LE PLAN DU 27 FÉVRIER-2 MARS
paquet, mais tous mettrei seul sous voiles, et tous luiTrei la destination indiquée par les instructions comprises dans votre paquet.
U est important que, dès ce moment, vous ayei des signaux communiquant avec Tescadre espagnole.
Dans la route, en cas de rencontre avec Tennemi, Tofficier du grade le plus élevé, ou le plus ancien dans son grade, aura le commandement ; mais vous savez que, dans un combat, la détermination des commandants doit pourvoir à tout ce que n'ordonnent pas les signaux.
Pour TexécutioÉ des présentes, vous vous concerterez, en tant que besoin, avec M. Le Roy, commissaire général des relations commerciales à Cadix.
L'exemple de la plus brillante conduite doit toigours être donné par la marine de France.
DBCRiES (i).
Les ordres suivants, rédigés par l'Empereur, bien que portant la date du 2 mars, furent sûrement établis avant ceux du Ministre (2), au moins dans leurs grandes lignes. Ils forment un ensemble d'importance capitale.
Au vioe^Amiral QMieaume, commandant resoadra de Brest (3).
Paris, le 11 ventÔM an xm (t mars 1805). Monsieur F Amiral,
Vous appareillerez dans le plus court délai possible avec notre escadre de Bresty forte de 21 vaisseaux, 6 frégates et 2 flûtes. Vous ferez, au préalable, embarquer sur chaque vaisseau 150 hommes, et sur chaque frégate 80 hommes. Vous aurez soin, en outre, que vos équipages soient complets et que vos garnisons soient composées d*hommes bien portants et en bon état.
Vous veillerez à ce que vos vaisseaui^ portent le plus de vivres possible et à ce que votre eau soit entièrement faite.
Vous ferez embarquer à bord de votre escadre Tartillerie dont Tétat est ci-joint.
(1) Dès ce moment se révèle la préoeeupation de faire sortir à Tavanee les vaisseaux du port da Ferrol, où Tappareillage, très difficile, ne peut se faire que par vent d'est, tandis qnil fant le vent d'ouest pour sortir de la Corogne.
La non-ezéention de cet ordre eut plus tard de graves conséquences. On verra d'ailleurs quelles ndsons eut Oourdon pour ne pas se conformer à ses instructions, relativement à ce point essentiel.
Cette question de la facilité d'appareillage, condition essentielle de la Jonction d'an<) escadre bloquée avec les forces venant de la haute mer, pesa d'un poids extrême sur les opérations, et il est essentiel d'en tenir grand compte pour l'appréciation des chances de succès qu'eurent les divers projets.
(2) Le registre de la eoirespondanoe du Ministre (BB>v, 207), porte pour les ordres de l'Empereur la mention : 8 att 11 primaire, soit du 29 février au 2 mars.
(3) Correspondamce de Napoléon, 8370.
Vous vous dirigerez d'abord sur le Ferrol, Vous lâcherez d'attaquer et de prendre les 7 ou 8 vaisseaux de la croisière anglaise. Vous ferei au contreamiral Gourdon, commandant notre escadre au Ferrol, composée de 4 vaisseaux et de 2 frégates, et à Tescadre espagnole, le signal de vous joindre.
Ayant ainsi rallié ces escadres^ vous vous rendrez, par le plus court chemin ^ dans notre Ue de ta Martinique. Vous y trouverez notre escadre de Toulon et de Boche for ty qui a ordre de se ranger sous votre pavillon.
Avec Vaide de Dieu, nous espérons que vous vous trouverez avoir sous votre commandement une escadre de plus de 40 vaisseaux de ligne.
Vous débarquerez iiOO hommes à celle de nos Iles Sous le Vent qui vous paraîtra en avoir le plus besoin ; et les 2,i00 hommes qui sont à bord de votre escadre, en sus des équipages et garnisons, se trouveront sous les ordres du général Lauriston, qui, du bord du vice-amiral Villeneuve, passera à bord de votre escadre au moment de votre jonction.
Sans perdre un instant , vom opérerez votre, retour en Europe, vous éloignant le plus possible de la route ordinaire, et ne reconnaissant aucune terre. Vous arriverez sur Ouessant; vous attaquerez les vaisseaux anglais qui pourraient vous y attendre, et vous vous dirigerez en ligne droite sur Boulogne, où nous serons de notre personne, et où nous vous ferons connaître notre intention sur votre destination ultérieure.
Nous désirons que le temps et toutes les circonstances vous permettent d'arriver devant Boulogne dans le mois compris, du iO juin au Ai) juillet.
Si, par des circonstances quelconques, Tescadre de Toulon que commande le vice-amiral Villeneuve n'avait pu vous joindre, comme vous serez en force moyennant votre jonction avec notre escadre de Rochefort, notre escadre du Ferrol et Tescadre espagnole, et que vous aurez plus de 25 vaisseaux de ligne, notre intention est que vous vous dirigiez également sur Ouessant pour arriver de la même manière devant Boulogne.
Mais si vous réunissez sous votre commandement moins de 25 vaisseaux de ligne, notre intention est que vous vous dirigiez sur le Ferrol, o\i nous aurons soin de réunir tous les vaisseaux français et espagnols qu'il nous sera possible, et que, sans entrer dans le port, vous rangiez toutes ces forces sous votre pavillon et vous vous portiez sur Boulogne. Cependant si, avec moins de 25 vaisseaux, par les renseignements que vous recevrez sur le mouvement des Anglais, et par le temps favorable que vous auriez, vous pensiez pouvoir vous présenter dans la Manche avec quelque succès, vous vous dirigeriez droit sur Boulogne, en reconnaissant Cherbourg, où nous aurons soin qu'il se trouve un officier de confiance pour vous donner les renseignements que vous pourriez désirer sur la situation des croisières ennemies devant Boulogne.
Enfin, si l'escadre de Toulon n'était pas à la Martinique lors de votre arrivée, vous l'attendrez autant de temps que vous le croirez nécessaire, ce (jui nous paraît devoir être au moins l'espace de 30 jours.
Les deux flûtes que vous amènerez de Brest seront chargées du plus de vivres qu'il sera possible pour fournir à l'approvisionnement de l'escadre du Ferrol ; et, s'il n'y avait pas à Brest une assez grande quantité de biscuits tout confectionnés pour le chargement de ces flûtes, vous y feriez suppléer par des farines, qui, à tout événement, seraient utiles à la Martinique.
En vous confiant le commandement d'une armée aussi importante et dont
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les opérations auront tant d'influence sur les destinées du monde, nous comptons sur ▼otre déTouement, sur tos talents et sur ▼otre attachement à notre personne.
Napoléon.
Au vice^amiràl Ganteaume (I).
Paris, le 11 vemôse tn xiii (t mars 1805).
Monsieuj* rAniinil,
Je donne ordre au Ministre de la gueii*e de mettre k votre disposition 4,400 hommes, dont 7U0 nécessaires pour compléter vos équipages, et 3,60(1 pour être disposés de la manière suivante : 2,400 hommes pour revenir avec TOUS en Europe et se trouver sous les ordres du général de division Lauriston ; 1200 hommes pour être déposés ;\ celle des lies du Vent qui en aura le plus besoin.
Voici les troupes que vous déku-querez aux colonies : les deux bataillons du 37* avec Tétat-major, formant 1500 hommes.
Vous aurez soin que, dans aucun cf\s, aucun détachement du 7' d*infantene légère, du 24* de ligne, ne soit disséminé.
Ces régiments, avec le 16* de ligne, qui est à bord de l'escadre du viceamiral Villeneuve, doivent faire le fond de la division du général Lauriston et faire partie de la grande expédition.
Ainsi donc, au moment de votre départ, vous aurez à bord :
En eoDtéqiMiiM de Aelnallemaoi Mibarqaéf. cm BOOTalles disposition».
Du 15* de ligne 1,470 hommes et 300 hommes.
Du 24* de ligne ^,416. — 1,400 —
Du 37* de Ugne 986 — 500 —
Du 65* de ligne 199 —
Du 70* de ligne 190 —
Du 47* de ligne 107 —
Du 7« d'infanterie légère. » 2,000 —
Artillene » 200 —
Totaux 4,368 hommes. 4,400 hommes.
Ainsi, total des hommes de l'armée de terre, comme garnison, comme supplément d'équipages, destinés à être débarqués aux lies et à être ramenés sur l'escadre : 8,768 hommes.
Vous remettrez au général de division Bonnet, et aux autres officiers, les paquets cachetés que vous remettra le Ministre de la marine; vous ferez embarquer le général Bonnet à bord d'un de vos contre-amiraux, afin de vous tenir le plus libre possible à bord du vaisseau amiral.
Je donne ordre au Ministre de la guerre de vous donner des ordres de mou-
(1) Correspondance de Napoléon, 8380.
vement, que tous transmettrei aux officiers de rarmée de Btesi au moment
où il en sera besoin. S'il était possible, il faudrait que le supplément de troupes
que j'ordonne ne fût embarqué que trente-six ou quarante-huit heures après
Totre départ.
Napoléon.
Au Woe-am/ra/ Villeneuyù (1).
Paris, le 11 Yeniftse an xm (2 mars 1805).
Monsieur le Vice-Amiral,
Ayant résolu de réunir la plus grande partie de nos forces navales à notre île de la Martinique, notre intention est que vous voxts rendiez dans le plus court délai, avec notre escadre de Toulon et les vaisseaux que nous avons dans la rade de Cadix, au Fort-de- France de la Martinique, Si vous y trouvez Vescadre du contre-amiral Missiessy, vous la rangerez sous votre pavillon.
Nous avons donné Tordre à Vamiral Ganteaume, commandant notre escadre de Brest, forte de 22 vaisseaux de guerre et de plusieurs frégates, de mettre à la Toile dans le plus court délai, pour se rendre dans notre île de la Martinique, y opérer sa jonction avec vous, et prendre le commandement général de nos forces navales, qui, nous Fespérons, avec Faide de Dieu, se monteront à plus de 40 vaisseaux de ligne.
S'il arrivait que cet amiral se trouvât avant vous à la Martinique, vous vous rangeriex sous son pavillon à votre arrivée, lui ayant fait connaître la destination que nous donnons à cette armée navale. Si vous abordez à la Martinique avant lui, vous vous tiendrez prêt à répondre aux signaux de ralliement qu'il vous fera, car il est probable qu'il ne mouillera point et que sa jonction faite avec vous il suivra, sans s'arrêter, sa destination.
Vous Vattendrez Vespace de quatante jours depuis le premier jour de votre arrivée à la Martinique; et, ce terme écoulé, toute probabilité de réunion étant à peu près évanouie, vous reviendrez en Europe, en passant vis-à-vis de Santo- Domingo et faisant tout le mal possible à Vennemi. Dans ce cas nous vous laissons, en vous concertant avec le général Lauriston, le maître de débarquer à nos lies du Vent et à Santo-Domingo les troupes embarquées à votre bord. Dans l'une et l'autre de ces colonies, vous débarquerez toutes vos troupes de passage. Mais, dans le cas que votre jonction se fit avec l'amiral Ganteaume, vous ne débarquerez à la Martinique, à la Dominique, à Sainte-Lucie, à la Guadeloupe, selon la destination que vous leur donnerez de concert avec le général Lauriston, que i300 hommes, et vous garderez un corps de troupes de 1800 hommes embarqués sur vos vaisseaux, qui devront suivre la destination des escadres réunies.
Dans la supposition que votre jonction ne pût s'opérer avec Vamiral Ganteaume, vous vous dirigerez de Santo-Domingo sur les Canaries, où vous reconnaîtrez la baie de Santiago, et vous établirez une croisière dans ces parages pour intercepter tous les convois allant et venant des Indes en Angleterre,
(1) Correspondance de Napoléon, 8381.
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Comme il serait possible axun que notre escadre de Brest n'ayant pUy pour des raisons quelconques, se réunir à vous et à la Martinique, vous joignit cependant dans la baie de Santiago, vous vous tiendra au moins vingt jours dans ces parages, et tous tous arrangerei de manière que l*amiral Ganteaume, se dirigeant sur cette baie, puisse toujours tous y trouTer. Vous opérerez de là votre retour à Cadix, oà tous trouTerei des ordres pour Totre destination ultérieure.
Vous TOUS ferex nourrir à la Martinique par les magasins de la colonie, pour ménager tos TÎTres, afin qu*à Totre arrÎTée à Cadix tous en ajes au moins un mois, et que tous puissiei tous porter à Toulon ou à Rochefort, selon les circonstances.
Votre croisière à Santiago est spécialement fondée sur Tespérance où nous sommes que tous aTez des TiTres en suffisance.
Les destinées de Varmée navale auront une grande influence sur les destinées du mande, et nous comptons entièrement sur Totre zèle, tos talents, Totre braTOure et Totre attachement à notre personne dans des circonstances aussi décisiTes.
Napoléon.
Au fénértil Lauriaton (i).
Paris, tell ventAM an xui (t mars 1805).
Monsieur le Général,
J^expédie à Tamiral VilleneuTe ses ordres de départ. Pressez-le le plus possible et soyez en mer aTant le 45 mars. L'opération dont votis êtes chargé est beaucoup plus importante que celle pour laquelle je vous avais d'abord destiné.
Vous ferez embarquer 200 hommes par Taisseau en sus des garnisons et iOO hommes par frégate. Vous en embarquerez 200 pour être Tcrsés sur V Aigle, que tous rejoindrez à Cadix. Veillez à ce que les équipages soient bien complets.
Votre corps de troupes sera composé de la manière suÎTante :
homnet.
Une compagnie d'artillerie de ligne, complétée i\ 120
Une compagnie de 50 ouTriers, ci 50
Deux bataillons du 46* régiment de ligne, que tous compléterez à 1800 hommes, officiers et sous-officiers non compris, au moment de rembarquement i ,800
Nota. — Le colonel et tout Tétat-major du régiment s'embarqueront . Le deuxième bataillon du 61^, composé de neuf compagnies de 430 hommes chaque, officiers et sous-officiers compris 4 , 170
Total 3,440
La garnison et les compléments d'équipages seront fournis par le 2* de ligne.
(1) Correspondance de Napoléon, 838S.
Vous ferei débfirquer tous les caisaons et autres objets qui pourraient eucombrer l'escadre, hormis les pièces (te 18 et les mortiers de 1S et de 8 pouces, que TOUS conserterez.
Vous Terei diïbarquer la moitié Je l'nrtilleiie et des approvisionnements d'artillei'jp, que vous metti'ez sur la Mutron, que l'amiral a ordre de ne pas promener, non plus que ï'Aniiib<il, pour masquer le mouvement, nitits comme Étant dans le fait inutiles et nuisant à la légèreté de l'escadre. Vous garderex cependant les 5,000 fusils. Vous vous nin-nngerez nvtc le vice-amiral Vlllenenve pour que cette diminution d'hommes k embarquer soit tenue secrète.
L'embarquement des hommes destinés à l'cxpi^dition se fera comme premier embarquement. Vous n'emniènerei avec vous qu'un seul génénU de brigade et un ai^judant commandant.
Vous diffiinuerei de moitié les officiers d'artillerie et du génie, mais de manière que ces offlciers ne se doutent point qu'ils ne doivent pas s'embarquer et ne l'apprennent que longtemps après votre départ, par les ordres que leur enverra le Hinisti-e. Vous aurei soin qu'il ne reste k bord rien du 23* de ligne. Tous les hommes embarqués sur les fi'égates VHorlenit et Vlncorruf/tibU compteront comme présents.
Lorsque tous aurei dépassé Cadix et que vous serez hors de vue de terre, vous ouvrirez le paquet ci-joint, qui contient des instructions sur votre destination ultérieure, que vous tiendrez secrète, sans en rien dire à qui que c« soit. Activez le départ de l'escadre.
En laissant l'Annibal, je ne le fais que parce que l'on m'assure qu'il est hors d'état de suivre l'escadre; s'il en était autrement, il faudrait l'emmener. Hais surtout soyei A. la voile avant la mî-mars.
Au généni iMiHaton (1).
Paris, U 1 1 ventAie ko ini (t mars ISOSJ.
Monsieur le Général,
A l'heure où cette lettre sera dérachetéi;, tous les obstacles qui auraient pu s'opposer à la soi'tle de mon escadre seront levés, puisque vous serez au delik de la Méditemnée et que tous aurei perdu l'Europe de vue. Vous allei à la Martinique. A peine arrivé, vous j débarquerez l'artillerie, les outils de pionniers et les munitions de guerre qui sont k votre bord {hormis une division de pièces de canon), 900,000 cartouches et toutes les munitions que vous aurez en sus de 300 coups k tirer par pièce ; vous laisserez le resta des munitions sur l'escadre. Vous débarquerez également le bataillon du 67', la compagnie d'artillerie et la compagnie d'ouvriers.
Vous débarquerez les munitions et les troupes dans celle des lies de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Dominique ou de Sainte-Lucie qui en aurait le pluB besoin.
Vous garderez à bord les deux bataillons du IB^'de ligne. 40 vaisseaux de
(I) Correipondance deNapoUon. 8333.
LE PLAN DU 27 FÉVRIER-i MARS. 369
guerre doÎTent se réunir à la Martinique. Du moment que l'amiral Ganteaume sera arrivé, lui ayant confié le commandement de cette armée navale, vous passerez à son bord. Vous prendrez le commandement des troupes de débarquement, qui se monteront à 4,000 hommes environ, savoir : les 1800 restant sur Tescadre de Toulon et les 2,Î00 restant sur l'escadre de Brest.
L'amiral Ganteaume a ordre d'arriver en juin avec mes escadres réunies et ces 4,000 hommes, devant Boulogne. Vous êtes destiné à faire partie de la grande armée. Cependant, s'il arrivait que mes opérations fussent déconcertées, et que l'escadre de R^st ne pût se joindre à la Martinique avec celle de Toulon, vous débarqueriez toutes vos troupes à Santo-Domingo et aux lies du Vent, vous laissant le maître de faire la répartition, tant des troupes que des munitions de guerre, selon les renseignements que vous auriez (1).
Napoléon.
Au maréchal Berthier (2).
Paris, le 1^ ventftse an zm (3 mars 1805).
Vous trouverez ci-joint l'état des hommes embarqués sur l'escadre de Brest, soit comme garnison, soit comme supplément d'équipage. La marine a encore besoin de 714 hommes. Je désire en outre embarquer sur cette escadre 3,600 hommes. Vous devez donc fournir à la marine 4,400 hommes, qui seront composés de la manière suivante :
hommes.
Le reste des trois bataillons du 24* de ligne 1 ,400
Deux bataillons du 7* d'infanterie légère complétés à 1000 hommes. 2,000
Ce qui reste du 37« de ligne, des deux bataillons de guerre, de manière que ce corps ait sur l'escadre 1500 hommes embarqués, soit comme supplément d'équipages, soit comme passagers 500
300 hommes qui seront pris parmi ce qui reste à Brest du 15' de ligne 300
Deux compagnies d'artillerie complètes 200
Total 4,400
Les colonels, a(]yudants-majors et tous les ofûciers des deux bataillons du
(1) Correspondance de Napoléon, 8385. — Annexe aux pièces n« Ç380 et 8384 :
État de Vartillerie à embarquer sur tescadre de Brest.
500,000 cartouches, 5,000 fusils, 4 pièce^de 12, 4 pièces de 8, 8 pièces de 4, 4 obusiers de 6 pouces : en tout 20 bouches à feu, ce qui fait une pièce par vaisseau.
300 cartouches à balles et à boulets à tirer par pièce, contenues dans de petites caisses.
Nota. — On n'embarquera ni caissons, ni charrettes, ni fourgons ; 2,000 outils do pionniers.
Nota. — La moitié de cette artillerie sera débarquée à la Martinique ou à la Guade* loupe, selon la destination que lui donnera le général Lauriston ; l'autre moitié reviendra avec l'escadre, ainsi que la moitié des munitions.