux porter nulle atteinte à la fortune d’un homme sublime qui va délivrer Paris d’une des sept plaies qui le tourmentent lui et ses environs.

Cette machine ou cette manivelle est tout simplement la télégraphie électrique appliquée aux besoins journaliers du ménage.

Un appareil placé au faîte d’une maison et dont les fils communiquent par un mécanisme ingénieux

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