‹ 1564-1621, Daniel ChamierChapitre 44 sur 80 · SED LIBERA >0S A MALO · texte numérisé non relu

SED LIBERA >0S A MALO

haines et les rancunes d'un Matlian... « de nos autels infâme déserteur, et qui,

A Baal [désormais] prêtant son ministère...

Voudroit anéantir le Dieu qu'il a quitté.

1615. — Charnier dépoté par la ville de Uonfauban pour aller au-devant du duc de Bohau. — Pages 163, 193.

Nous lisons dans V Histoire de Montauban par H. Le Bret, prévost de l'Eglise cathédrale de cette ville, en 1668 (nouv. édit., par l'abbé Marcellin et G. Ruck. Montauban, 4811. In-S", t. II, p. 113) :

« Le prince de Condé , mécontent de la Cour, après la tenue des Etats généraux, se retira dans ses terres, où les mesures sévères employées par le roi à son égard, l'aigrirent davantage. Il publia un manifeste, et appela les protestants à épouser sa querelle. Le duc de Rohan , de son côté, se détermina à prendre les armes. De concert avec le prince et le maréchal de Bouillon, il adressa à l'assemblée calviniste de Grenoble des mémoires qui ■ achevèrent de monter les esprits. Il avoit cru gagner les Montalbanais en leur députant le marquis de Malauze et le ministre Chauffepied ; mais il fut trompé dans ses conjectures. Montauban ne bougea pas. Le duc y vint en personne, désireux de s'attacher une \111e dont l'exemple entraîneroit un grand nombre d'autres, et n'eut pas plus de succès. Les 3Iontalbanais répondirent à toutes ses instances, qu'ils vouloient attendre les résolutions de l'assemblée qui, de Grenoble, s'étoit transférée à Nismes. Fâché de cette résistance, le duc de Rohan se rendit au Synode qui se tenoit à Réalmont, dans le Languedoc. L'assemblée accueillit ses propositions avec enthousiasme et le proclama général des Eglises réformées du Haut-Languedoc et de la Haute-Guyenne. Mais, toujours préoccupé du dessein de gagner Montauban, il crut en venir à bout par une flatterie, qui lui réussit. Il refusa le titre et l'autorité que le Synode lui avait dévolus, jusqu'à ce que les Montalbanais les lui eussent confirmés. A peine eurent-ils appris cette déférence honorable, que les Montalbanais se dévouèrent sans réserve au service du duc. Ils lui députèrent aussitôt le ministre Charnier et six notables habitants, qui lui offrirent leurs personnes, leurs biens et leur ville »

1615. GKAUMAIRK UÉBAAÏQUË 'S'S9

1015. '— Ciraminalrc hébraïque^ manuscrit d'an étudiant de UoutaubaU) disciple de Chantier. — Pages 155, 199.

Le Catatogus librorum manuscriptorum d'Haenel indique sous le n" 64 de la bibliothèque publique de Metz un manuscrit intitulé ; Grammatîca kebraica Danielis Chamieri Delpliinatis. 1615. In-4'' chart, (papier). Nous avons voulu savoir ce qu'était cet ouvrage : 31. le pasteur 0. Cuvier et M. le profeseur Nicolas ont bien voulu nous fournir les renseignements que nous allons résumer ici.

C'est un volume de 312 pages in-4o, plus un feuillet de tables; relié en peau noire avec deux lilets d'or, le dos refait en basane, roux. Il porte celle mention : S. Arnulphi Metensis, 4763. En voici le titre :

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DANIELIS CHAMIERI

Delphinatis

GRAMMATICA HEBRjEA

2 U» »buD

usa n^i-xS? Da

Describebat Pelrus Bachelleus aniiu MDCXr MOJSTJLB.ÏiM

Sur une première page blanche est écrit :

'EjJLoi TO (^r,v XptTTo; xal to ànoOavEÎv xépooç

Amare liceat, si potiri non licet :

Hoc grati aninii sijinbolurn, in senipiternam arnica consuetudinis tnemoriam, D. Pelro Bachelleo, ego Genevam proficiscens apposai in Monte AlmariOf anno Domini 1618.

Gastine.

Ainsi c'est la rédaction d'un étudiant ayant suivi le cours d'hébreu de Charnier en 1613, et à Montélimar, un ami, du nom de Gastini-, parlant pour Genève en 1618, y a inscrit à la première page le texte : Christ est ma vie, et la mort rnest un gain (Philipp. I, 21), avec quelques mots affectueux, en signe d'adieu. Pierre Bachellé, l'auteur du manuscrit, est indubitablement le ministre de ce nom revu à Sauzet en Dauphiné, en 1624, et qui fut pasteur à Montélimar en 1627. 11 était dt- Metz. (Voir Bull, de la Soc. de VHist. du Protest, franc., t. I, p. 1o8.} Un Gastine était en 1618, pasteur de Courcelles-Chaussy, dans le pays Messin.

Pour donner au moins, à ceux que l'œuvre de Charnier peut intéresser, une idée de la grammaire qu'il professait, nous reproduirons ici l'index des chapitres dont elle se compose. A en juger par la table, cette grammaire, divisée en quatre livres, est complète. Seulement elle est disposée, nous dit M. Nicolas, d'après un système depuis longtemps abandonné. Charnier suit le modèle des grammaires grecque et latine, et par là il introduit dans l'hébreu des choses contraires au génie de cette langue, par exemple dans les chapitres 3 à 7 du livre III, neuf formes de déclinaisons des substantifs, tandis que l'on s'accorde aujourd'hui à reconnaître que ce qu'on appelle déclinaison était chose inconnue aux Hébreux. Les reges et les ministri (livre IV, ch. 3 et 4), sont des signes diacritiques , soit pour la jtonctuation. soit pour l'intonation.

Index libronuit et copittuu honc Gromnwticom dividentiwn.

LIBER PRIML'S.

Cap. 1. De Nucalibus. — 2. De consoiiis. — o. De syllaba. -- l. De lilleris. — u. De schva, de mappik. — 6. De schva composito. — 7. De Raphe et Dages. — 8. De accentu. — 9. De vocabulo innumero. — 10. De numéro et génère. — II. De nomine. — 12. De verbo. — -13. De activo,

1016. DEUX SONNETS SUR LES TRAGIQUES DE d'aUBIGNÉ. 341

passive et neutro. — 14. De radiée. — 15. De voeabulo puro, quiescenle defeclivo. — 16. De repelitione radicaliuiii. — 17. De Uteris "T^naDfc^n [\eUres àile^ hééma7itiques\. — 18. De composito. — 19. De casu.— 20. De derivationis significatione.

LIBER SECUiVDUS.

Cap. 1. De modis conjugationis. — 2. De ordinibus conjugationis. —

3. Kal perfectorum. — 4. Kal quieseentiuni »s. — 5. Kal quiescentium »y fou ly). — 6. Kal quiescentium nb» — "7. Kal j^eminatonim. — 8. De conjugalioiiibus oriis. — 9. De conjugalione niphal. — 10. De biphil. — 11. De hophal. — 12. De pihcl. — 13. De pubal. — 14. De hilbpaliel.

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