IV. — Entièrement retouché, les ombres ont été fortifiées
Il n'y a aucune différence à signaler pour les deux dernières pièces.
Cette édition originale des Conversations (le meilleur des ouvrages de M^ de Scudéry) , est à peine mentionnée, et fort inexactement, dans la dernière édition du Manuel de Brunet.
Les épreuves tirées pour l'édition ne sont pas toujours satisfaisantes ; il y a un grand choix à foire pour composer une belle suite de ces jolies estampes.
Panégyrique de saint Louis par BourdaUme. Paris, 1681, in.4o (J., 166).
CHAPITBE m. — 1673-1682. 139
Encore une édition originale omise dans le MantAel de Brunet. Elle valait cependant bien la peine d'être mentionnée, quand ce ne serait qpie pour signaler les deux ravissantes v^ettes et la lettre ornée qui la décorent.
La lettre V et le cul-de-lampe ont été exactement décrits par Jombert.
Quant à la vignette , elle se présente sous deux états, dont le premier est de la plus grande rareté :
I. — L'inscription Dan vita le ferite aspre est en caractères italiques. L'épreuve avant le texte, que nous avons sous les yeux , est aussi avant les changements caractéristiques du second état.
IL — La légende du premier état est ici en petites capitales; les traits perpendiculaires sous Dan et aspre ont été renforcés, ainsi que le double trait carré du bas ; l'ombre a été étendue en haut et au bas de l'écu fleurdelysé.
Cet état est celui qu'on rencontre dans le volume.
Les édificee antiques de Rame y par Desgodetz. Paris, J. B. Coignard, 1682, grand in-folio.
Ce bel ouvrage ne contient que deux estampes de Sébastien Le Clerc, qui ont été exactement décrites par Jombert {n^ 167). Il a été exécuté aux frais du roi et, après l'impression, Colbert fit présent de toute l'édition et des planches à l'auteur. Les deux pièces de Le Clerc n'ont donc pas été mises dans le commerce.
Poitne à la Umange de M. Le Brun^ par Charles Perrault Paris, 1681, in-4o(J.,16S).
Cet ouvrage de Charles Perrault n'est mentionna nulle part II se recommande cependant , à défaut d'autre mérite, par les estampes de Le Clerc qui, sans être aussi remarquables que les précédentes, ont aussi leur valeur, surtout brsqu*elles ont été tirées avant l'inq^ression du texte au verso*
Ménage goûtait fort cette production de son ami : « J'aime infiniment, dit'il, son poème de la peinture, qu'il a fait pour son ami, M. Le Brun. Il est un peu obscur en quelques endroits et trop négligé en d'autres. Je le préfère néanmoins à celui que Molière a fait pour M. Mignard. n (Menagiana, t. III, p. 2). Perrault préféré à Molière 1 La postérité n'a pas ratifié ce jugement II est vrai que Ménage avait un peu le droit de garder quelque rancune à Molière.
Quant aux Fables dP Esope (J., 170), c'est un travail qui, sans être indigne de Le Clerc, ne mériterait pas qu'on s'y arrêtât, s'il n'y avait lieu de compléter la description de Jombert.
On en connaît plusieurs états :
I. — Avant aucune adresse sur le titre et avant les changements que nous allons signaler, pour certaines pièces du second et du troisième état.