‹ 1793-1805 (volume 2)Chapitre 48 sur 62 · LISTE NOMINATIVE DBS TUÉS ET BLESSÉS · texte numérisé non relu

LISTE NOMINATIVE DBS TUÉS ET BLESSÉS

Morts :

Prudhomme, matelot; Daupley, timonier, agent comptable; Raymond, pilote du Crotoy; Daubin, tambour de la 98°; le caporal de la 98°; Michelet^ i«' canonnier du 5" régiment; Baudrot, 1"' canonnier du 5* régiment.

Blessés :

Trépey, Robin, Harei, matelots; Duriot, soldat de la 98*.

Nom et qualité de Vofficier anglais prisonnier :

John Feild, master-mate.

Pour copie conforme :

Latoughe-Tréville.

Le résultat était une augmentation sensible de la flottille concentrée à Boulogne.

Rapport du général Pille.

7 septembre.

La flotte est augmentée de 38 bâtiments dont 15 bateaux plfits arrivés du Crotoy, où ils avaient relâché, et, dans la nuit du 49, 21 autres bateaux et

2 chaloupes canonnières venant de Saint- Valéry L'autre division a été

attaquée par Tennemi et les deux canonnières ont soutenu un combat très vif i le lieutenant de vaisseau Gréban, qui les commandait, a reconnu la nécessité^

malgré son infériorité, de faire arriver les bateaux à leur destination et a

forcé la frégate anglaise à s'éloigner La canonnière Y Enflammée a été

forcée de s'échouer sur la rive gauche de la Canche Elle s'est remise à

flot après avoir pourvu aux réparations les plus urgentes Elle est rentrée

dans la baie d'Étaples Nos bateaux ont perdu il hommes, plus 5 blessés

dangereusement

Mais rinfluence de la mauvaise saison commençait à se faire sentir et la rade devenait souvent intenable.

Boulogne, le tO fructidor (7 septembre) (l).

Le vent d'ouest, qui souffle depuis quelques jours, ne permettant pas à notre flottille de rester plus longtemps en avant-garde dans notre rade, elle est rentrée, avec tous les honneurs de la guerre et de la victoire, après avoir bravé, à 7 lieues des côtes anglaises, et repoussé deux fois le duc de Nelson- Bronte.

Le i 3 de ce mois, le général Latouche-Tréville a donné une fête brillante à la bravoure, au milieu d'une foule immense de spectateurs : il a distribué les 12 haches d'armes, les 6 fusils et les 4 grenades d'honneur que le gouvernement a envoyés aux matelots et soldats de la flotte de la Manche, qui se sont le plus distingués dans le bombardement du 16 thermidor et le combat du 28. La ville fut illuminée le soir. Toute la journée les Anglais purent entendre le bruit du canon de nos remparts, et i de leurs vaisseaux étaient même assez rapprochés pour voir défiler nos troupes sur le rivage.

On a lu dans plusieurs feuilles de Paris un article daté de Boulogne, portant que les Anglais ont attaqué une division de bateaux plats qui venait de sortir de Saint- Valéry pour se joindre à notre flottille ; qu'ils en ont pris 3 et fait échouer 4.

Il y a dans cet article une erreur grave qu'il importe de relever. Ce n'est point une division de bateaux canonniers que les Anglais ont attaquée, mais une division composée de 6 chaloupes et d'un canot. Les chaloupes étaient chargées de fer ; elles portaient un certain nombre de marins pour la flottille de Boulogne. Attaquées par plusieurs bâtiments armés, les chaloupes qui longeaient la côte se sont mises sous la protection d'un de nos forts, qui, n'ayant que quelques pièces d'artillerie d'un calibre très inférieur, n'a pu empêcher les embarcations anglaises d'accrocher 2 de ces chaloupes avec le canot ; on a eu le temps de jeter à la mer le fer dont était chargée une de ces chaloupes ; l'autre a été prise avec son chargement, évalué à douze milliers pesant. L'ennemi n'a blessé personne et n'a pas fait un seul prisonnier, les équipages ayant eu le temps de gagner la terre. Quant aux 4 chaloupes échouées, elles se sont remises à flot avec marée, ont continué leur route, et sont maintenant dans le port de Boulogne. On a ramassé sur la grève et dans les dunes 1500 boulets lancés par les Anglais. On voit que les 3 chaloupes leur coûtent cher, et qu'ils n'ajustent pas merveilleusement.

(1) Moniteur dvL 9 septembre.

Lorsque le Ministre de la marine s'occupa de faire partir de Saint-Malo de nouveaux bâtiments, il ne put y parvenir. En effet, du côté de la guerre, l'organisation des équipages, en fait de troupes de terre, n'avait pas été prévue malgré l'arrêté du 23 messidor, et on n'y pourvut pas dans la suite. Sans cet appoint indispensable, les bâtiments, réduits à leurs marins trop peu nombreux et, ainsi qu'on l'a vu plus haut, de valeur médiocre, ne pouvaient risquer de rencontrer le moindre navire anglais.

Lettre de Latouche-Tréville,

4 fructidor (22 août).

Vous avez bien touIu me faire connaître les ordres que vous avez donnés à Saint-Malo pour le départ des 30 bateaux canonniers qui se trouvent prêts à prendre la mer. J'ignore si le Premier Consul a désigné les corps qui doivent fournir les garnisons des 10®, il* et 12" divisions. Dans le cas où il ne l'eût pas fait, ne trouveriez-vous pas convenable, de lui observer que sans cet accroissement de forces morales et physiques, il serait à craindre que ces b(iteaux ne fussent très compromis en se rendant ici en les réduisant à leurs simples équipages marins ; nous n'éprouvons que trop combien livrés à euxmêmes on en tire peu de parti devant l'ennemi.

C'est une cruelle vérité à prononcer, mais on ne peut plus se dissimuler que si on n'adopte pas un mode plus militaire pour le service de mer, on aura difficilement une marine triomphante La désertion a fait beaucoup de

ravages ces derniers temps. U n'est que trop vrai de dire qu'elle parait avoir pour prétexte en ce moment la mauvaise qualité du vin que l'on distribue, particulièrement les légumes qui sont d'une nature impossible à cuire. Je m'en suis plaint jusqu'ici sans succès.

Historique de la 14"" division.

2 septembre.

Le 4, la division anglaise en présence de l'embouchure de l'Orne, était forte de A frégates et 2 bricks. . . .

L'ennemi circule sur les côtes de la Manche avec la plus grande activité plutôt pour empêcher la flottille qui est à la Hougue d'aller au Havre et celle de Saint-Malo de venir à Cherbourg, que pour tenter quelques attaques.

Le « Moniteur universel », n^ 362,

Boalogne, le 28 fructidor.

Le coup de vent d'ouest-sud-ouesf, avant-coureur de l'équinoxe, qui a chassé dans les dunes toute la croisière anglaise, et forcé notre flottille à rentrer dans

le port, a été bientôt suit! d'un yent nord-ouest et d'un yent de nord très modéré et d*un temps calme. En conséquence, les Anglais ont repris leur croisière accoutumée ; mais notre flottille les avait prévenus, en allant occuper de nouveau son poste d'avant-garde : elle est renforcée par 3 nouvelles bombardes d'un fort échantillon ; î autres d'égale force sont prêtes à les joindre.

Les Anglais, qui sans doute ne s'attendaient pas à cette sortie de notre flottille, croisaient depuis deux jours entre la pointe de Gris-Nez et Calais, pour y bloquer la division de bateaux canonniers et canonnières, commandée par le capitaine de vaisseau Meyne. Comme le vent est au nord, et retient par consé* quent cette division dans le port de Calais, le commandant de la croisière anglaise, Sommerville (frère de lord Sommerville, président de la société d'agriculture de Londres), est venu mouiller hier matin par le travers et à une lieue et demie de notre ligne avec 2 gros vaisseaux, une frégate, qui probablement est V Eugénie^ et 10 bâtiments de guerre de force inférieure. Lord Nelson est toujours à Deal, et, à ce qu'il parait, en active correspondance avec lord Saint-Vincent, premier lord de l'Amirauté.

Au commencement de septembre, Nelson ayant reparu avec 23 navires, la ligne de défense se reforma en rade de Boulogne. Mais il n*y eut plus d'opérations à signaler.

Lorsque les préliminaires de paix (1) vinrent suspendre, en octobre, toutes les hostilités, la concentration de la flottille avait pu se faire en partie à Boulogne.

L'état suivant, établi au moment du désarmement, et le tableau qui le suit donnent des renseignements précis sur les forces disponibles et les pertes subies.

(l) Le Ministre de la guerre au Premier Consul.

21 octobre.

Le Ministre de la marine me prévient que vous avez décidé par arrêté du 24 Tendémiaire, qae la flottille légère serait réunie et désarmée au port de Donkerque et que Je pourrais disposer des troupes qui étaient destinées à y être embarquées. Veuillez, Je vous prie, me Caire connaître si votre intention est que je leur fasse rejoindre leurs demi-brigades res« pectives.

(En marge : Faire rejoindre les dix compagnies qui sont vers Boulogne, du 5«, sur Meta. La compagnie qui est au Havre a dû débarquer et n*est pas comprise dans ces dix.

Signé : Gassbndi.

État de situation de la flottille légère de la Manche, commandée par le capitaine de frégate BheydelUt (!)•

No« 4.

Désarmé à Anvers.

Id.

Remis à la douane.

Id, Désarmé à Anvers.

Remis à la douane.

Désarmé à Anvers.

Id.

Désarmé à Dunkerque.

Désarmé à Anvers.

Id.

Remis à la douane.

Naufragé.

Désarmé à Dunkerque.

Id.

Id.

Id.

Perdu.

No» i . Désarmé à Dunkerque.

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