CHAPITRE IV. — ie
été rendue publique. » L'auteur s'ingéuie ensuite à chercher quel pouvait être l'usage de cette estampe, et il conclut, ce qui n^était pas difficile à deviner, que tout le secret de cet ouvrage consiste dans une méthode de stéganographie j dont l'objet est d'apprendre à écrire des lettres en chifires, qu'on ne puisse deviner à moins que l'on n'en ait la clef. On lit à cet égard dans VAbecedario de Mariette : c Harpe remplie de chiffres, pièce emblématique à la gloire du roi, gravée en 1684. M. Le Clerc n'a jamais pu savoir ce que cela signifiait, et celui qui lui a fait faire cette planche la lui a laissée, sans qu'il ait jamais pu apprendre de ses nouvelles. Je crois que cette pièce est une méthode de stéganographie pour apprendre à écrire en chiffres. Elle a été gravée pour le frère Jean -Jacques Souhaitty, religieux de l'Observance. C'était un homme à idées singulières et entreprenant.il fit imprimer, en 1677, une brochure intitulée : Nouveaux éléments du chant, ou Vessai d'une nouvelle découverte qu'on a faite dans Vart de chanter. Il prétendait bannir les notes de la musique pour y suppléer par des lettres ; mais ce système n'a pas fait fortune ; en effet, il fallait revenir toujours à des figures; on ne peut exprimer autrement les différents sons ; et, figures pour figures , celles qu'on connsdt et auxquelles on est habitué sont préférables aux nouvelles. »
Vignette Fide et obsequio (J., 194). C'est une des plus grandes et des plus belles vignettes que Le Clerc ait gravées. Elle était destinée, ainsi que la lettre S
qui l'accompagne, à un ouvrage grand in-folio qui n'a pas paru.
On connaît deux états de la vignette :
I. Avant que la figm*e du roi ait été fortifiée, et avant les changements sur le revers du manteau de Colbert (de toute rareté),
IL De nombreux travaux ont été ajoutés aux vêtements du roi ; les broderies légères, indiquées sur le manteau de Colbert, ont été remplacées par des traits verticaux.
Il y a également deux états pour la belle lettre ornée S.