‹ 1637-1714. Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 122 sur 192 · TRAVAUX DE LE CLERC AUX GOBELINS DEPUIS SON MARIAGE · texte numérisé non relu

TRAVAUX DE LE CLERC AUX GOBELINS DEPUIS SON MARIAGE

3« Déoeide. — 1693-1702.

TnTAVX eltit» (L00 numiroi rwwomU au CMalogue de Jombert,)

U première Véoiu (235) ; la seconde (908) ; TApothéose d*bi8 (236) ; BiUMêca TeUeriana (237) ; Histoire de Ximeoés, par Pléchier (238) ; Saint (3aode (239); Jonins, Pidwa veterttm (241); Dictionoaire étjmologiqoe de Ménage (242) ; Palais de Stockolm (243) ; Faubourgs de Paris (244); Puêr parvulut (245); le Palais de Salomon (i48) ; Mtdtiplication des paios (251) ; Panégyrique des Saints, par Fléchier, 00 le petit Paradis (252); Instruction sur le Quiétisme (253); les Hommes illustres de Perrault (255) ; les BaUilles d'Alexandre (257) ; les Bourgogne (258) ; rHistoire (260) ; Catefalque du roi de Suède (261); le Mariage du due de Bourgogne (262); rAcadémie des Sciences (263) ; Aubouin (264); Saint Atbanase ou le Conciliabule de Tyr (265) ; la Vierge aux Anges (266) ; Introduction I la Géographie (27Q; Médaille en l*bonneur de Charles XII (274); les Armes de Geoffiroy (276); THistoire BysanUne (278); les Petites Conquêtes (279); Médailles du Roy (280).

La première Vénus (J., 235). — Pièce très-rare, gravée pour Potier et qui n'a pas été mise dans le commerce.

La vente du cabinet de Potier eut lieu en 1757, par les soins de Helle et Glomy. L'avant-propos du Catalogue contient une anecdote sur la première Vénus, que M. Ch. Blanc a reproduite {Trésor de la Curiosité, t. I, p. 37) dans les termes suivants : « Potier, dans les commencements de sa curiosité.

avait fait la connaissance de Séb. Le Clerc, et il racontait complaisammenty à ce sujet, Fanecdote suivante. En montrant aux curieux les premiers morceaux qu'il avait achetés, et qui étaient des plus ordinaires, il eut la mortification de voir ces riches possesseurs d'objets d'art, sourire de sa pauvreté, et de leur entendre répéter constamment : Nous avons tovi cela. Piqué de cette indifférence dédaigneuse. Potier alla trouver Séb. Le Clerc, el le pria de lui graver avec soin un petit morceau à son choix, dont le prix fût proportionné à sa bourse d'écolier. Le Clerc lui grava une petite Vénus sur les eaux, portée dans une conque, tenant d'une main la pomme d'or qui fut le prix de sa beauté, et, de l'autre, un voile qui, enflé par les Zéphirs, fait voguer la déesse. Potier, après avoir payé la planche, retira les épreuves que Le Clerc avait fait imprimer pour lui ; ensuite invitant les amateurs à venir voir ses nouvelles acquisitions, il leur montra cette estampe inconnue dont ils admirèrent la composition et la gravure ; et, reconnaissant qu'elle était de Le Clerc, ils coururent chez lui et furent bien surpris d'apprendre qu'il n'en possédait pas une seule épreuve. Il leur fallut donc, à leur grand dépit, revenir chez Potier, lui faire leur cour et lui procurer le plaisir de se faire longtemps prier. Ce fut la vengeance qu'il tira de leurs anciens mépris. Ce morceau est fort rare, parce qu'il n'y eut d'épreuves que celles tirées par Le Clerc, au nombre de douze. Potier ayant perdu la planche, en fit graver une seconde, où la Vénus diffère pour l'attitude, et n'en tira également que douze épreuves. II y fit ajouter

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