‹ 1793-1805 (volume 2)Chapitre 12 sur 62 · II · texte numérisé non relu

II

Le général en chef de Tannée s'est réservé les dispositions particulières du i*' régiment de carabiniers, du 8* régiment de cavalerie et du 8* régiment de dragons ; cependant, pour mettre ces régiments k portée d'être utiles, il les a placés dans des lieux où les généraux pourront en disposer en cas d'un besoin pressant. En conséquence, le 1"' régiment de carabiniers sera placé en réserve A Alcnçon, le 8* régiment do cavalerie sera en réserve à Rennes et le 8* de dragons fera à Rouen le service du quartier général de l'armée.

Au quartier général h Rouen le 5 messidor an 6*.

L'Adjudant générai, Chef de Ntat-major de l'armée,

Signé : Rivadd.

Ces mesures reçurent l'approbation du Ministre qui organisa la défense des côtes en commandement spécial pour une étendue, à la vérité considérable, mais avec l'avantage de laisser disponibles pour des entreprises extérieures la majeure partie des troupes.

En outre, sur les plaintes des généraux Michaud et Muller, le Ministre (1) envoya à Rennes la 6® légère et le 9® dragons, venant respectivement de Caen et d'Avranches (2).

En somme, et bien que tous les généraux employés dans rOuest aient souvent manifesté pendant toute cette période des inquiétudes causées par la fermentation intérieure et les menaces des Anglais sur les côtes, la situation militaire au point de vue des effectifs était largement suffisante pour une grande expédition si on Favait voulu.

Malheureusement, les projets du Directoire étaient tout différents.

Dans sa séance du 25 juin, il se décida pour le système des opérations partielles, à Brest, Rochefort, Dunkerque et au Texel. Sa principale raison, celle du moins qu'il donna, fut la crainte de perdre du temps en préparant un grand armement et le désir de porter le plus tôt possible secours aux Irlandais dont l'insurrection l'avait pris au dépourvu.

Ces considérations (3) ressortent très clairement de la lettre

(1) Lettre du tl juin. Archives de la Guerre, Armée d'Angleterre.

(5) Lettre du 3 juillet. —

(3) L'arrêté du 25 juin (7 thermidor), n'a pas été retrouvé.

ci-dessous, adressée le 26 juin par Tamiral Bruix au général Joubert, commandant en chef Tarmée française en Hollande.

Dans la position où se trouve aujourd'hui T Angleterre (1) il est

important d'atténuer, par tous les moyens possibles, les efforts qu'elle fait

pour étouffer le germe de la Liberté qui s'est développé en Irlande Il faut

donc, par une diversion utile, forcer l'ennemi à garder ses troupes pour la conservation de cette cMe qu'elles ne pourront plus abandonner du moment que vous la menacerez sérieusement.

Mais vous penserez sans doute, citoyen Général, que vous ne devez pas vous borner à de simples menaces et que vous devrez au contraire, proGter de Terreur de l'ennemi, pour effectuer sur l'Irlande en hommes et en armes, tous les débarquements que vous jugerez possibles d'après les moyens maritimes de la Hollande. Telle est l'intention du Directoire qui m'a chargé de vous inviter à presser le gouvernement Batave d'armer dans le plus bref délai tous les bâtiments de guerre légers, comme frégates et corvettes ; d'y faire embarquer des troupes des deux nations, spécialement des Français, des armes, des muni lions

Si le Directoire se borne à ces mesures, c'est qu'il a pensé que l'armement d'une flotte assez considérable pour une grande expédition entraînerait une perte de temps, qu'il est d'autant plus essentiel d'éviter, que, l'explosion étant faite en Irlande, il s'agit aujourd'hui bien moins de la masse que de la promptitude du secours.

Cependant, si vous jugiez qu'il lui soit possible de diriger promptement de la Hollande une force importante sur l'Irlande, cette opération serait préférable et dans ce cas le Directoire désirerait que vous en prissiez le commandement général.

C'est à vous à prendre le parti que vous jugerez le plus avantageux, tant par la connaissance que vous avez des moyens d'exécution, que par les renseignements que vous êtes k même de vous procurer chaque jour sur la force et les mouvements de la flotte ennemie

Quelques jours après, le Directoire (2) adressa au gouvernement batave l'Irlandais Duckett et chargea le général Joubert de lui faire remettre 24,000 francs sur « les fonds à recevoir du Directoire hollandais » pour une mission en Irlande.

Du côté de la marine batave, le Directoire allait se heurter de suite à de nombreuses objections, et devait presque complètement échouer dans sa demande de coopération effective.

Le général Joubert rencontra en effet auprès du gouverne-

(1) te juin (8 messidor). Archives de la Marine, BB»v, 123.

(2) Lettre de Bruix, du 13 messidor. Archives de la Marine, BB^^, 123.

ment hollandais une fin de non-recevoir dont il rendit compte en transmettant au Ministre de la marine, la lettre ci-dessous de Tamiral Spoors.

L'agent de /a marine Bat&ve au citoyen Joubert, général en c/ief (1).

16 messidor (4 juillet).

Vous m'ayez fait Thonneur de me communiquer votre dessein d'envoyer des troupes en Irlande et que tous souhaitiez que nous les fissions transporter et conduire par quelques frégates. Permettez-moi, de vous faire mes observations là-dessus.

Une des premières difficultés est la sortie du port du Texel ; les Anglais y mettent un obstacle presque insurmontable ; la force navale supérieure à la nôtre avec laquelle ils le tiennent bloqué, nous défend de les attaquer et le nombre de leurs bâtiments légers qui croisent sur nos côtes empêche de tromper leur vigilance, surtout dans cette saison où les nuits durent à peine quatre heures. Mais supposez que nous puissions leur échapper et que notre flotte fut en mer, quelle apparence y aurait-il d'un heureux voyage ? Poui^ suivie par les Anglais, leurs vaisseaux tous bons voiliers (dont nous ne pouvons pas nous vanter, principalement s'il y a des bâtiments de transport du nombre (sic) elle serait bientôt atteinte.

Le chemin que ces vaisseaux ont à faire est au delà de 200 lieues

d'Hollande, si l'occasion est favorable de passer entre VHilland et Fair^HiU et si les Anglaift n'ont pas des vaisseaux et des frégates dans ce détroit. Gar faut-il

qu'ils fassent cours au nord de l'Irlande c'est au moins un détour de 30 lieues.

De plus faut-il pour faire ces trajets avoir à peu près 2/3 des rhumbs de vent, car jusqu'à la hauteur de l'Hitland, le vent étant 0., N.-O., N., N.-E., oui, même N.-E., rend ces voyages de longue durée et de là les vents de N.-O., 0., S.-O., S., et S.-S.-E., et même E.-S.-E., sont tous contraires selon les diÉtérentes routes, car du Texel, jusqu'à la hauteur entre Fair-Hill et l'Irlande, est le cours du chemin N.-N.-O à N.-O. d/4 N. J17 à \\% lieues ; de là jusqu'aux lies des Orcades passées, ouest 10 à 12 lieues ; des Orcades après airoir passé les îles qui sont à l'ouest de l'Ecosse, 0. d/4 S. et O.-S.-O., 17 à 18 lieues et de là jusqu'à la côte de l'Irlande et même le plus au nord, S. 1/4 E. et S.-S.-E., 40 à 47 Heues.

Ce trajet, il est vrai est le plus court, mais il serait plus prudent de se tenir éloigné des côtes et alors cette flotte devrait faire un détour pour rester hors de vue.

Signé : Spoors.

Il fallait, pour une pareille entreprise, plus d'audace qu'on

(1) Archives de la Marine, BB«», lit.

n'en pouvait espérer de la marine hollandaise de cette époque, encore sous le coup de Téchec de Camperdown et dont rattachement à la France était des plus douteux, comme devait le montrer plus tard la facilité avec laquelle la majeure partie de cette flotte se rendit aux Anglais. Seul, le général Daendels se déclarait partisan d'une expédition maritime [i).

Jouhert en fut donc réduit à avouer son impuissance.

Joubert au Ministre de la marine (en envoyant la lettre de Spoors).

17 messidor (h Juillet).

Après une conférence qui s'est tenue entre le Ministre de la marine

batave et moi, et à laquelle nous avons fait appeler un amiral instruit, il a été reconnu qu'il était impossible de faire partir du Texel des frégates ou corvettes

sans qu'elles fussent signalées de suite aux forces anglaises et qu'elles ne

tombassent tôt ou tard en leur pouvoir pendant le trajet de 200 lieues qu'elles avaient à faire pour arriver en Irlande Quant à un grand projet d'armement, je ne crois pas que ce soit à présent le moment de l'effectuer pour la Hollande. On pourrait faii-e partir 12 vaisseaux de ligne et quelques frégates ; cela est disponible; mais les Anglais ont régulièi'ement 14 vaisseaux de ligne devant le Texel, la plupart de la plus grande force (2). Les Hollandais, avant la sortie, devraient effectuer la jonction de 3 vaisseaux qu'ils ont à Helvoet SluySj et qui sont aussi bloqués par un nombre supérieur de b&timents ennemis. L'escadre russe qui vient renforcer encore les forces anglaises aie toute possibilité de tenter l'entreprise avec succès.

A l'approche de l'hiver, les Hollandais auront 20 vaisseaux au moins en état de se présenter. Les Anglais, alors, seront obligés, ou de rentrer dans leurs ports, ou d'augmenter leur force dans la mer du Nord. Les vents seront plus forts. Ce sera alors le seul et vrai moment de sortir avec 15 ou 20,(i00 hommes et de les porter droit en Irlande. J'avais présenté ce projet à Bonaparte à mon arrivée en Hollande, en lui annonçant que la sortie du Texel serait impossible tout l'été. On n'a pas voulu alors d'expédition particulière et je ne vois pas qu'on ait eu grande raison. Je pense qu'il faut attendre que la saison rede • Tienne favorable pour l'exécution d'un grand projet en Irlande, plus difêcile à exécuter qu'en France, parce qu'il faut au moins trois semaines pour arriver et que, pendant cet intervalle, les Anglais, partout supérieurs, ont des chances très favorables.

Ces réflexions vous feront juger, citoyen Ministre, qu'il n'y a rien de sérieux à espérer de la Hollande pour secourir les Irlandais-Unis dans le moment

(1) Voir ci-dessus : Projet de Daendels, l'i* janvier 1798.

(t) Les vaisseaux hollandais étaient de moics fort tonnage et moins armés que les similaires français et anglais de l'époque.

5i PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE III.

actuel. Je me suis donc déterminé à inTÎter le Directoire batave à faire passer par des bâtiments particuliers de la poudre, des fusils et du canon ; ce qui va

se faire bâtiment par bâtiment j'ai encore engagé le Directoire à

hasarder une frégate sur laquelle nous mettrons des munitions de guerre et

un détachement. Si ce projet réussit on dépéchera les bâtiments armés

en enfants perdus

Je suis vraiment mortifié de n'avoir pas de renseignements plus consolants à vous donner

Pourtant, le gouvernement batave consentit peu après à un petit effort et arma pour l'Irlande une frégate et un brick portant ensemble moins de 300 hommes.

Joubert au Ministre de la marine,

30 messidor (18 Juillet).

Je vous préviens que la frégate hollandaise la Furie, et le brick de la même nation la Vigilante, vont appareiller au premier vent pour le nord de T Irlande. Ces deux bâtiments ont â bord J50 soldats français et it officiers, dont un chef de bataillon ; 130 Bataves et 8 officiers : la plupart sont de Farme de Tartillerie. Je joins à la présente le tableau des armes et des munitions embarquées pour les Irlandais-Unis

Le Ministre batave a donné l'ordre aux bâtiments de débai-quer, s'il est possible, dans la baie de Donnegal, de Sligo ou de Carrick Fergus. Le citoyen Duckett, à son passage ici, m'a indiqué ces endroits comme les plus propices au débarquement.

Ci-joint (Instructions pour le chef de bataillon Michel : 6 pièces de canon à 500 coups par pièce, 2 obusiers, 400 obus remplis, 200 coups de mitraille pour les obusiers, 6,000 fusils, 480,000 cartouches.)

Ces faibles navires ne devaient, du reste, pas partir de sitôt.

En France, grâce à Ténergie et à l'activité de Tamiral Bruix, les choses allaient prendre une autre tournure.

Dès le 30 juin, en effet, le Ministre de la marine précisait au Ministre de la guerre Scherer les secours dont il avait besoin.

Au Ministre de la guerre (pour vous seul),

12 messidor (30 juin).

Je vous envoie, mon cher Collègue, la note des troupes, armes, munitions

et autres, nécessaires à l*e\pédition particulière dont tous avez connaissance. Savoir :

Pour le port de Brest :

1 demi-brigade d'infanterie ;

i demi-compagnie d'artillerie à cheval ;

1 demi-compagnie d'artillerie à pied ;

6 canons de campagne ;

6,000 fusils — i ,000,000 de cartouches ;

6,000 gibernes ;

2,000 uniformes français ;

1 équipage complet pour monter et armer 150 dragons.

Pour le port de Rochefort :

1 bataillon d'infanterie ;

1 demi -compagnie d'artillerie à pied ;

3 canons de campagne ;

3,0(10 fusils — 200,000 cartouches ;

3,000 gibernes ;

i ,000 uniformes.

Je TOUS obserre que les bâtiments cernés à Brest ne pourront reccToir au

delà de 2,000 à 2,100 hommes Je préfère le cadre d'une demi-brigade

(à 1500 ou 1600 hommes) à deux bataillons complets Ce qui nécessite

cette réduction, c'est le projet que tous avez d'embarquer deux compagnies

d'officiers Les bâtiments sont prêts à mettre à la voile, et vous savez

qu'il n'y a pas un moment à perdre pour tirer de l'expédition projetée tout le parti dont elle est susceptible

En efifet, outre les cinq frégates déjà indiquées le 19 juin, les ordres furent donnés pour renforcer sérieusement la division en armement à Brest.

Le Minstre de /a marine au Commandant des armes à Brest (I).

13 messidor (1" juillet).

L'intention du Directoire est aujourd'hui d'ajouter à cette division le

vaisseau le Zélé et la frégate V Immortalité, Si le Zélé ne peut pas être mis en état de sortir sous huit jours, vous le remplacerez par le Hodxe ou le Waiiigny.

(1) Archives de la Marine, BB»v, itj.

Cette division ainsi augmentée devra porter : le vaisseau le Zélé et la frégate VImmortaUté.

Le Directoire tient essentiellement à ce que cette expédition soit entièrement prête huit jours après que vous aurez reçu cette lettre

Je désigne définitivement le Hoche, commandé par le chef de division Bompard, à qui le Directoire confie le commandement de Texpédition.

Le même au wce-am/ra/ Lelarge.

13 messidor (l* juillet).

Avec les ib vaisseaux qui se trouvent en rade, quelle que soit la faiblesse le leurs équipages, il est impossible que vous ne mettiez pas en trois jours, la division en état de prendre la mer

Les commandants des navires furent en même temps désignés. Ce devaient être :

Pour le vaisseau :

Le Hoche f Bompard.

Pour les frégates :

La Coquille, Depéronne,

V Immortalité, Legrand,

VEmbuscade, Clément,

La Sémillante, Lalonturc,

La Résolue, Bargcaud ou Lafibnd.

Le chef de division Bompard était à ce moment à Rochefort. Le commandement lui fut offert le 12 juillet et il s'empressa de l'accepter.

Du côté de la guerre, il semblerait qu'on fut beaucoup moins pressé d'aboutir.

C'est ainsi que le général Scherer écrivait à son collègue de la marine la singulière lettre que voici (1) :

Le Ministre de la guerre au Ministre de kt marine.

2 juillet.

J'ai reçu, citoyen Ministre, votre lettre par laquelle vous m'invitez à faire mettre à la disposition de la marine à Rochefort la demi-brigade étrangère

(1) Archives de la Guerre, Expédition d'Irlande.

composée des noyaux des régiments de Ferdut, O'Meara, Lee, Lachàtre, ainsi que le régiment de chasseurs de Lamoureux, qui présentent ensemble une force de 700 hommes.

Je TOUS observe que ces corps se trouvent en ce moment stationnés à Boscoffetà Morlaix et qu'ils auront dix-huit à yingt jours de route pour se rendre à Rochefort.

Quant aux 14,000 hommes que tous m'invitez également à faire mettre à la disposition de la marine de Brest, j'ai pensé qu'il était nécessaire de choisir un corps (Télite. En conséquence la 2* demi-brîgade légère, stationni'e à Calaù, qui présente une force de 4400 hommes, recommandable par sa discipline et sa bonne tenue, commandée par des chefs fermes et intelligents, est destinée à se rendre à Brest. Mais comme il y A environ , trente-cinq joun de marche de Calais à Brest , je vous invite à me faire connaître le plus tôt possible l'époque à laquelle tous désirez que ces corps se trouTent rendus tant à Rochefort qu'à Brest afin de pouvoir donner les ordres conTcnables pour leur départ.

Il est probable que Famiral n^eut pas de peine à démontrer ce qu'il y avait de bizarre à choisir pour rembarquement à Brest un corps stationné à Calais, car les ordres donnés furent tout différents (1).

Le Ministre de la guerre au général Kilmaine, commandant en chef de l'armée d'Angleterre à Rouen (pour toi seul) (2).

Paris, le 16 messidor an 6 (4 juillet 1798).

Je TOUS préviens, citoyen Général, que je Tiens de donner directement, pour plus de célérité, Tordre au général Michaud, commandant la i3« division militaire, de faire mettre sur-le-champ à la disposition de la marine à Brest, deux bataillons de la 81* demi-brigade, les quatre régiments irlandais, Fergut, O'Meara, Lee, Lachàtre, le régiment des chasseurs de Lamoureux, ainsi qu'une compagnie d'artillerie h pied et une h cheval.

Cette disposition était d'autant plus instimte, que ces corps doivent être employés à une expédition qui aura son effet sous peu de jours et à laquelle le gouvernement attache la plus grande importance.

D'après cet état de choses, vous sentirez sans doute la nécessité de faire remplacer ces troupef dans la J3° division militaire par une demi-brigade que vous prendrez parmi celles qui sont les plus à portée de se rendre avec célérité dans cette division, et je pense que la 47* demi-brigade qui, ainsi que vous

(1) Le 4 Jaillet, le Ministre de la guerre prévient le général commandant la lt*diviftion, qu'il a mis à la. disposition de la marine, à Rochefort, un bataillon de la 70* demi-brigade sUtionné à Niort.

(t) Archives de la Guerre, Armée d'Angleterre.

l'avez marqué, doit passer dans la 1 4* division militaire en remplacement de la 6* légère, remplira parfaitement cet objet.

Je vous invite donc, citoyen Généi-al, à donner tous les ordres convenables pour assurer Texécution de ce mouvement et pour faire diriger une nouvelle demi-brigade sur la ^A^ division militaire que vous retirerez de la droite de Tarmée que vous commandez, en remplacement de la 47^, et h me rendre compte des dispositions que vous aurez faites à cet égard, en m'accusant la réception de cette lettre.

Je me repose au surplus sur vos soins pour toutes les mesures que vous jugerez convenable de prendre afin d'assurer le service sur les différents points de la côte confiés à votre surveillance, et pour maintenir Tordre et la tranquillité publiques dans l'intérieur des départements qui font partie de votre commandement.

Je vous prie, citoyen Général, de ne pas me laisser ignorer vos dispositions

à ce sujet.

Salut.

Le Ministre de /a guerre au Directoire.

16 messidor (4Jaillet 1798) (1).

J'ai l'honneur de vous rendre compte que je viens de donner des ordres conformément à vos intentions et d'après la demande qui m'en a été faite par le Ministre de la marine et des colonies, pour faire rassembler sur-le-champ et sans aucun délai h Brest, pour y être mis à la disposition de la marine, les corps ci-après désignés, qui se trouvent sUitionnés dans le département du Finistère :

Les i*' et S* bataillons de la 81" demi-brigade formant ensemble 1G00 à 1700 hommes.

Les régiments de :

Lee,

O'Meara,

Fergut,

Lachâtre,

et les chasseurs dits de Lamoureux formant environ 700 hommes,

Une demi-compagnie d'artillerie à pied.

Une demi-compagnie d'artillerie à cheval.

J*ai fait sentir au général Michaud, commandant la L*)* division, que j'ai chargé de faire rassembler de suite ces différents corps à Brest, d'exécuter ce mouvement en silence, afin d'en dérober la connaissance à l'ennemi et empêcher qu'il ne puisse en pénétrer le motif.

J'ai chargé, en outre, le général MuUer, commandant la ii^ division militaire, de mettre de suite un bataillon de la 70* demi-brigade à la disposition de la marine à Rochefort.

(1) Archives nationales, AF'", 149.

Pour préYenir toute espèce de réclamation, j'ai chargé les commissaires ordonnateurs en résidence à Brest et à la Rochelle, de faire acquitter ce qui peut être dû à ces diTers corps de troupes, pour leur solde et de pourvoir à leurs besoins les plus urgents.

J*ai informé le Ministre de la marine de ces dispositions, en Tinvitant à donner de son c6té les ordres qu'il jugera convenable pour assurer le service sur ces deux points au moment de l'arrivée des troupes.

Ces ordres s'exécutèrent rapidement et sans difficulté, ainsi qu'en rendit compte le général Michaud, commandant la 13® division.

Le Général commandant la 73* division militaire au Ministre de la guerre.

An quartier général, à Pontivy, le 18 messidor (6 Juillet 1798}, 5 b. soir, an 6 de la République française une et indivisible.

Citoven Ministre,

Je viens de recevoir par un courrier extraordinaire votre lettre du J6 de ce mois, par laquelle vous me chargez de réunir sans délai à Brest et de mettre à la disposition de la Marine les i®' et 3* bataillons de la 81^ demi-brigade de ligne et la brigade étrangère tout entière, c'est-à-dire les régiments de Lee, d'0*Meara, de Fergut, de Lachâtre, et les chasseurs à cheval de Lamoureux.

Je m*empresse, citoyen Ministre, de vous rendre compte que la brigade étrangère partira de Morlaix le Î3 de ce mois pour arriver à Brest le 25 ; elle sera relevée, à Morlaix et environs, par un bataillon de la 13« légère, venant de Lannion et environs.

Le l*' bataillon de la 81* de ligne partira de Quimper vers le 23. Je n'ai pu remplacer ce bataillon dans le Finistère que par cinq compagnies du l*'' batiillon de la i ^« demi-brigade légère.

Quant au 3* bataillon de la 81*, il se trouve déjà tant à Brest qu'environs.

Par suite des dispositions que j'ai ordonnées, citoyen Ministre, je compte que les troupes que vous m*avez désignées seront assemblées à Brest et prêtes à tout pour le 2(5 ou le 27 de ce mois.

Les mouvements préparatoires ne m'ont pas permis d'accélérer davantage cette réunion de troupes.

J'annonce au Commandant des armes que le gouvernement va mettre à sa disposition ces corps militaires, et je charge le général Harty, qui est à Brest, de lui apprendre l'époque précise de leur arrivée dans cette place.

Je verrai, citoyen Ministre, avec plaisir arriver les renforts que vous m'annoncez.

Un rapport daté de Port-Liberté, le 14, m'annonce que l'Anglais n'y est pas

(l) Archives de la Guerre, Armée d'AngletciTc.

signalé non plus qu'à Groix depuis plu^^ieurs Jours. Je sais qu'il avait aussi disparu aux environs de Belle-Isle. Les brigands» dès la mort de leurs chefs, Jean Jean, Tlnvincible et Duviquet, ne paraissent plus, mais les batteries se continuent toujours avec la même ardeur.

Salut et respect.

Signé : Michaud.

Effectivement, dès le 15 juillet, rembarquement commençait à Brest par les régiments étrangers.

Compte rendu du commencement de l'embarquement à Brest (i).

27 messidor (15 Juillet).

Brigades étrangères 2i ofGciers 95 soldats sur la Résolue,

— O'Méara 24 — i15 — Y Embuscade.

— Ferdut 2t — 121 — Xa Coquille.

— Lachâtre 14 — 143 — \a SémillarUe.

— Lamoureux 18 — 3 — V Immortalité.

— Artillerie légère ... 38 — le Hoche.

Totaux. ... 102 officiers ôl6 soldats

Quant au corps de Rochefort, le bataillon de la 70^ était arrivé dans cette ville le 15, mais on se décida à le diriger sur la Rochelle où rembarquement devait être plus facile.

Le vice^amiral Martin (Rochefort) à Ministre de la marine (1).

ITJaillot.

Le général commandant la 12* division nous mande que le bataillon destiné à être embarqué sur cette diyision est réuni à la Rochelle. La force de ce bataillon est 880 hommes. La facilité de l'embarquement nous a décidés à préférer ce port à celui de Rochefort qui offre mille difficultés, surtout avec les vents contraires.

A ce moment, la politique du Directoire sur le continent commençait à causer une inquiétude qui obligea à modifier profondément Tétat des forces disponibles contre l'Angleterre.

(l) Lettre de l'amiral Lclarge. Archives de la Marine, BB<», 12 (t) Archives de la Marine, BB»', HZ.

Le 12 juillet, les premiers ordres étaient donnés pour envoyer sur le Rhin une partie de Tarmée du général Kilmaine.

Le Ministre de la guerre au général Kilmaine, commandant en chef

l'armée d'Angleterre (pour lui seul) <1).

rarii, le fi messidor an 6 (It juillet 1798).

Je vous préviens, citoyen Général, qiie le Directoire exécutif a décidé qu'il serait détaché de suite de Tarmée d'Angleterre les différents corps de troupes ci-après désignés pour se rendre sur le Rhin, savoir : ^

Les i^ et \(\* demi-brigades d'infanterie légère ; Les 10* et 46» de ligne ; Les i" et 2* régiments de carabiniers ; Le 8* régiment de cavalerie ;

Les i«», 2% 6% 1% 8«, 9% 17* régiments de dragons ; Le 10* de chasseurs,

et les 2*, 3* et 5* régiments d'hussards, indépendamment d'environ i500 hommes d'artillerie et de 1000 chevaux.

Je me réserve en conséquence, citoyen Général, de vous adresser des ordres d'un moment à l'autre pour la prompte exécution de ce mouvement.

D'après cette disposition, il vous restera encore quatorze demi-brigades et cinq régiments de troupes à cheval, indépendamment d'un régiment de cavalerie que je me propose de faire passer dans le département de la Seine-Inférieure, et des 3* et 4* régiments de chasseurs qui doivent demeurer provisoirement stationnés dans les 12* et 22* divisions militaires.

Les troupes qui resteront à votre disposition pourraient être réparties ainsi qu'il suit, savoir :

Dans la 13* division :

Les 6* et l.V demi-brigades d'infanterie légère ;

Les 52*, 58* et 89% et le fond de la 81* demi-brigade de ligne ;

Le 2* régiment de chasseurs et le fond du 12* de hussards.

Dans la 14* division :

Les 4*, 40* et 47* demi-brigades de ligne, et le 4* régiment de dragons.

Dans la 15* division :

Les 16* et 96* de ligne,

et un régiment de cavalerie qui sera envoyé incessamment.

(1) Archives de la Guerre, Armée d'Angleterre.

Dans les 1" et 16* divisions :

Les 2I» et 4.3« demi-brigades de ligne, et le 10* de dragons.

Dans In 24<' division :

Les 51^ et 94* demi-brigades, et le 5* régiment de dragons.

Quoique cette répartHioo me paraisse la plus rapprochée de Totre ordre de bataille actuel, je ne puis que me reposer cependant, citoyen Général, sur les dispositions que vous jugerez convenable de déterminer à cet égard pour assurer le service sur les divers points de la cMe et maiotenir la tranquillité dans rintérieur.

J'ai donné des ordres au surplus pour faire rejoindre sur-le-champ les réquisitionnaires et les hommes absents de leur corps sans permission, et je ne doute point que cette mesure ne vous procure incessamment de nouveaux renforts.

Veuillez, je vous prie, citoyen Général, me rendre compte, par le retour du courrier extraordinaire que je vous envoie, des dispositions que vous aurez faites pour faire relever les différents corps de troupes désignés pour se rendre sur le Rhin, et des mesures que vous aurez prises pour assurer le service sur tous les points de votre commandement.

Salut.

P. -S. — J'ai proposé au Directoire de vous autoriser à mettre en état de siège les diverses communes qui bordent la côte depuis le Havre jusqu'à Vannes, lersque vous jugeriez cette mesure nécessaire.

J'attends la décision du Directoire à ce sujet. Vous pouvez aller en avant en attendant quelle vous parvienne.

J'écrirai demain à l'adjudant général Rivaud pour l'inviter à se concerter avec vous et à prendre vos ordres à ce sujet.

Le Ministre de la guerre à l'adjudant général Rivaud, chef de l'état-major

de l'armée d'Angleterre, à Rouen (1).

Paris, le 26 messidor an 6 (14 juillet 1798).

Je vous ai informé, citoyen, par ma lettre du 25 de ce mois, que dLBTérents corps de troupes de l'armée d'Angleterre devaient en être incessamment détachés pour se rendre sur le Rhin.

Je vous adresse en conséquence, directement pour plus de célérité, des ordres de routes pour les corps ci-après désignés qui se trouvent sur la droite de l'armée d'Angleterre, depuis le Havre jusque dans la 24* division militaire,

(1) Archives de la Guerre, Armée d'Angleterre.

6 que je vous charge de faire mettre en marche aux époques iadiquées, savoir :

Le l'^ demi-brigade d'infanterie légère, stationnée à Calais et Ardres, le A thermidor, pour se diriger sur Cologne ;

La 4G* demi-brigade, stationnée à Gand et Anvers, les 4 et 5 thermidor, pour se rendre à Cologne ;

Le 2* régiment de carabiniers, qui se trouve à Amiens^ le 5 thermidor, pour se rendre à Trêves ;

Les !•', i«, 6« et 17* régiments de dragons, qui sont à Rouen, Dieppe, Lille et Douai, et au Havre, les 3, 5, 7 et 8 thermidor, pour se diriger sur Trêves ;

Le 10* régiment de chasseurs, qui se trouye à Bruxelles et Gand, le 9 thermidor, pour se rendre à Cologne ;

Quatre compagnies du 2* régiment d'artillerie à eheval, stationnées à Douai, les 8 et 9 thermidor, pour se diriger sur Porrentruy et Strasbourg.

Sept compagnies du 1 "' régiment d^artillerie à pied, qui sont à Douai, le 6 thermidor, pour se rendre à Porrentruy;

Le 2^ bataillon de pontonniers, stationné à Douai, le 8 thermidor, pour se rendre à Trêves ;

Enfin, la 5* compagnie d'ouvriers, qui est à Douai, le 7 thermidor, pour se diriger sur Trêves.

J'adresse en même temps au général Kilmaine, qui se trouve en ce moment à Pontivy, des ordi-es de routes pour les corps de troupes qui doivent être extraits de la gauche de Farmée d'Angleterre pour se rendre également sur le Rhin.

Je charge le Commandant ordinaire en chef de l'armée d'Angleterre de se concerter avec vous pour cet effet, et de faire les dispositions préparatoires nécessaires pour que les services se trouvent assurés dans toutes leurs parties.

Je vous observe que, dans le cas où quelques détachements de ces corps s*en trouveraient éloignés, il sera nécessaire de donner les ordres convenables pour les faire rejoindre sur la route, afin qu'ils continuent leur marche de concert ayec leurs coips.

Je me repose sur vos soins. Citoyen, pour la ponctuelle exécution de ce mouvement, et je vous invite à me tenir exactement informé du départ successif de ces différents corps de troupes, et à me rendre compte des dispositions que vous aurez faites pour les faire remplacer sur la côte, en m'accusant la réception de cette lettre.

Je ne puis trop vous recommander de mettre toute la célérité et la précision dans l'exécution de cette mesure, et d'ordonner d'ailleurs aux officiers chargés de la conduite de ces corps d'user de la plus grande surveillance, afin d'empêcher que les militaires ne s'écartent de leur corps pendant leur marche et prévenir par ce moyen toute désertion en route.

Quant aux dépôts de ces corps, je me réserve de donner incessamment des ordres pour leur départ.

Salut.

L'exécution de ces prescriptions commença aussitôt. Elle allait sensiblement modifier la situation militaire dans la

région de l'Ouest et amener le Directoire à changer ses projets.

Kilmaine, général en chef, au Ministre de la guerre,

Aa quartier général de Pontivy, le tl messidor an 6 de la République française, une et indivisible (15 juillet 1798).

J'ai reçu hier au soir à Loudéac, citoyen Ministre, Totre lettre du 24 et je fis aussitôt mon arrivée ici les dispositions nécessaires pour que vous puissiez trouver tous rassemblés les corps désignés pour le Rhin et prêts à partir le lendemain de l'arrivée de Tordre que vous leur enverrez.

Pour la quatrième division active :

Le 10* de ligne se trouvera rassemblé à Rennes,

Le 5" d'hussards, à Rennes,

Le 8® de cavalerie, à Rennes,

Le 9* de dragons, à Antrain et Fougères.

Pour la troisième division active :

La iO* légère, à Gaen,

Le 2® de carabiniers, à Alençon,

Le ?• de dragons, à Falaise,

Le 8* de dragons, à Vire,

Le 17* de dragons, à Lisieux,

Le l*' de dragons, à Rouen.

Pour la deuxième division active :

La 1" demi-brigade d'infanterie légère, à Saint-Omer,

Le 2" de dragons, à Abbeville et Amiens,

Le 10' de chasseurs, à Hardres,

Le !«' régiment de carabiniers, à Amiens.

Pour la première division active :

Le 46* de ligne, à Anvers, Le 3* d'hussards, à Bruxelles, Le 6* de dragons, à Gand.

Ces troupes ainsi rassemblées sont prévenues qu'elles se tiennent prêtes à partir au moment où elles pourront en recevoir l'ordre fait directement de tous, de moi, et des généraux commandant les divisions.

Vous ne me nommez pas, citoyen Ministre, les généraux qui doivent partir avec ces troupes. Il serait nécessaire pour plus de célérité d'en instruire direc-

(1) Archives de la Guerre, Armée d'Angleterre.

tement ladjudant général RÎTaud qui est à Rouen. Je Tiens faire une seconde répartition de ce qui me reste de troupes, J'aurai Thonneur de tous en instruire aussitôt qu'elle sera faite.

La mesure que je tous ai prié d'engager le Directoire à prendre de mettre en état de siège, depuis la riTe gauche de la Seine, les communes où il serait nécessaire de prendre, cette mesure dcTient presque indispensable dans la 13* dÎTision où il y a des inquiétudes fondées et où nous aTons des nouTelles certaines de l'arrivée de plusieurs chefs de chouans qui ont débarqué sur différents points. Il serait instant pour la sûreté publique d'accélérer cette mesure le plus qu'il sera possible.

Salut et fraternité.

Signé : Kilmaine.

ARIffiE D'ANGLETERRE. — ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL.

L'Adjudant général, chef de l'état-major de l'armée.

An quartier général à Roaen, le 17 thermidor an 6 de la République

française, une et indi?isible (1).

ORDRE DU JOUR

EMPLACBMBIIT DE L'aKMÉK D'AIfGtBTBlRB.

i^ division active et 24* division militaire, commandées par le général f de division Bonnard, ayant sous ses ordres les généraux de brigade Legrand, Soult, Béginnot et Laurent, et les adjudants généraux Debilly, SimonJ et Leclerc :

51* demi-brigade de bataille, 94* demi-brigade de bataille, 43* demi-brigade de bataille, 5* régiment de dragons.

Divers dépôts.

Quartier général h Bruges.

2* division active, commandée par le général de division Grenier, ayant à ses ordres les généraux de brigade Olivier, Simon, Vandamme, Desbrully, Ney, et les adjudants généraux Daultanne et Saligny :

i6* demi-brigade de bataille,

2 escadrons du 10* régiment de dragons.

Quartier général à Abbeville.

(1) Archives de la Guerre, Armée d'Angleterre.

3* division active, commandée par le général de division Lemoine, ayant ;\ ses ordres les généraux de brigade Decaen, Harreau, Compère, Delarue, et les adjudants généraux Hendelet et Lorcet :

i« demi-brigade de bataille,

40* demi-brigade de bataille,

8 compagnies de vétérans nationaux,

8 compagnies de Seine-Inférieure,

3 escadrons du 4* régiment de dragons.

Divers détachements de canonniers,

La compagnie auxiliaire de la 4* de ligne.

Quartier général à Caen.

4* division active et <3* division militaire, commandées par le génénil Michaud, ayant à ses ordres les généraux de brigade Guillot, Gency, Humbert, Walther, Schilt, Monnet, Romand, Harty, Dutilly, Lemaire, et les adjudants généraux Devian, Sarrazin, Dugommier, Izard, Labruyère et Mayer :

6* demi-brigade légère,

iS» demi-brigade légère,

52^ demi-brigade de bataille,

f)8« demi-brigade de bataille,

89* demi-brigade de bataille.

Brigade étrangère,

12 compagnies du 8* régiment d'artillerie à pied,

14 compagnies de la division de Brest,

6 compagnies de la direction de Port-Liberté,

Canonniers sédentaires.

2* régiment de chasseurs,

12" régiment d'hussards.

Quartier général à Pontivy.

i" et 16* divisions militaires, commandées par le général Bessières, ayant sous ses ordres les généraux de brigade Tuquot et Cavrois, et Tadjudant général Schiner :

21* demi -brigade de bataille,

2 escadrons du 10' régiment de dragons,

16 compagnies de vétérans.

Divers dépôts.

Quartier général à Lille.

14® division militaire, commandée par le général Dufour, ayant sous ses ordres l'adjudant général Verger :

47« demi-brigade de bataille,

1 escadron du 4* régiment de dragons.

Quartier général à Alençon.

15* division militaire, commandée par le frénéral Laulmdcre, ayant sous ses ordres le général de brigade Bettencourt, et Tadjudant gt-néral Remoissonnet ;

2* régiment de cavalerie, Dépôt de divers corps.

Quartier général à Dieppe.

Artillerie commandée par le général de division Lcspinasse, ayant à ses ordres les généraux de brigade Dulauloi et Macors :

47 compagnies du i*' régiment d'artillerie à pied, h iO compagnies du 4* régiment d'artillerie à pied, I 4* et 5« compagnies du !•' régiment d'artillerie légère, 5« compagnie du 5* régiment d'artillerie légère, H* compagnie d'ouvriers.

Quartier général à Rouen.

Génie commandé par le général de brigade Boisgérard, ayant h ses ordres les corps suivants :

A? compagnie du 3* bataillon de sapeurs, i", 3*, 4* compagnies de mineurs, i bataillon de sapeurs réorganisé à Port-Malo. Quartier général à Boulogne.

Signé : RiVAUD.

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