CHAPITRE ÎV. — 1683-10Ô
Le Clerc a représentée dans une estampe restée justement célèbre. On en connaît quatre états.
I. ÂTant toute lettre et avant un grand nombre de travaux dans toutes les parties de la planche. La place du ciel où la banderole a été gravée depuis, est entièrement blanche. Uiie épreuve de cet état, la seule connue, et que Jombert dit avoir appartenu à Lenormant du Coudray, a été acquise à la vente Camberlyn , en 1865, par M. de Baudicour, au prix de 75 francs. Elle se conserve dans le cabinet de son fils, M. le présideijt de Baudicour.
IL Avec la lettre. — La banderole â droite, sur le ciel, est gravée en gros caractères et commence par ces mots : Veue d^une partie de VHostel... On ne voit pas encore une petite femme auprès du carrosse, à gauche. Le chapeau de l'homme debout, les bras croisés, presqu'au milieu sur le devant, est ombré, à droite, et n'a pas la forme triangulaire. Les chevaux du carrosse, â gauche, et le manteau de l'homme adossé à ces chevaux n'ont pas encore été changés.
IIL On voit une petite femme près de la portière du carrosse, à gauche. Elle masque presqu'entière* ment la roue du devant ; les chevaux de ce carrosse et le manteau de l'homme placé près de la croupe des chevaux ont été changés. Le chapeau de l'homme qui se tient debout, les bras croisés, au milieu sur le devant, affecte une forme triangulaire, et la partie droite de ce chapeau est blanche. L'adresse de Gan-trel se voit au bas de l'écriture, comme dans l'état précédent.
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IV. La banderole a été changée, ainsi que l'inscription commençant par ces mots; La grande cour de Vhôtel... Cette inscTipûon est en petits caractères. Il y a des nuages autour de la banderole. L'homme à droite, devant une porte ouverte dans un grand mur ombré d'où vient le jour, regarde en arrière, tandis qu'il regardait en avant dans les états précédents. L'homme à droite^ retenant par la bride un cheval qui se cabre, ainsi que le petit garçon à côté, ont la tête nue, tandis qu'ils étaient coiffés dans l'état précédent. La robe de la femme, au-dessus de la tête du petit garçon, a été allongée; tout le groupe où se trouve l'homme debout, les bras croisés, est ombré plus fortement ; le chapeau de cet homme n'est plus blanc. Il y a des ombres ajoutées au carrosse, à gauche, et à la chaise à porteurs, ainsi que sur les chiens. — L'adresse de Gantrel a été effacée, on ne voit plus que celle de l'auteur.
La grande Harpe mystérietise.
Les deux planches décrites par Jombert sous les n^ 192 et 193 paraissent se rapporter au même objet. Il s'agit d'un chiffre imaginé par le père Souhaitty en ,1684, pour correspondre secrètement. Nous ignorons si ce chifire a été effectivement employé par Louis XIV, ou par ses ministres.
L'abbé de Vallemont, après avoir longuement décrit cette estampe, ajoute ce qui suit (p. 175) : c Comme l'inventeur de ce dessin, tout rempli de symboles et d'allégories, a disparu, et qu'il cachait à M. Le Clerc l'intelligence de tout ce mystère, la planche n'a point