‹ 1637-1714. Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 67 sur 192 · CHAPITRE m. — 1(WS · texte numérisé non relu

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du cabinet, ou les délicatesses de Vélégance de la prose française^ par... de Bichesource, modérateur de rAcadémie des orateurs, place Dauphine, à TÂcademie des philosophes orateurs, deuxième appartement Paris, 1680, in-*4o.

L'ouvrage dont nous venons de parler ne doit pas être dbnfondu avec un autre du même auteur et auquel le même frontispice se trouve joint. Il a pour titre : Les Plaisirs de la lecture aux vives lumières ducamovflet... Paris, 1681, in-l2. Il est quelquefois accompagné du frontispice de Séb. Le Clerc, qui décore l'ouvrage in-4<^, dont le titre commence également par le mot Plaisirs. Ce frontispice est celui dans lequel il n'y a pas de fenêtre.

Il résulte de ce qui précède que la seconde planche a décoré au moins deux ouvrages de critique littéraire, composés par Richesource, et peut-être un plus grand nombre. En a-t-il été de même de la première planche? C'est ce que nous ne pouvons afOrmer.

La planche cotée 3 par Jombert a été exactement décrite par lui. Ajoutons que cette estampe est le portrait de Richesource lui-même, en costume ultra élégant, où il parait être un véritable type du bourgeois gentilhomme. On en connaît des épreuves avant la lettre et d'autres avec la lettre, mais avant aucun texte au verso. Elles sont très -rares. Nous n'avons pu découvrir tous les ouvrages que cette planche était destinée à décorer, mais nous l'avons rencontrée sur un j^olume intitulé: Qu^xtorze problèmes choisis des onze volumes des conférences académiques

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et oratoireg, traitez pour et contre avec leurs did^ eione. Paris, place Dauphine, à rAcadémie des phi* losophes orateurs, 1686, in-12. Les épreuves tirées de ce volume sont sans texte imprimé au verso ; elles sont préférables à celles de la même planche qui décorent un volume in-4o avec un texte au verso dont nous n'avons pu lire que des fn^ments. Nous avons fait reproduire ce portrait intéressant à cause du costume et de sa rareté. Cette reproduction, faite par M. Amand Durand , donne une idée de la manière de Sébastien Le Clerc,

Nous ignorons également quels sont les ouvrages auxquels s'appliquent les n<* 4 et 5 de JomberL Tout ce que nous pouvons dire, c'est que ce sont des ouvrages religieux qui n'ont aucun rapport avec le Camovflet. - Richesource en a fourni l'idée, sur laquelle Le Clerc a fait des dessins qui ont été gravés l'un et l'autre par Benoît Àudran. C'est i propos de ces ouvrages que Jombert sq)pelle leur auteur M. l'abbé de Richesource. Rien ne prouve qu'il ait jamais été dans les ordres, quoiqu'il ait fait un cours de prédication. Voyez sur cet original, dont l'illustre Fléchier a suivi les cours, M. l'abbé Dela<> croix, Bist. de Fléchier, Didier, 1865, in42, t. I«r, et V Intermédiaire de i875. Charles Labitte a parlé de Richesource au t. II de ses Étudee littéraires^ p. 374 ; il dit que les contemporains de ce charlatan oratoire l'appelaient un distillateur de galimatias. Ce mot se retrouve dans les Réflexions €ritiqu£s de Boileau : <k Si Pindare, dit*il, s'était énoncé comme lui (Perrault), La Serre ni Richesource ne l'empor-

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teraient pas sur Pindare pour ie galimêAiM et pour la bassesse. (Ed. de SaiiitrMaPC, t. IIl, p. 322.)

CùnwnaHons par Mademoiselle de Seudéry. Paris, lœO, 4684; 4 vol. in-So (J., 165). •

Cette suite ravissante se compose de quatre pièces. Les deux premières ayant été incomplètement décrites par Jombert , nous allons en signaler les diff^ents états.

IMsons d'abord que chacune de ces estampes sert de frontispice aux quatre volumes des Conversations, et qu'elles sont décrites par Jombert de 1 à 4.

N^ 1 . — On en connaît quatre états :

I. — Avant le mot CONVERSATIONS dans la marge du bas. Il faut se garder de confondre ce premier état avec le troisième ; les caractères disfinctîfs sont indiqués ci-après.

IL — Avec le mot CONVERSATIONS.

m. — Le mot Conversations a été effacé.

Cet état se distingue du premier en ce qu'on ne voit plus, dsms la marge du bas, un petit trait échappé sous Tombre portée des personnages. En outre, plusieurs diangements ont été faits.

Ainsi, sous l'arcade du fond, on aperçoit trois personnages au lieu de deux qu'on voyait dans les états précédents : la chevelure d'un seigneur vu par derrière, et qui donne le bras à une dame, au premier

' Sur la iralear littéraire des Converuitionêf voy. MH« Rathery et Bootron : Mademoiselle de Scudèry. Paris, Techener, in-So, p. IlSetsuiv.

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plan, a été augmentée et allongée ; en avant de Tarcade, au lieu d'une seule figure enveloppée dans un manteau, il y en a deux.

IV. — Outre tous les changements ci-dessus indiqués , on lit dans la marge : La grande gâterie de Versailles.

N<> 2. — On en connaît quatre états :

I. — Avec le jet d'eau presque blanc au fond, à droite ; avant que les ombres du jet d'eau, formant cascade à gauche , aient été étendues et fortifiées ; avant les tailles prolongées sur la jambe nue de la femme placée derrière celle qui tient un livre.

II. — Avec les travaux indiqués comme manquant au premier état.

in. — Le roi qui, dans les états précédents, n'avait pas d'épée, en a une dans celui-ci.

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