et
ll«et 12«.
14« et 15«.
9» et 14%
l-2«et3«.
et de transport saivant la dernière organisation l^rminal (24 man).
lU
C« qa« let bâtiments
de ebeqoe espèce réanie
peoTeot porter
en hommes
OBSERVATION?
Camp dâ Saint-Omer et réserve.
La 4* division du camp, commandée par le général Sachet, sar les 9* et 10* diTisions de chaloupes canonnières, sur les 8* et 13* divisions de bateaox canonniers, et sur les 7* et 8* divisions de péniches ; une partie des chevaux de la garde impériale sur la 12* division d'écuries ; une partie du gros matériel d'artillerie sur la 2* section de la 22* division de transports ; une partie des chevaux du train d'artillerie sur la 1 1* division d'écuries ; une partie des bagages d'armée sur la 35* division de transports.
La l'*diyision de la réserve, composée de la garde de l'Empereur, sur les 1** et 2* divisions de chaloupes canonnières et sur les 5* et 19* divisions de bateaux canonniers ; une partie de la 2* division de la réserve, composée de bataillons de grenadiers, et commandée par le général Oudinot, sur les 1*^ et 2* divisions de péniches.
Une partie de la 2* division de la réserve sur les 9* et 14* divisions de péniches, qui seront Jointes à la 7* escadrille, quoique appartenant à la 8*.
Les dragons à pied des 1** et 2* divisions des dragons, faisant partie des 4* et 5* divisions de la réserve, commandées par les généraux Klein et Baraguey d'Hilliers, sur les 11* et 12* divisions de chaloupes canonnières et sur les 14* et 15* divisions de bateaux canonniers.
La 3* division de la réserve, composée de troupes italiennes, et commandée par le général Teulier, sur les 1'*, 2* et 3« divisions de corvettes de pèche.
Le U* régiment de chasseurs et le 8* régiment de hussards fourniront 3 hommes de garnison sur chacune des écuries de la 3* escadrille ; la garde impériale fournira la garnison à la 4*. Les troupes d'artillerie du camp fourniront les soldats du train pour les écuries de la 5* et de la 6* escadrille. Les bâtiments destinés au transport d'artillerie auront pour garnison un soldat d'artillerie.
U sera mis sur chacun des bâtiments-écuries de la l^ escadrille 3 hommes du 3* régiment de hussards et du 10* régiment de chasseurs. Le bataillon du train fournira trois hommes de garnison sur chacune des écuries de la 2* escadrille. Les bâtiments destinés à porter les bagages d'armée seront répartis, savoir : 1 par régimont, 1 par général de division, 1 pour deux généraux de brigade, et ils leur seront assignés dans laquelle ils sont attachés.
Mais, chose curieuse, Torganisation en 8 escadrilles françaises et 3 escadrilles bataves correspondait si peu à la situation réelle que, d'une part, elle ne permettait pas d'embarquer toute Farmée, si celle-ci avait été réunie, et d'autre part, elle laissait sans affectation une proportion relativement élevée de bâtiments.
Minute de la lettre écrite par le Ministre de la guerre à Sa Majesté l'Empereur et Roi.
Le 14 flor<5aI an xiii (i mai 1S05).
Sire,
J'ai eu rhonneiir de présenter à Votre Majesté, au commencement de ce mois, le tableau de la répartition des bâtiments qui composent les huit escadrilles de la flottille impériale et les trois escadrilles de la flottille batave, pour établir la comparaison des moyens respectifs d'embarquement qu'il était nécessaire d'assigner pour les troupes de chacun des trois camps de la réserve : du parc général de l'armée et de la réserve générale d'artillerie.
Il résultait de ce premier état, fondé sur les premiers éléments qui m'avaient été fournis par la marine, qu'il y aiu^it eu un déficit de moyens d'embarquement pour 20,162 hommes et 5,789 chevaux.
J'ai l'honneur de mettre sous les yeux de Votre Majesté un nouveau projet de répartition établi sur les nouvelles données fournies par M. le contre-amiral Lacrosse, et qui m'ont été transmises par Son Excellence le Ministre de la marine, le 11 de ce mois.
Il résulterait de ce projet qu'il ne manquerait de bâtiments que pour 16,730 hommes et 5,781 chevaux.
Il est à remarquer que les bâtiments non encore escadrilles off*rent des moyens d'embarquement. Ce nombre est de 45 chaloupes, 59 bateaux, 25 péniches et 104 transports, sur lesquels il convient de relever d'abord, pour achever de compléter les escadrilles, savoir :
Pour la 7" escadrille : 31 transports;
Pour la 8« escadrille : 15 chaloupes, 2 péniches, 90 transports (et comme on n'en peut disposer que de 73, il y aura encore un déficit de 17 transports);
Pour les escadrilles bataves : 1 7 péniches françaises.
Les escadrilles étant ainsi complétées, il restera de disponible 30 chaloupes, 54 bateaux et 6 péniches, qui peuvent suffire à rembarquement de 8,676 combattants et 108 chevaux, en sorte que, définitivement, il n'y aurait de déficit que pour l'embarquement de 8,054 hommes, 5,673 chevaux et 17 transports pour la 8" escadrille.
J'aurai l'honneur de soumettre à Votre Majesté le tableau de la répartition nominative du personnel et du matériel de l'armée sur chaque section et division de chacune des escadrilles, aussitôt que MM. les maréchaux commandant les camps m'auront fait parvenir le travail que je leur ai demandé itérativement à cet égard .
Il ne parait pas que le Ministre' de la guerre ait obtenu de réponses à ses propositions.
Par contre, en réponse à l'état fourni par le Bfinistre de la marine en date du 21 mai (1), et qui était la reproduction des dispositions arrêtées par l'Empereur, celui-ci écrivit que tout cela était inexact et fait « d'après ce que les choses devraient être et non d'après ce qu'elles sont >».
Monsieur,
Au wce-am/ra/ Decrèa (2).
Milan, le 14 pndriil an xiu (3 Juin 1805).
J'ai reçu Totre état de la marine au i^' prairial. Cet état est fait de fantaisie, et dès lors je ne puis calculer dessus. Je dis que cet état est fait de fantaisie, parce qu'au premier coup d*œil il me parait inexact. Toutes les divisions de bateaux sont portées comme si tous pouTaient porter 36 cheTaux ; cependant, il est à ma connaissance qu'un grand nombre, par yétustô ou autre motif, ne peuvent pas en porter. Les conrettes de pècbe sont portées comme pouvant toutes contenir 2 cbevaux, ce que, encore, ma mémoire accuse de faux. Ainsi, je vois que ce sont des états copiés et faits (T après ce que les choses devraient être, mais non d'après ce qu'elles sont. J'ai besoin d'avoir un état exact de tout ce qui peut sortir au premier coup de sifOet. Toutes les écuries ont-elles l'eau nécessaire ? Mon intention est d'embarquer 3,000 chevaux d'artillerie, savoir : 1800 sur les écuries attachées aux escadrilles, 700 sur les bateaux, 300 sur les prames et 150 sur les corvettes de pêche. Pour la cavalerie, on embarquera : 1800 chevaux pour la réserve destinée à Calais, 700 pour ma garde sur les escadrilles, et 300 sur les prames pour ma Garde ; ce qui fera iOOO chevaux pour ma garde. Ainsi, il faut à la 7^ escadrille, 13* division, au lieu de « réserve », mettre « garde », et, à la 14* division, au lieu de « réserve », mettre « garde », et, à la 8* escadrille, 15* division, au lieu de « réserve >:, mettre «artillerie ». Les 3* et 8* régiments de hussards, les 10* et il* de chasseurs, embarqueront environ 1100 chevaux sur les bâtiments des escadrilles qui leur sont désignés; ainsi, indépendamment de la flottille batave, j'aurai 3,000 chevaux d'artillerie et 4,000 de cavalerie. Si les circonstances me le permettent, je ferai retourner les écuries pour embarquer le même nombre de chevaux d'artillerie et de cavalerie. Je vous dis cela pour que, si vous avez quelques dispositions à faire en conséquence de cela, vous les fassiez; car j'aurai 7,000 autres chevaux tout prêts à embarquer sur I^ côte.
Envoyez-moi le même état, pour la flottille batave, et pressez pour que tout se rende h Âmbleteuse.
Napoléon.
C'est, d'ailleurs, la dernière lettre retrouvée où l'Empereur
(l) Demandé à Laerosse le 15. {Archives de la Marine, BB»^, lOj.) {t) Correspondance de Napoléon, 8835.
ait lui-même traité la quesâon de Torganisation de la flottille. Or, jusqu'à la fin, Tincertitude reste extrême.
Le 9 juin (1), Ney fait ressortir qu'il lui manque encore de quoi embarquer la majeure partie des chevaux du train, de Tétat-major et des vivres. Le 7 juillet (2), Soult observe au Ministre que tous les états se trouvent faussés par ce fait que le chiffre de 130 hommes admis pour la contenance des canonnières représente le total de ce que peuvent porter ces bâtiments, y compris l'équipage et les isolés, et que par suite il y a sur les états d'embarquement une erreur de 25 hommes d'infanterie pour chaque canonnière et 15 pour chaque bateau. Le 28 juillet, on retrouve H 6 chevaux du grand étatmajor pour lesquels aucun moyen de transport n'a été prévu (3).
Les nombreux exercices d'embarquement ne font qu'accentuer le vague de la situation.
Le 25 juUlet (4), Ney a constaté, contrairement aux conclusions de Soult, qu'on pouvait placer 143 hommes sur les canonnières et H 3 sur les bateaux, en logeant à la vérité 50 hommes â fond de cale sur les premiers de ces bâtiments et 48 sur les seconds. Une expérience en grand, faite le 31 juillet, oblige à réduire ces chiffres à 110 hommes sur les canonnières et 95 sur les bateaux. De fait, au lieu d'embarquer les 7,744 hommes de la l""*^ division, on en a embarqué que 5,820 ; 6,840 de la 2« au lieu de 7,768 ; 4,75i de la 3* au Ueu de 7,768 (5).
Ce sont ces données qu'admet l'ordre du 8 août, lequel modifie encore une fois la répartition des troupes, et môme celle des bâtiments.
Décision de VEmpereur,
Pont-do-Briques, le 20 thermidor an xui (8 août 1805).
Les compagnies ^eyront être considérées au complet de 100 hommes; le major général fera connaître le nombre de places que chaque chaloupe canonnière pourra en procurer au delà.
(1) Archives de la Guerre.
(2) Archives de la Guerre.
(3) État. (Archives de la GueiTe.)
(4) Lettre da 25 juillet. (Archives de la GuetTe.) (6) Lettre du 31 juillet. (Archives de la Guerre.)
Chaque bateau canonnier ne pouyant contenir plus de 94 hommes, il sera attaché à chaque diyision de bateaux canonnière un 19* bâtiment, qui formera un accroissement de places d'euTiron 100 hommes.
Il sera formé cinq ailes de débarquement, composées chacune de 72 péniches, sur lesquelles il sera embarqué six bataillons, formant trois régiments, dont deux d'infanterie légère et un de ligne.
Les bataillons qui s^embarqueront sur les péniches seront réduits à 700 hommes, officiers compris.
n y aura, de plus, une escouade d'ouTriers a^ec ce qui sera nécessaire pour enclouer les pièces, une compagnie d'artillerie munie de refouloirs, leviers et autres objets propres à rétablir les batteries et à les réarmer sur-le<-champ.
Il y aura aussi une compagnie de sapeurs avec ses outils.
L'aile de débarquement, que foumbra le corps de gauche, prendra le n** I : elle sera composée des 6* et 9* légers et SO* de ligne.
La gauche du corps du centre formera le n^ 2, et sera composée des iO'' et i7* légers et 3* de ligne.
Une partie de la division de grenadiers formera la 4*.
Le corps de droite formera la 5*, qui sera composée du 13* léger, du 7* de ligne et d'un bataillon du 51* de ligne.
Chaque aile fera son débarquement particulier, en conservant sa position ainsi :
La 1<^ débarquera sur la gauche; La 2*, sur la droite de la 1'* ; La 3*, sur la droite de la 2* ; La 4*, sur la droite de la 3* ; La 5*, sur la droite de toute l'armée.
Chaque aile sera composée de deux divisions de 36 péniches chacune. Un officier de marine de confiance dirigera le débarquement de chacune de , ces ailes.
Ces officiers sont :
Pour la 1'*, le capitaine de vaisseau Beaulieu; Pour la 2*, le capitaine de vaisseau Moras; Pour la 3*, le capitaine de vaisseau Hamelin ; Pour la 4®, le général Combis; Pour la 5*, le capitaine de vaisseau Meyne.
Ces officiers se réuniront pour proposer au contre-amiral Lacrosse les signaux dont ils devront faire usage lors du débarquement.
Les généraux de brigade attachés aux ailes de débarquement, sont :
Pour la i", le général Marchay; Pour la 2°, le général Merle; Pour la 3*, le général Morand ; Pour la 4*, le général Dupas; Pour la 5*, le général Eppler.
11 sera attaché, h chacune de ces ailes, 36 bAtiments de Terre-Neuve ou baleiniers.
Il sera désigné un certain nombre de chaloupes canonnières, sous les ordres des officiers de marine choisis à cet effet, pour protéger le débarquement.
Il sera aussi attaché à chacune des ailes un corsaire, qui sera également désigné.
Chaque débarquement devra se faire sur 36 péniches de front, de manière que, de la droite à la gauche, il y ait au moins 400 toises, et comme le débar^ queroent devra se faire de vive force, il y aura, du débarquement d*une aile à celui d'une autre aile, au moins une lieue.
Toutes les péniches devront se rallier et se mettre en ordre avant de se trouver à portée du canon.
Les autres bâtiments devront se porter derrière pour les soutenir et débarquer presque aussitôt.
Il sera donné 54 péniches à la 5*' aile, qui, se trouvant moins forte que les autres, n'embarquera que cinq bataillons .
La 7* escadrille composera, avec la 8**, la 4** aile de débarquement les canonnières de la garde impériale n'en feront plus partie; elles seront remplacées par une nouvelle division de chaloupes canonnières qui s'appellera la iS®, et par une nouvelle division de bateaux canonniers, qui formera la 20*>.
Ces deux divisions seront prises sur les 19 chaloupes canonnières et les 41 bateaux canonniers non escadrilles. Il restera de disponible i chaloupe canonnière et fA bateaux canonniers, qui serviront à tenir au complet les autres escadrilles.
Le général Combis commandera la 1" escadrille.
Le capitaine Moncabrié commandera la S*', sous les ordres du général Combis.
La division du général Gazan s'embarquera sur la 9® escadrille.
Les dragons h pied seront embarqués sur la 3® division de corvettes de pèche, et sur les H*' et 17® divisions de bate^iux canonniers de la 8® escadrille.
La division de grenadiers s'embarquera sur les péniches formant la 4® aile de débarquement, et sur les H« et i2« divisions de bateaux canonniers de la' 7* escadrille.
Les deux bataillons irréguliei-s du corps du centre seront embarqués sur les prames.
Les 3 bombardes et les calques seront destinés à recevoir les hommes du corps de gauche qui ne pourront s'embarquer sur les deux escadrilles affectées à ce corps d'armée.
A rtillerie.
Les bâtiments de 2® espèce, des 3® et 4® escadrilles d'ancienne construction, permuteront avec les sections des autres escadrilles qui ont des bateaux de même espèce de nouvelle construction.
L'artillerie veillera à ce que les officiers du train, les haut-le-pied, etc., ne puissent embîirquer aucuns chevaux, sous quelque prétexte que ce soit; ils pourront seulement embarquer leurs selles.
Chevaux, Les 3,600 chevaux du train seront tous de trait, aucun de selle.
Les 744 cheTanx que peuvent contenir les prames, seront :
i" 300 pour la maison de TEmpereiu*, Pétat-major général et Tétat-major du centre, suivant la répartition qui en sera faite par le major général ;
2^ 144 pour Tartillerie;
3» 130 pour les 4 régiments de troupes à cheval du centre et de la gaucho;
4° Le reste pour la garde impériale.
Les 8 bâtiments de transport, que le général Gombis fera décharger, seront donnés aux états-majors de Favant-garde et des réserves pour leurs chevaux.
Cartouches.
On destinera pour chaque homme, au moment de l'embarquement, 40 cartouches; on les laissera en caisse jusqu'à ce qu'il soit nécessaire de les distribuer. Elles seront confiées au capitaine de chaque compagnie.
Il ne pourra y avoir moins de 12,000 cartouches sur chaque chaloupe canonnière et sur chaque bateau canonnier; et 30,000 sur chaque prame.
Le général d'artillerie activera la confection des cartouches, de manière qu'il y en ait au moins 20,000,000 de faites d'ici huit ou dix jours.
Vivres.
Indépendamment du biscuit actuellement embarqué, il en sera placé 600 rations sur chaque péniche et 10,000 sur chaque prame. Le reste, pour compléter les 3,000,000 de rations, sera réparti sur tous les autres bâtiments de transport, suivant Tinstallation qui en sera faite par le général Gombis.
On embarquera du pain pour trois jours, et, s'il est possible, 600 bœufs et 3,000 moutons.
Les chevaux embarqués ne boiront pas l'eau destinée h la traversée ; il leur en sera fourni tous les jours par les soins du préfet maritime.
Aussitôt que l'Empereur aura fait mettre à l'ordre l'embarquement de l'armée, et tant que l'armée restera en rade, elle continuera à être nourrie par l'administration de terre.
Quand la flottille appareillera, l'armée sera alors nourrie par la marine.
On ne touchera point aux vivres de terre embarqués, pendant la traversée, h moins d'une nécessité bien reconnue.
Pour ampliation :
Lp Ministrp dp la guerre^ major général ^
Berthiea.
Les modificatioQs prescrites le 8 août ne seront d'ailleurs jamais effectuées, et c'est la date du 3 août qu'on doit considérer comme consacrant définitivement la situation de Farmée et celle de la flottille et le parallèle en est tout à fait caractéristique.
L'armée a reçu sa forme définitive à la date du 15 mai.
Au maréchal Berthier (i).
Milan, le tb lloréal an xiu (15 mai 1805).
Le connétable de TEmpire, le prince Louis, est nommé commandant en chef de la réserve des armées des côtes de TOc^an.
Cette réserre se compose :
i^ De la division de la cavalerie légère, aux ordres du général Bourcier; 2* de la division de grosse cavalerie, aux ordres du général Nansouty ; 3« de la division italienne, aux ordres du général Teulier; 4" de la i'* division de dragons, aux ordres du général Klein ; 5* de la 2' division de dragons, aux ordres du colonel- général de dragons Baraguey-d'Hilliers.
Ces cinq divisions, aux ordres du connétable, auront pour chef d*état-major le général de division Noguès ; un commissaire ordonnataur ; un général de brigade d'artillerie, un colonel directeur du parc ; un colonel du génie.
L'avant-garde de Tarmée des côtes de TOcéan sera commandée par lejnaréchal Lannes. Elle sera composée :
1" de la division des grenadiers, commandée par le général Oudinot ; 2^ d^une division que je désignerai, qui sera portée sur Tétat pour mémoire ; •4^ d'une troisième division, celle du général Gazan, qui s'organise à Lille.
Il sera attaché à cette division d'avant-garde : un commissaire ordonnateur, un général de brigade d'artillerie, un colonel du génie et les chefs d'administration,
En6n, les corps de la garde de l'Empereur, commandés directement par Sa Majesté.
L'armée des côtes de l'Océan doit donc être composée de six corps d'armée :
1» L'avant-garde, commandée par le maréchal Lannes;
2^ Le corps de la droite, commandé par le maréchal Davout.
3* Le corps du centre, commandé par le maréchal Soult ;
4" Le corps de gauche, commandé par le maréchal Ney ;
5* Du corps d'armée détaché, composé des troupes qui restent à Brest, sous les ordres du maréchal Augereau, dénommé corps d'Islande ; de la réserve, aux ordres du connétable de l'Empire ;
Enûn de la division d'élite de la garde impériale, sous les ordres immédiats de l'Empereur.
Napoléon.
Minute de la lettre écrite par le Ministre de la guerre à M. le maréchal Davout, commandant en chef le corps de droite de l'armée des côtes de r Océan.
Milan, le 10 prairial an xm (30 mai 1805). i'ai l'honneur de vous informer, Monsieur le maréchal, que d'après de nou-
yeWes dispositions arrêtées par Sa Majesté, Farinée des cdtes de TOcéan sera déÛnitiTement composée :
P D'une avant-garde sous les ordres de M. le maréchal Lannes et qui se formera :
De la division des grenadiers de la réserve. D'une division qui sera ultérieurement désignée. Des troupes qui sont en marche pour se réunir à Lille ; 2*» Du corps de droite, formant maintenant le camp de Bruges, et dont le
commandement vous est con6é ; 3^ Du corps du centre, formant maintenant le camp de Saint-Omer, aux
ordres de M. le maréchal Soult ; 4® Du corps de gauche, formant maintenant le camp de Montreuil, aux
ordres de M. le maréchal Ney ; 5*^ Du corps détaché, formant maintenant le camp d'Utrecht ; 6<^ Du corps détaché formant maintenant le camp de Brest et qui prendra la dénomination de corps d'Islande ; D'une réserve placée sous les ordres de Son Altesse Impériale le prince Louis, connétable de TEmpire. Cette réserve se formera de la division de cavalerie légère, aux ordres du général Bourcier, d'une division de grosse cavalerie, composée de 6 régiments, sous les ordres du général Nansouty.
De la division italienne aux ordres du général Teulier. De la i'*> division de dragons aux ordres du général Klein. De la 2' division de dragons, aux ordres de M. le colonel-général Baraguey-d'Hilliers ;
En6n, du corps d'élite de la garde impériale, sous les ordres immédiats de Sa Majesté.
J'ai l'honneur de vous saluer.
Voici, d'après le carnet de situation (1) les effectifs et les emplacements de la Grande Armée à la date du 3 août.
Situation du 3 août 1805.
Major général : Berthier. Artillerie : Songis et Faultrier.
Génie : Maresgot.
Commissaire général : Petiet.
Avant-garde. — Maréchal Lannes.
i" division (Oudinot), i^ brigade (4 bataillons) :
43", 58% 9* de ligne, à Wimereux ; 81® de ligne, au Havre;
(l) Archives de la Guerre.
2" brigade {A bataillons) :
2% 3*, 28«, 3h de ligne, à Wimereux;
3* brigade (2 bataillons) :
12% 15" de ligne, à Wimereux, — 7,571 hommes, moins 483 aux hôpitaux.
2* division (Gazan), 3 régiments, 9 bataillons :
4« légère, 100® et i03« de ligne, à Wimereux, — 6,465 hommes, moins 543 aux hôpitaux et 9 compagnies à Lille.
3* division, pour mémoire (sic) (1).
Division des dragons, chasseurs et hussards «\ pied :
Général Baraguey-d'Hilliers (i), 6,767 hommes, à Calais.
Total de Tavant-garde : 14,078 hommes, dont 1029 aux hôpitaux.
Corps de droite. — Maréchal Davout.
1*^ division (Bisson), 5 régiments à 2 bataillons :
13" légère, 17% 30% fil*, 61" de ligne, Ambleteuse, — 8,549 hommes, dont 582 aux hôpitaux;
â'' division (Friant), 5 n^giments à 2 Imtaillons :
2I« légère, 33«, 48% 108% 111* de ligne, Ambleteuse, — 7,759 hommes, dont 616 aux hôpitaux;
3* division (Gudin), 4 régiments à 2 bataillons :
12®, 21 •, 25°, 85" de ligne, camp de Rosendaêl (près de Dunkerque),
— 6,997 hommes, dont 249 aux hôpitaux.
Brigade de cavalerie (Waltoer) :
1*^' chasseurs, 7* hussards, à Gand et Maëstricht, — 1008 hommes, dont 37 aux hôpitaux, 681 chevaux.
Total avec Tai-tillerie : 150 officiers, 26.729 hommes, dont 1596 aux hôpi- . taux, 956 chevaux de siille, 627 d'artillerie.
Corps du centre. — Maréchal Soult.
I»"" division (Salnt-Hilaire), 5 régiments à 2 bataillons :
10« légère, 14% 36% 43% 55« de ligne, Boulogne, — 9,263 hommes, dont 323 aux hôpitaux ;
2^^ division (Yandamme), 5 régiments à 2 bataillons et 1 bataillon détaché :
Tirailleurs du Pô, 24'' légère, 4% 28% 46% 57« de ligne, Boulogne,
— 9,562 hommes, dont 480 aux hôpitaux;
(1) Afffectée à la réserve. Lettre de l'Empereur du 21 jaillet. (Correspondance de Napoléon inédite.) (Archives de la Guerre.)
LA FLOTTILLE. — ORGANISATION DBFINmVB. 463
3* division (Legrand), S régimenU à 2 bataillons et i bataillon détaché :
8» légère (baUillon corse), 26« légère, 3% îî», 7J«, 75« de ligne, Boulogne, — 8,734 hommes, dont 747 aux hôpitaux ;
4* division (Sucuet), 5 régiments à 2 bataillons :
i7« légère, 34% 40% 64% 88* de ligne, Boulogne, - 8,671 hommes et 467 aux hôpitaux.
Brigade de cavalerie (d'Hautpoul) :
11** chasseurs, 8* hussards, Boulogne.
Ensemble avec Tartillerie : 44,099 hommes, dont 2,i49 aux hôpitaux, 1130 chevaux de selle, 739 d'artillerie.
Corpê de gauche. ~ Maréchal Ney.
ire division (Dupont), 4 régiments à 2 bataillons, dont 3 à Camiers et i à Paris : *
9« légère, 18», 32«, 96" de ligne, -— S,5H hommes, dont 353 aux hôpitaux ;
2*> division (Loison), 4 régiments à 2 bataillons :
6« légère, 39«, ÔO®, 76* de ligne, camp dos Moulins, — 7,175 hommes, dont 350 aux hôpitaux ;
3* division (Maluer), 4 régiments à 2 bataillons :
25" légère, 27', 50«, 59* de ligne, Fromecsen et Saint-Jorre, — 6,965 hommes, dont 409 aux hôpitaux.
Brigade de cavalerie (Tilly) :
iO® chasseurs, 3® hussards, à Hesdin et Montreuil, — 918 hommes, dont 48 aux hôpitaux, 732 chevaux.
Ensemble avec Tartillerie : 21,8M hommes, dont H36 aux hôpitaux, 927 chevaux de selle, 466 d'artillerie.
i'^ corps déiadié, — Général Marmont.
1" division (Boudet), 3 régiments, 9 bataillons, dont 2 sur Tescadre du
Texel, — 5,988 hommes; 2" division (Grouchy), 2 régiments, 6 bataillons, — 4,434 hommes; 3^ division (Dumonceal), 15 bataillons bataves, dont \ sur Tescadre, —
7,908 hommes ; Division de cavalerie, 2 régiments français (8* chasseurs, 6" hussards) et
2 bataves.
Total avec Tartillerie : 22,618 hommes et 2,698 chevaux.
2*^ Corps détaché ou corps d^lrlande. — Maréchal Augereau. i" division (Mathieu), — 4,536 hommes;
2« division (Desjardin), — 4,835 hommes; Division de cavalerie (Saint-Sulpice), 3 i^giments.
Total avec rartillerie : i0,418 hommes, 685 chevaux.
RfJserve. — Prince Louis.
l'* division (Baraouey-d'Hilliers), citée plus haut, dragons et cavalerie légère à pied ;
2* division (Bourcier), cavalerie légère, 6 régiments en 3 brigades (2**, i2*, 13*, 21* chasseurs, 9" et 10® hussards, à Toumay, Ath, Bruxelles, Arras, Lille et Maubeuge;
3** division (Teulier), troupes italiennes à Calais, 3 régiments h 2 bataillons, — 5,219 hommes, dont 3,008 aux hôpitaux;
4" division (Klein), 18 escadrons de dragons des i», 2, 44", i9*, 20% 4»^, 10«, il" et l'P régiments, à Couly, Amiens, Querrieux, Corbie, Boves, Albert, sauf 9 détachements de 60 cavaliers chacun (540) embarqués i^ Calais. En tout : 3,640 hommes et 3,490 chevaux;
5" division : 22 escadrons de dragons des 5*, 9", 12", 21®, 15", 1li«, iT", 18*, 3", 6* et 8® régiments, à Noyon, Soissons, Compiègne, Chantilly et Senlis. En tout : 3,8 i4 hommes et 4,242 chevaux;
6« division (Nansolty), 24 escadrons des i"' et 2* carabiniers, 2", 3®, 9« et 12® cuirassiers, à Cambrai, Nordlibre, Valenciennes, Maubeuge et Mons. — - En tout : 2,603 hommes et 2,558 chevaux (1).
Avec la division cl'élite de la garde (2,800 hommes, 979 chevaux de selle et 260 d'artillerie), Tarmée des côtes comprend en tout :
1,064 officiers.
163,800 hommes, dont 8,709 aux hôpitaux. 19,635 chevaux de selle.
3,742 chevaux d'artillerie.
Tel est l'ensemble de la Grande Armée des côtes de l'Océan, répartie du Texel à Brest, dont certains éléments sont à Paris, à Cambrai, à Compiègne, et dont la grosse cavalerie est à dix jours de route au moins des ports de la Manche. Il faut en mettre à part le corps Marmont et celui d'Augereau qui ont des rôles spéciaux, la garde qui est
(1) Au 3 juin seulement ordre a été donné de rapprocher « h 10 journées des cMes » ces régiments de grosse cavalerie, qui étaient encore à Lunéville, Caen, Saint-Oermain, Mayence. Worms et Deux-Ponts. (Rapport du Ministre, 3 juin. Archives de la Guerre.)
Le total pour la réserve est, avec l'artillerie, do 26,675 hommes et lt,343 chevaux.
toujours à Paris et n'en bougera pas, puisque Tordre de la faire partir pour Wimereux, donné le 7 août, est révoqué le lendemain, etc. (1).
Dans ces premiers jours d'août, où la situation est critique, où les historiens ont représenté Napoléon attendant fiévreusement l'escadre de Villeneuve qui doit balayer les croiseurs anglais et laisser libre le passage pendant les quelques heures demandées par l'Empereur, quelle est la force de cette armée qui prétend conquérir l'Angleterre à elle seule, puisque le passage sera fatalement fermé derrière elle?
En voici le calcul :
Les troupes prêtes à s'embarquer en moins d'un jour ou deux et qui, nous disent les historiens, l'auraient fait si Villeneuve était apparu, sont les suivantes, seules stationnées à portée des quatre ports d'embarquement proprement dits :
Deux divisions (Oudinot et Gazan) de l'avant-garde à Wimereux, 13,000 hommes.
Deux divisions (Bisson et Priant) du corps de droite à Ambleteuse, 15,000 hommes.
Les quatre divisions et la brigade de cavalerie du corps du centre à Boulogne, 45,000 hommes et 1500 chevaux.
Les trois divisions (moins un régiment) et la brigade de cavalerie du corps de gauche à Etaples, soit 20,000 hommes et 1200 chevaux.
En tout, environ 90,000 hommes et 2,700 chevaux.
A cela s'ajoutent la division italienne, les cavaliers à pied et les 540 chevaux de la quatrième division de la réserve qui sont à Calais et peuvent en partir sur les bateaux-écuries, les corvettes de pêches, tous bâtiments peu ou pas armés, et la division Gudin restée à Dunkerque avec la troisième escadrille batave. Comme il a toujours été admis par Napoléon qu'on ne peut combiner une opération entre les ports à l'ouest du Gris-Nez et ceux qui sont à l'est, l'appoint de ces 23,000 hommes ne peut être que tout à fait éventuel.
Quant aux moyens de passage préparés, on arrive à la date du 8 août, à la répartition ci-contre.
(l) Correspondance de Napoléon à Berthier, 7 et 8 mai.