CHAPITRE n. — lOB-lTO
gravé qu'une partie qui est indiquée par Jombert, no 421.
La réception de Le Clerc à l'Académie, dont il était Fun des plus jeunes membres, fut un acte important dans la vie de l'artiste et qui décida du reste de son existence.
Les premières années de son séjour à Paris durent être assez pénibles, et la pensée du retour à "Metz se présenta plus d'une fois à son esprit. C'est ce qu'on peut conclure de cette phrase de l'abbé de Yallemont (p. 13) : < Ceux qui sont amateurs des beaux-arts s'intéressèrent fortement à retenir M. Le Cerc en France ^ et travaillèrent à le fixer à Paris, i» On comprend en effet que, séparé de son père et de ses amis de Metz, isolé pendant les rares moments de repos que lui laissait un travail incessant. Le Clerc dut songer plus d'une fois à la famille et à la patrie absentes. Ces idées s'effacèrent définitivement de son esprit après qu'il fut membre de l'Académie, logé aux Gobelins et pensionné du roi. Il s'y trouvait d'ailleurs en bonne compagnie, ainsi que le prouve la liste des artistes qui habitaient, comme lui, la manufacture de tapis, et dont l'abbé de MaroUes nous a conservé les noms dans son opuscule rimé (quelles rimes 1) sur les peintres et les paveurs. Un chapitre de ce livre est intitulé : Ceux qui font ftorir les beaux arts dans Vhastel des manufactures royales aux Gobelins sous la direction
* L*abbé de Yallemont ne considérait pas Mets comme une ville française.
de M. Le Brun premier peintre du Rùy, selon les mémoires qu'en a baillez Monsieur Rousselet, le 7® jour de May 1677.
Le j^remier quatrain commence ainsi :
L'hostel des Crobélins, pour les manufactures. Est conduit par les soins de ce peintre fameux. Le Brun,,..
Puis vient Ténumération des différents artistes : peintres, graveurs, architectes, auxquels l'abbé consacre un nombre de vers proportionné au mérite de chacun. Van der Meulen a deux strophes, comme Le Brun ; les deux Sèves en ont une pour les deux ; Ouasse (Houasse) en a une, ainsi que Yvart ; quant à Henri Testelin, à Verdier et à Bonnemer, ils doivent se contenter d'un quatrain pour trois.
Voici celui qui est consacré à Séb. Le Clerc, accolé à G. Âudran, tous les deux vulgarisateurs des ouvrages de Le Brun, Fim en grand. Vautre en petit :
Audran, Le Clerc de Metz, travaillent à Veau forte. Leur poinçon est exquis, Von en fait de V estât; Lebrun même leur donne aussi de son éclat.
Et dans ses beaux dessins chacun d'eux se comporte.
Dans sa première partie consacrée aux peintres et graveurs en général, Tabbé de Marolles avait déjà parlé de Sébastien Le Clerc, l'associant, dans la même strophe, à Callot, Mauperché, La Belle, Hermann d'Italie et Dominique Barrière. Voici cette strophe ou plutôt cette étrange prose rimée :
Mais de Callot qui peut surpasser Vindustrie ? Callot, presque divin, devançant Mauperché ;