II. 2i
7*^ de ligne, 2,048 hommes ; 54* de ligne, 2,154 hommes ; 66* de ligne, 3,136 hommes ; 95* de ligne, 2,231 hommes ;
Légion des Francs du Nord, 1585 hommes, 274 che?aux (i); 4*^ dragons, 654 hommes, 611 cheTaux; 16* dragons, 432 hommes, 352 chevaux ; 7* chasseurs, 697 hommes, 880 chevaux ; 22* chasseurs, 172 hommes, 221 chevaux ; Artillerie à pied, 738 hommes, 510 chevaux; Artillerie à cheval, 73 hommes, 185 chevaux ; Ouvriers d*artillerie, 16 hommes, 155 chevaux.
Totaux : 19,1 14 hommes, 3,188 chevaux (3,895 aux hôpitaux et prisonniers de guerre) ; effectif, 23,009 hommes.
En même temps, on envoyait dans la 24® division les 76«, 84% 89% 108® de li^e, 13« dragons, 2« chasseurs et 3« hussards à Anvers, Malines, Gand, TEcluse, Mons et Tournay, et le 31 mars, le général Barbou prenait le commandement des troupes françaises qui devaient rentrer en Batavie, tandis que le général Dumonceau prenait celui des troupes bataves qui avaient la même destination.
Les mouvements commencés le 5 avril durèrent pendant tout le mois.
Le 10, Farmée gallo-batave avait repris le nom d'armée de Batavie.
// n'existe aucune trace de la communication à cette armée de l'arrêté du 22 ventôse organisant la flottille. Ce qui semble indiquer en outre qu'aucun ordre n'avait été donné de préparer une grande entreprise, c'est que le général Augereau pouvait partir pour Paris en congé.
Pendant son absence, on replaça sous le régime intérieur les 24®, 25® et 26® divisions militaires {l®"" juin), et les troupes reçurent une nouvelle organisation purement défensive.
Nouvelle organisation de l'armée,
20 mai.
l** division, général Victor. Cette division comprend topographiquement, d'une part, tout le pays compris depuis le point de Skiedam jusqu'à celui de
(1) La légion des Francs da Nord devait d'ailloars ôtre bientôt dissoate.
Nimègue inclus, de Fautre, depuis celui d'Ëheinhoyen jusqu'à celui de Gorciun inclus, son centre est à Gorcum ;
2^ division, général Barbou. Elle occupe tout le pays compris entre le point d'Amsterdam qui en fait partie jusqu'à celui de Castewweck inclusiyement, et, de l'autre, depuis celui d'Arnheip jusqu'à celui de Nieuport, son centre est à Utrecht ;
3* division, général Desjardins. Elle occupe les lies de Walcheren-Shouven nord et sud, Beveland-Woorn et Goeree, elle est bornée au midi par l'Escaut occidental, à l'orient par la commune de Rosendaal et par Klundert, au nord par l'un des bras de la Meuse et à l'ouest par la mer ;
4® division (1'* batave), général-major Van Nievelt. Elle occupe toute la Nord-Holland , à partir de Arnheim y compris ainsi que les îles qui en dépendent, sa gauche est appuyée à la mer du Nord, son centre à Alkmaar et sa droite au Zuiderzée ;
5® division (2® batave), général-major Bonhomme. Elle occupe les ci-devant provinces d'Over-Yssel, de Groningue et de Frise. Sa gauche est appuyée au Zuiderzée, son centre à Zwoll et sa droite à la ligne de démarcation prussienne.
La carte ci-jointe, fournie le 29 juin par le général de brigade Gommes, chef de Tétat-major général, à la Haye, précise la position des troupes françaises :
Quel pouvait bien être le but de Bonaparte lorsqu'il écrivait (1) le 23 juin au général Augereau, rentré à son poste :
« Vous recevrez incessamment des instructions sur ce que « vous aurez à faire pour former 5 divisions de chaloupes « canonnières à Flessingue, afin que, réunies aux 16 divi- « sions que Ton forme dans les ports de la Manche, nous « puissions en imposer à l'Angleterre », alors que jamais il n'avait été question de 16 divisions, mais bien de 12 et que l'arrêté du 23 messidor n'en citait même plus que 9.
Comptait-il que des indiscrétions feraient croire aux Anglais ses forces bien plus menaçantes qu'elles ne l'étaient?
Ce qui le donne à croire, c'est qu'aucune instruction ne fut envoyée relativement à l'organisation des 5 divisions bataves, et qiiepas un soldat de r armée de Batavie ne fut embarqué.
Bien loin de préparer une expédition, on avait au^contraire lieu de penser que les Anglais allaient prendre l'offensive.
(1) Correspondance de Napoléon, citée pins haut.
Rapport du général Deajardina au général Aug^reau.
6ao6t
Un rapport m'a rendu compte que ramiral Nelson vient de prendre le commandement de la flotte réunie dans les Dunes. Elle est forte de 30 frégates, 3 vaisseaux de ligne avec un grand nombre de bateaux canon niers et brûlots. Le bruit courait à Deal que c'était pour brûler les b&timents en rade de Flessingue et de Terre-Neuve, bombarder ces villes et couper les communications
de rile de Walcberen On assure que le fameux Janson, qui a servi
d'espion au duc d'York pour la descente en Nord-HoUand, se trouve actuellement à Flessingue Depuis la prise du bâtiment le Axel-Franlz^ une partie
des habitants de Flessingue appelle les Anglais de ses vœux II est sorti
de Portsmouth une expédition secrète chargée de troupes de débarquement Quoique je pense que cette expédition n'ait pas d'autre but que la
marine hollandaise, à tout événement je fais passer uu bataillon pour augmenter les forces de l'Ile de Walcberen, je vous prie de renforcer la brigade du général d'Azémar pour qu'il puisse me renvoyer le bataillon de la 95^,
afin que j'aie toujours en réserve deux bataillons de ce corps Je crois que
cette expédition est surtout à craindre pour la flotte rassemblée à Helvoet- Sluys
En revenant prendre son commandement, après avoir vu Bonaparte, le général Augereau ne paraît pas avoir eu d'autre intention que celle de protéger les côtes de Hollande et surtout l'escadre hollandaise que l'on croyait menacée par Nelson, à fort juste titre d'ailleurs (1). C'est à peine s'il se croyait assez fort pour résister à une attaque.
Lettre d'Augereau à Bonaparte (1).
8 août.
J'ai eu l'honneur de vous annoncer que je mç proposais de visiter la flotte batave et visiter les côtes dans les îles de W^oorn et de Goeree, ce que j'ai fait, ayant eu le soin dans cette tournée de donner les ordres les plus précis sur tout ce que j'ai cru nécessaire, tant pour préserver la flotte d'un coup de main que pour la défense de ces deux iles.
A mon retour k la Haye, j'ai reçu du général divisionnaire Desjardins un rapport qui m'annonce les vues hostiles de M. Nelson
J'ai, de suite, fait filer des troupes sur Berg-op-Zoom pour être à la disposition de ce général ; j'ai aussi renforcé les garnisons dans les îles de Woom (2)
(1) Voir ci- dessus et d-dessoas.
(2) Lettre de Bonaparte à Augereau, 25 juillet (Cort*espond<mc€ de NapoUon),
et de Goeree, les troupes vont être campées daas chacune de ces deux îles ; enfin, j'ajouterai à ces précautions tous les moyens qui sont en mon pouTOir pour prévenir les projets de Tennemi ou pour lui en faire payer Texécution aussi cher que possible. Je ne puis compter entièrement sur TartiHerie batave qui garnit les côtes, le vice des constructions et le massif des affûts rendent leur manœuvre très difficile, car il n'y a à peu près partout que des affûts marins.. . . . J'ai aussi chargé mon chef d'état-major d'écrire au général Bonnard, k Bruxelles, afin qu'il envoie des forces suffisantes dans l'île de Gadzan qui n'est pas sous mon commandement : la possession de cette île donnerait à l'ennemi, s'il s'en rendait maître, plus de facilités pour les entreprises qu'il
voudrait faire contre l'île de Walcheren Je crois que le but de M. Nelson
est de brûler la flotte batave ou de jeter des troupes dans la Zélande ; s'il
parvenait à s'y établir, il me serait très difficile de l'en chasser Si les
Anglais faisaient une tentative majeure contre la Hollande, il serait nécessaire que je puisse tirer des troupes de la Belgique
Au lieu de lui envoyer des renforts, le Premier Consul allait réduire ses forces dans une grosse proportion.
Dès la rentrée des troupes en Hollande, le gouvernement batave s'était plaint d'avoir à sa charge la solde des 25,000 hommes qu'on voulait lui imposer « jusqu'à deux ans après la paix avec l'Angleterre (1) ». Or, Bonaparte s'était contenté de proposer une transaction : en échange de 10 millions de florins une fois payés, les troupes seraient réduites à 10,000 hommes, sous les ordres d'un général de division (2).
La convention signée le 28 août réduisit les troupes françaises en Hollande à un effectif maximum de 10,475.
Toutefois, les choses traînèrent en longueur, et ce fut au mois d'octobre seulement, après la signature des préliminaires de paix, que les ordres d'exécution furent donnés.
Le Ministre de la guerre au général Augereau.
3 octobre.
Le Premier Consul a décidé que les 5 demi-brigades destinées à rester en Batavie, seront la 20« légère, les 7% -17% 54« et 95* de ligne Tout l'équipage d'artillerie qui se trouve en fiatayie devra se tenir prêt à partir à Texcep-
(I) Lettre de Booaparte à Augereau, 25 juillet {CoiTCspondance de Napoléon), (t) Lettre au Directoire exécutif do la République batave, 25 juillet (Correfpondance de Napoléon).
lion de 20*pièces d*artillerie montée Le restant de Téquipage deyra se
diriger sur Douay.
Le général Augereau au Ministre de la guerre.
6 octobre.
Troupes qui Tont partir de Batavie : 7* chasseurs à cheval, 29* légère, 48« légère, 55* de ligne^ 66« de ligne, 4* et i6* dragons