‹ 1564-1621, Daniel ChamierChapitre 64 sur 80 · LE TEMPLE DE MONTELIMAR · texte numérisé non relu

LE TEMPLE DE MONTELIMAR

contre la muraille ; et il y avoit une autre porte audit temple du côté du levant, et une autre de celui du septentrion, et que le banc du consul de cette ville est tapissé d'un tapis parsemé de fleurs de lys, estant à main droite de ladite chaire ; un autre banc le long de la muraille, du côté du levant, où est la chaire du vice-séneschal et de son lieutenant, lorsqu'il est de la R. P. R., avec un banc qui y joint pour les advocats, le tout paré d'un tapis de fleurs de lys, et un autre banc du côté du septentrion, à main gauche de la porte, qui est fleurdelisé, pour les officiers de l'Election, quand il y en a, et à un coin du temple est le degré pour monter a une tour carrée en forme de clocher, qui est entièrement remplie d'une montée où il y a soixante-quinze degrés de la hauteur de huit pouces chacun environ, au bout desquels degrés, en haut, est une ouverture carrée à la hauteur, depuis le plus haut degré, d'une demi-toise, où est un carré de pierre de taille d'une toise et demie, sur lequel est une arcade de pierre où est posée la cloche, comme aussi nous avons remarqué ladite tour avoir été faite à deux fois, y apparaissant un reste de toit jusques à l'encoignure du temple entre le midi et le couchant, et qu'elle a été élevée au-dessus dudit toit, ce qui nous a été rapporté par ceux de ladite R. P. R. avoir été fait à cause que la cloche ébranloitles murailles du temple, y ayant quelques fautes qui y paroissent. Nous avons encore remarqué, à la fenêtre qui répond du côté du levant, les armes du roy avec la couronne et le collier de l'ordre de Saint-Michel seulement ; et ù celle qui respond du côté du couchant, au-dessus du banc des consuls, au plus haut, sont les armes du Dauphiné, et au-dessous celles de cette ville avec des chaperons rouges, comme aussi ayant fait mesurer la distance qui est depuis le coin dudit temple jusques à celui de la chapelle des pénitens, que les catholiques prétendent avoir ci-devant appartenu à l'ordre des templiers et depuis à celui de Malte, nous avons trouvé y avoir neuf toises et un pied de roy de distance. Et de tout ce que dessus avons dressé le présent procès-verbal.

Fait à Montélimar, les an et jour susdits. Et ont signé :

RocHART. — Charles Arbalestier.

Jugement départage du 9 septembre iG64.

Aujourd'hui 9^ septembre 1CG4,

Les commissaires députés par Sa Majesté, pour l'exécution de l'Edit de Nantes es provinces du Dauphiné, Lyonnais et Provence, procédans en jugement de l'instance pendante par-devant nous ;

D'entre messire Gilles LeFéron, prêtre chanoine de Saint-Appollinaire de Valence et syndic du clergé du diocèse dudit Valence, demandeur en requesle du 16« octobre de l'année dernière, d'une part ;

Ai\ APPENDICE A LA VIE.

Allencontre (le mcssire Adrien Cliamier, ministre de la R. P. R. de la ville de Montélimar, les anciens et autres habitants de ladite ville faisant profession de la dite R. 1*. R., deffendeurs, de l'autre.

Et entre les conseils et habitants catholiques de, etc.;

Vu, etc., etc., etc.;

Vu... un extrait des actes du colloque assemblé à Eurre, le 8 février 1596, duquel il appert que MM. Daniel et Adrien Charnier y ont assisté pour ceux de Montélimar... et qu'ils ont été nommés députés à l'assemblée de Grenoble, le -20 février;

Autres extraits des colloques tenus à Vesc le 7 août 1596, à Bourdeaux le 4 novembre 1597, et à Gap, le 28 mai 1597;

Extrait d'une ordonnance de Lesdiguières du 15 lévrier 1599, par laquelle ii ordonne qu'il y aura à Montélimar un prêtre et un ministre, soit pour instruire les enfants de l'une ou de l'autre religion, soit pour exhorter et consoler les malades, tous les deux payés sur les deniers communs ;

Extrait d'un arrêt du Conseil d'Etat du 19 août 1523, par lequel il est ordonné que les deux premiers consuls de ladite ville seront catholiqyes elles trois autres de la R. P. R.; que les places de secrétaire, gardes des portes de la ville et capitaines du quartier seront remplies par des catholiques; que les armes qui ont été achetées aux deniers communs seront conservées dans la maison commune de ladite ville et seront distribuées par les capitaines de quartier, et lorsque le besoin de ladite ville ou de Sa Majesté le demanderont, également aux catholiques comme à ceux de la R. P. R.; que les ministres de ladite religion pourront assister les criminels de ladite religion sans néanmoins pouvoir faire aucunes prières en public, et quant à la maison appelée la grande escole qu'il y sera admis des régents catholiques et de la R. P. R. pour instruire les enfants d'une et d'autre religion, etc.;

Extrait d'une ordonnance des commissaires députés pour l'exécution de l'Edit de Nantes en cette province, du 18 février 1636, rendue sur la requête des habitants de Montélimar de la R. P. R., par laquelle faisant droit sur ladite requête ils ont permis à M. Crégut, ministre de la R. P. R., d'habiter et faire sa demeure en ladite ville de Montélimar et l'ont maintenu tant en ladite habitation (ju'en la liberté de prêcher et faire l'exercice de la charge de ministre de ladite religion avec l'autre ministre établi audit lieu;

Extrait du pan'ellaire de ladite ville de l'an 1593, par lequel il est justifié que le circuit du temple de ceux de la R. P. R. contient 86 cannes, 6 pans, sur la porte duquel temple sont les armes en relief du sieur connétable de Lesdiguières avec le manteau ducal, comme aussi la description desinscriplions qui sont sur la porte dudit temple, etc., etc. (Voir le procèsverbal du 4 juillet).

Le syndic du diocèse de Valence demandait :

Page 1